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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Twitter 2

Il y a 3 jours, j’ai fait un billet très Bisounours sur Twitter et toutes les choses magiques que le réseau m’avait apporté (C’est ici).

Tout en l’écrivant, j’avais bien conscience que Twitter avait ses aspects négatifs. Les voilà.

Twitter, en premier lieu, c’est chronophage. On commence le matin en se disant bonjour, on se souhaite bon appétit le midi, bonne sieste l’après midi, on se raconte notre journée le soir et pour les insomniaques, il y a toujours quelque chose à lire ou à twitter. Donc si on ne se met pas une limite, on a vite fait d’y passer tout son temps.

Et c’est le 2ème point. On se retrouve très vite à twitter tout et surtout n’importe quoi. Le gouter du grand, le caca du petit. La météo du matin. Puis celle du soir.  Pour la météo journalière, j’ai le site de Météo France. Donc bon. Mais je vous rassure, je le fais aussi.

Enfin, il y a le truc qui m’énerve, qui m’agace, qui me donne envie de taper.

Il y a les snobs. Ceux là, vous les suivez. Parce que vous connaissez leur blog ou que leurs tweets vous inspirent ou vous pensez avoir des centres d’intérêts communs. Eux ne vous suivent pas. Normal. Vous répondez à leurs tweets. Pas eux. J’ai envie dire presque normal. Après tout, ils ont 1000 twittos, s’ils devaient répondre à tous ils ne seraient pas rendus. Et puis, un jour, ils tweetent un malaise. Ils ont un soucis. Vous prenez votre clavier et leur répondez. Gentiment. Un encouragement,  vous osez un petit conseil. Pas de réponse. Ah. Bon. N’ayant pas confiance en vous, vous le prenez pour vous. Vous réessayez une deuxième fois. Deuxième vent. Vous laissez tomber. En ayant le sentiment de puer. En ayant le sentiment de ne pas appartenir à un sérail. Vous vous interrogez la nuit. « Mais qu’est ce que j’ai dit qui mérite de n’avoir aucune réponse ? ». En tout cas, moi, je m’interroge. Parce que je n’ai pas confiance en moi. Ils sont peu nombreux les snobs. Mais quand on manque cruellement de confiance en soi, comme moi, ceux là sont les pires.

Petit à petit, je commence à apprendre, à mettre de la distance. J’avais une snob dans mes abonnements. Je ne la suis plus. Parce que j’ai compris qu’elle était juste impolie et qu’elle manquait de délicatesse (un petit merci, ça t’aurait écorché la bouche ?). Mais j’ai mis le temps à comprendre. Et à panser mon orgueil.

En conclusion, Twitter, c’est un peu comme dans la vie. Ce qui vous est offert l’est très souvent de bon coeur. Et y’a des cons. Comme partout. Il faut savoir faire le ménage. Et garder du recul.


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L’instant – Twitter 1

J’ai rencontré Twitter pour la 1ère fois, il y a environ 2 ans. A l’époque, j’avais déjà un compte Facebook depuis un petit moment. On entendait parler partout de « l’oiseau qui gazouille ». Par curiosité, je me suis inscrite. Et j’en suis sortie aussi vite.

De nature timide, je ne m’incrustais pas dans les conversations. Je ne voyais pas comment entrer en contact avec les autres. Je recherchais mes contacts Facebook mais en vain. Un échec sur toute la ligne. Je n’avais pas compris que justement ce n’était pas Facebook et que c’était là son intérêt.

Il y a 3 mois, je me suis dit qu’il devait bien y avoir quelque chose pour qu’autant de gens y soient. Je suis énormément de blogs et tous parlaient de Twitter. Donc, je me réinscris.

Et la révélation. Je tente les conversations, je m’incruste, je répond à des questions. Et petit à petit, on me répond. Je ne comprend pas tout. Le coup du vendredi avec #FF m’est resté hermétique un moment. Des affinités avec des inconnus s’esquissent. Je dévoile ma vie. Un peu. Puis beaucoup. Mon nombre de followers augmentent. Je suis comme une petite fille. Je me connecte partout. Mon téléphone devient une extension de ma main. Mon mari râle. Pas grave. J’ai le sentiment de retrouver une vie sociale. Virtuelle.

Aujourd’hui, 91 personnes (dont quelques robots à mon avis) lisent ce que j’écris. Poussée par certain(e)s, j’ai ouvert ce blog qui me permet de m’exprimer avec plus de 140 caractères.

Avec 8 de mes contacts, nous avons noué une complicité suffisante pour avoir un projet commun d’écriture. Certains m’ont offert leur réconfort, leur oreille, leur chaleur, de l’espoir à un moment très difficile. J’ai essayé de soutenir, d’aider d’autres.

Aucun de mes contacts Facebook ne connait l’existence de mon compte Twitter et par extension mon blog. Et c’est très bien comme ça.

Parce qu’ici je suis sans fard. Ici je parle de moi, brut. Et parce qu’ici j’ai retrouvé une liberté, un épanouissement que j’avais perdu depuis longtemps.

Twitter m’a rendu ma vie.

Ici je revis. Et c’est mon trésor.


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L’instant – Dodo

Hier, j’avais commencé un billet sur le sommeil du nourrisson en parlant de celui de mes enfants.  Après beaucoup de paragraphes, Word Press plante, adieu billet. Et au final, un mal pour un bien parce qu’il était chiant mon billet. Plein de détails sur la façon de dormir ou pas des enfants des autres, perso, ça me ferait suer.

Du coup, j’ai changé d’optique et je vous propose une suite d’idées,  de pistes, de conseils si, parfois, vous rencontrez des difficultés à endormir votre enfant.

Attention. Si la situation dure, devient ingérable, si vous vous sentez épuisé(e), si les cris de votre enfant vous inquiète… consultez un professionnel de santé. Une consultation chez une sage femme, un médecin, un pédiatre, la PMI me semblent indispensable en cas de problèmes de sommeil pour éliminer un  soucis d’ordre médical. Donc, voyez d’abord votre médecin et ensuite revenez ici.

1er conseil : N’écoutez pas les conseils des autres. Ce qui est valable pour les uns ne le sera pas pour les autres. Vous êtes les parents et vous savez ce qui est bon pour votre enfant. Même si c’est votre premier. Vous vous tromperez parfois, vous douterez mais ne suivez pas un conseil qui ne vous convient pas.

2ème conseil : Si cela vous convient, portez votre bébé. En journée, c’est souvent le meilleur moyen de pouvoir avancer (parce que la maison ne se fait pas toute seule) sans avoir le coeur brisé d’entendre son petit pleurer dans sa chambre. En plus, ça l’habitue aux bruits de la maison. Et il se sent en sécurité contre vous. Il entend le bruit de votre coeur, sent votre odeur, donc ce sera un bébé zen. Et un bébé zen dort. Dans l’écharpe. Ce qui ne l’empêchera pas dormir dans son lit plus tard.  Quand il aura l’âge.

3ème conseil : Dormez avec lui. Pareil que l’écharpe. Ca le sécurise, il vous sent à côté de lui. Et il dort. En revanche, il y a des précautions à prendre pour un cododo en toute sécurité : pas de couettes, pas d’oreillers, le lit poussé contre un mur et mettre le bébé entre le mur et maman plutôt qu’entre ses parents. Si vous fumez, prenez des médicaments, êtes épuisés, pas de cododo. Pour mon 4ème cododotage j’ai pris un lit fait pour : ICI

Ca m’a changé la vie. Il se réveille. Je le fais glisser jusqu’à mon sein. Il a fini, je le reglisse jusqu’à son lit. Sauf si je me rendors.

Dormez aussi quand lui dort. Le matin, l’après midi. Dès que vous pouvez. On vit mieux les pleurs d’un tout petit quand on est reposés.

4ème conseil : N’hésitez pas à aller voir un ostéopathe. Il peut aider à régler les petits soucis de début de vie qui empêche les touts petits de se laisser aller au sommeil. Vous pouvez voir aussi du côté de l’homéopathie.

5ème conseil : Je chante. Ca ne peut pas marcher pour tout le monde. Mais ici c’est efficace à 100% avec le dernier. Je lui chante CA depuis sa naissance. Il s’endort en moins de 4 minutes. A condition d’être contre moi. Je pense que ça marche grâce aux sons graves.

6ème et dernier conseil : Qui n’en est pas un. Juste mon expérience en matière de nouveau né.

Quand il arrive parmi nous, un nouveau né vient de passer 9 mois à dormir à son rythme, bercé par nos bruits de coeur, notre voix. Il mange en continu, il n’a pas froid, il a vécu dans une bulle de sérénité ou à peu près. Dans notre société actuelle, on voudrait qu’un bébé, dès sa sortie de la maternité, soit autonome. Manger à heures fixes au rythme imposé par des livres, des médecins, notre organisation. Pour le sommeil pareil. Il lui faut aller dormir seul, dans une chambre soigneusement isolée, dans un lit. Je ne suis pas une Ayatollah du maternage. Je considère que seuls les parents savent ce qu’il y a de mieux pour leur enfant. Mais je m’interroge. Serions nous capables, nous adultes, de nous adapter à un monde si différent aussi rapidement ? Je pense que non en ce qui concerne mes enfants. Pour les vôtres, vous seuls savez.

Ce que je veux dire de façon très maladroite, c’est que j’ai fait le choix de me mettre au rythme de chacun de mes enfants. Bien sur, il faut en avoir la possibilité. Pour ma 1ère ça n’a duré que 3 mois, je travaillais ensuite, mon 2ème 6 mois, ma 3ème 10 mois et mon dernier j’y suis encore. Mes enfants n’ont pas choisi de venir au monde. Alors à moi de suivre leur rythme et de ne pas leur imposer le mien ou celui que je pense le mieux pour eux. Ils auront tout le temps pour ça. A moi d’être à leur écoute. Parce qu’il faudra bien que je le sois tout le long de leur enfance. Je peux bien commencer maintenant.

Alors je porte, beaucoup, je cododote, systématiquement. Je berce, j’embrasse et je n’écoute pas les conseils. Mes 3 grands dorment. Dans leur lit. Si l’un d’eux avait voulu dormir dans un lit seul, je l’aurais laissé faire. Ce n’est pas arrivé. Pour aucun des 4.

A vous parents qui cherchez la solution miracle pour faire dormir votre bébé, il n’y en a pas. Vous allez faire de votre mieux, vous adaptez. Les solutions dont je parle sont celles que j’ai mises en place. Adaptées à mes enfants.

Sinon, vous trouverez ici un article sur le sommeil que je trouve intéressant. Comment, dans une même famille, le sommeil vient aux enfants.


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L’instant – Mes choix

Depuis que j’ai 18 ans, j’ai considéré que ma vie était faite de choix. Bon ou mauvais, je pouvais seule influer ma vie. Depuis mes 18 ans je fais donc des choix, sans doute influencée par mon inconscient et ce que j’avais pu vivre par le passé. Mais j’ai fait mes choix.

Souvent mauvais, parfois bon.

Il y a 6 ans, j’ai fait consciemment le choix de me laisser aller et de tomber amoureuse. Vraiment. Profondément. Au point, d’accepter de lâcher tout ce que j’avais mis tant de temps à construire. J’ai fait le choix de perdre mon indépendance financière, de devoir encourager un homme qui manquait tant d’assurance et d’amour de lui même. Ce choix m’a aussi amené à décider de faire un puis 2 enfants. Un enchaînement de décisions dicté par mon choix de départ. Puis il y a 4 ans, j’ai fait un autre choix. Celui de quitter la région que nous habitions pour que mon homme puisse trouver un travail. Nous avons déménagé dans sa région. Où je ne connais personne. Ce fut mon choix. C’est moi qui l’ai proposé. Ce choix, ce mauvais choix, était dicté par l’amour que j’éprouvais.

Au bout de 4 ans, un mariage, un enfant de plus, je peux dire que ce choix fut sans doute le pire que je pouvais faire.

Aujourd’hui, à force de choix, je n’en ai plus. Je suis mariée à un homme que je n’aime plus, dans une région qui m’indiffère et où je n’ai personne pour m’aider, sans travail et aucune perspective d’en trouver, sans indépendance financière, sans amis. Je n’ai pas non plus le choix de laisser mes larmes couler. J’ai 4 enfants qui ont tant besoin de moi.

Ma mère dit toujours « La vie, c’est un paquet de merde et il faut en manger une cuillère tous les jours ». J’ai toujours refusé cette fatalité. Je pensais que c’était faux. Je pensais que mes choix me permettraient de vivre heureuse.

Aujourd’hui, je suis triste. Demain je nierais avoir tenu de tels propose et je sourirais. J’assumerai mes choix.

Je mange une petite cuillère de merde tous les jours.


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L’instant – Les cicatrices

J’ai une fille ainée qui a 12 ans maintenant. Elle est née d’une précèdente relation. Mes rapports avec son père sont au mieux inexistants, au pire très mauvais. C’est une enfant « pilule » que j’ai décidé de garder contre l’avis de son père. Je me suis consacrée à elle et rien qu’à elle durant 6 ans. Même s’il n’y avait pas de place pour un homme dans ma vie à cette période, j’ai essayé de garder des relations saines et équilibrées avec elle. Pour finir le tableau, ma fille est métisse.
Quand elle a eu 6 ans, j’ai rencontré celui qui est devenu mon mari et nous avons maintenant 3 enfants ensemble. Il est difficile pour ma fille de trouver sa place dans cette famille blanche, passionnée, bruyante. A la fin de son CM1 elle m’a annoncé son envie d’aller vivre chez son père. Père qui vit à 700km. J’ai décidé d’accepter sa demande et elle est partie vivre là bas durant un an. Puis elle a voulu revenir vivre avec nous. Je venais de passer une année à pleurer chaque soir de son absence, j’ai bien sur accepté. Elle est donc revenue vivre avec nous pour sa 6eme. C’était l’année dernière.
Un jour de mai, elle me demande des pansements. Bien sur, je lui demande pourquoi et elle me présente son bras. Des lignes sanguinolentes étaient tracées à l’intérieur. Elle s’était scarifiées. Mon cœur de maman s’est mis a saigner. Nous avons eu une longue discussion sur le besoin de souffrir, sur la dépendance que cela pouvait entrainer, sur ses souffrances morales. Le fait qu’elle ait attirée mon attention par sa demande me faisait espérer que ce n’etait qu’un incident isolé.
Ce soir, à l’occasion du repas, mon regard fut attiré par des traces sur son bras. Elle a recommencé. Je me sens impuissante face à son besoin de se faire du mal. Elle m’a expliqué l’avoir fait car elle m’a menti il y a quelques jours. Elle voulait se punir. Je me sens tellement impuissante que je lui ai proposé de consulter un psy afin de parler avec lui. Ça n’a pas l’air de l’emballer mais je n’ai pas réussi a trouver les mots qui l’empêcheraient de recommencer.
Voila. Mon cœur de maman saigne. Beaucoup. Pour la première fois en 12 ans je n’ai pas su réconforter mon enfant. Pour la première fois je n’ai pas su anticiper. Je pensais que ce genre de choses ne nous arriverait pas. Je suis en colère contre moi qui n’ait pas su éviter ça. Je suis en colère contre moi d’être si fatiguée que je ne suis pas disponible pour ma première née. Je suis en colère contre son père qui n’a su que la disputer quand elle lui en a parlé.
Et j’ai peur. Peur de l’escalade, peur pour ma fille, peur de ma fille.
Pour la première fois depuis sa naissance, je ne peux plus la protéger. Et je ne sais vraiment pas quoi faire.


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L’instant – Le fantasme de la rentrée scolaire

La douche est souvent le seul moment de la journée où je peux réfléchir. Et ce matin j’ai réfléchi. Vite parce que méchamment à la bourre mais bien. Et j’ai réalisé un truc.

Depuis près de 3 semaines, je piaffe d’impatience en attendant la rentrée scolaire. Celle où, enfin, je vais être débarrassée de 3 de mes chérubins. Celle de 12 ans qui rentre en 5ème. Celui de 5 ans qui rentre en grande section de maternelle. Et celle de 3 ans qui fait sa rentrée en petite section. Me reste plus que le dernier de 5 mois à cajoler, bisouiller. C’est ce que j’appelle mes vacances de maman.
Sauf que ce matin donc, je me suis rendue compte que j’étais en train de me dire « Vivement la semaine prochaine ». Oui parce que mon 5 ans est malade. Et donc à la maison. Et que sa soeur a un rendez vous chez le médecin demain matin. Et donc à la maison. Au revoir les projets de fin de semaine.
J’ai réalisé que je ne profite ni du moment présent ni de mes enfants. Alors qu’ils grandissent deja tellement vite.
J’ai fantasmé durant toutes les vacances sur ma future « liberté de maman ».
Mes enfants se sont chargés de me ramener à la réalité. Et à l’essentiel.
Merci mes anges.


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L’instant – Le commencement

Au départ, je suis libraire. C’est mon métier, ma passion. Quand je travaillais encore sur Paris, jeune mère célibataire, je rêvais d’offrir une meilleure vie à ma fille. Et sans m’oublier. Alors j’espérais ouvrir un jour dans le sud ouest, à Saint Jean de Luz plus précisément, une librairie. Une librairie différente. Parce que j’avais conscience que le temps des librairies traditionnelles était fini. Je voulais une librairie avec un coin lecture, avec des ateliers de découverte du livre. Je voulais du thé, des petits gâteaux, des rencontres chaleureuses avec des mamans. Je voulais des ateliers de loisirs créatifs avec vente de matériel parce qu’il faut bien vivre. Je voulais de la chaleur, de l’amitié.

Et puis la vie est passée par là, m’a fait d’autres cadeaux. J’étais libraire. Je suis devenue maman d’une famille nombreuse. Une maman riche de 3 enfants. J’ai déménagé. Pour venir m’installer dans le sud ouest. Le hasard. Un jour, ma dernière fille a eu 1 an. Et je savais déjà que la vie de mère au foyer n’était pas pour moi. J’avais besoin de faire et voir autre chose. Avec 3 enfants, dans ma région, il est très compliqué de trouver du travail. Mon mari était souvent absent, nous avons un enfant légèrement différent dont il faut s’occuper un peu plus, il fallait quelqu’un pour assurer à la maison. La donne était la suivante : Trouver une activité, me permettant de m’occuper des enfants, qui, sans être fortement rémunératrice, devait valoir le coup.

Je savais qu’une librairie, en dehors d’être difficilement viable, demandait un gros investissement financier. Donc, on oublie. Et je savais aussi qu’il manquait cruellement de structures adaptées à l’accueil des jeunes parents avec leurs enfants. J’aimais cuisiner, surtout la pâtisserie. L’idée était là. Un salon de thé familial. Rien à voir avec la librairie mais ça rejoignait l’essentiel de mes centre d’intérêts.
Le Temps des Mamans est né à ce moment là. Pour faire bref, j’ai ouvert mon salon de thé. Il y avait un salon avec des canapés, des tables basses, des fauteuils clubs. Un espace enfant était délimité avec des jeux, des petites tables. Il y avait une nurserie avec plan à langer. Tout pour accueillir maman, papa et bébé. Je proposais des petits menus le midi, des goûters, de l’excellent thé. Et puis des ateliers. Sur le portage, des loisirs créatifs pour les enfants, de la peinture pour les enfants, les couches lavables. Il y a même eu un vernissage avec une expo de tableaux. Un lieu hyper convivial. Et ça a marché. Bien même. Trop.

Atelier peinture

J’ai commis plusieurs erreurs en ouvrant cette structure. Je suis allée trop vite. J’étais toute seule. Je n’ai pas anticipé le succès. Je n’ai pas anticipé la jalousie. Je n’avais pas non plus prévu que je ne verrais plus mes enfants. Mes enfants avaient besoin de moi.  Le moral ne suivait pas. Alors j’ai fermé. Vite. Pour ne pas regretter.

J’étais en SARL. J’ai donc fait une liquidation judiciaire. Liquidation toujours en cours du reste.

J’ai perdu beaucoup de mes illusions sur la création d’entreprise à ce moment là.

J’ai laissé ce projet quasiment derrière moi, j’ai fait un 4ème enfant. Il n’y a sans doute pas de hasard.

Et je suis aujourd’hui au même stade qu’il y a 2 ans et demi. J’ai 4 enfants, je m’ennuie ferme. Tous les gens que j’ai rencontré au Temps des Mamans me demandent sans cesse quand est ce que j’ouvre de nouveau.

Alors maintenant j’ai 2 ans et demi pour créer, lancer et surtout mettre sur orbite une association sur la parentalité. Sauf que cette fois ci j’espère bien y intégrer des aspects de mon ancien métier.