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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…

L’instant – Le syndrome Mallaury Nattaf

12 Commentaires

Il y a 2 jours, je faisais part de mes malheurs de mal mariée et j’annonçais mon départ du domicile conjugal.

Les choses ont elles changées depuis ? Oui. Parce que depuis avant hier je pense à Mallaury Nattaf qui dort dehors avec son petit garçon de 3 ans. Et je ne veux pas que ça arrive à mes enfants. Ca parait très con mais je pense à cette maman qui se fait brocarder, qui apparait désormais dans la rubrique faits divers. Je ne sais pas ce qui l’a amené à se retrouver dans cette situation. Je me plais à imaginer une femme forte, qui refuse de rester pour le confort. Qui, comme elle n’aime plus, décide de partir. Sans rien.

Parce que moi, je ne suis plus comme ça. Parce que j’ai connu la rue et quand on l’a connu une fois, on ne veut plus y retourner. Et je ne veux surtout pas que mes enfants y soient confrontés. Je veux pour eux du confort, du chauffage, une chambre, des jouets, l’école et pas d’inquiétude.

Alors, à la énième demande de mon mari de rester, j’ai dit oui. Par faiblesse, sans doute. Par peur, surement. Peur du froid, de la faim, de perdre mes enfants surtout.

On va me dire qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné. Sans doute, mais pour avoir été seule avec un enfant, la solitude au quotidien, c’est dur à vivre.

On me dira aussi que pour mes enfants, il vaut mieux des parents séparés que toujours en train de se disputer. Sans doute. Pour essayer de calmer les choses, j’ai décidé d’appliquer un principe d’une amie (Twitter merci de l’avoir mise sur mon chemin). Ne pas répondre à chaud à ses colères. Laisser s’apaiser la situation, et ensuite, seulement reprendre pour dire mon désaccord. Peut être que les choses pourront s’apaiser. Suffisamment en tout cas pour que les enfants souffrent moins de la situation. Oui, il vaudrait mieux se séparer mais non ils ne seront pas mieux dans la précarité qui est la seule chose que je peux leur offrir.

Un jour, je partirai. Ou pas. Sans doute pas, quand j’y réfléchis. Parce que la vie, ce ne sont pas uniquement des principes. C’est aussi avoir des peurs. C’est aussi reconnaitre ses limites. Ma limite à être mal aimée est atteinte. Mais ma limite d’amour pour mes enfants, je ne la connais pas.

Alors, pour eux, sans qu’ils le sachent jamais, je vais rester. Je vais leur offrir tout ce qu’un enfant a le droit d’avoir. Sans regrets ni amertume. Avec amour.

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12 réflexions sur “L’instant – Le syndrome Mallaury Nattaf

  1. Je suis rassurée… Est-ce que j’ai le droit de te dire que tu as bien fait de rester ? Je sais, on ne vit qu’une fois… mais mon dieu que je comprends tes craintes à la perspective de te retrouver seule avec tes quatre amours. J’espère de tout mon coeur que ton mari aura l’intelligence et la tendresse suffisantes, même si plus l’amour, de rendre heureuse la mère de ses enfants.
    Et rester, c’est tout aussi courageux que de partir. Point de faiblesse ici. Tu es courageuse, tu aimes tes enfants, tu as fait un choix, je te souhaite que vos rapports s’apaisent avec ton mari.
    Je pense très fort à toi.

  2. je te trouve courageuse, vraiment!!! Bises!

  3. Quel texte magnifique!
    Tu ne le crois peut-être pas, mais je te trouve d’une force incroyable!
    C’est une superbe déclaration d’amour pour tes enfants.
    Et j’espère sincèrement qu’à défaut d’amour, ton mari pourra au moins t’offrir un peu de tendresse et de soutien.
    Bises bien chaudes

  4. Pour ma séparation j’ai gardé tout le confort… Moins qques milliers d’euros que j’ai filé à mon mari en compensation… Donc je te comprends. Je n’aurais pas supporter de tout perdre… Mais continue à réfléchir quand même. On ne peut pas être heureuse avec un homme qui nous fait du mal. Penses à toi aussi. C’est sûrement trop tôt mais réfléchi à un avenir pour te sortir de là.

    • Je le garde comme une option mais difficilement acceptable.
      Cet homme là me fait du mal mais au final qu’à moi. Mes enfants sont, me semble t il, heureux.
      Je penserai à moi plus tard. Et je continue, de toute façon, à réfléchir à mon avenir pro. Avec une véritable indépendance financière, les choix ne seront peut être plus les mêmes

  5. Je suis admirative devant ton courage. Tout le monde passe par des hauts et des bas, des très bas, et les enfants jouent beaucoup dans la balance. Il est des moments où on ne trouve plus rien en commun en couple, mais les enfants sont là, des enfants qui n’ont rien demandé, que nous avons mis au monde, et dont nous sommes responsables du bonheur ou du malheur, ou du moins une grande partie ! Bravo pour ta force et ton courage !

  6. j’espère de tout coeur que les choses iront comme tu le desir… des gros bisous tout doux ❤

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