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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Menu#3

Et voici le troisième menu. Et le dernier avant les vacances. Ensuite jusque fin août, je fais relâche sur les menus avant leur retour en septembre.

J’espère que vous y trouverez l’inspiration. Je reconnais qu’ils sont très répétitifs. Entre la chaleur, les goûts de tout le monde, ce sont toujours les mêmes menus qui reviennent.

Jeudi Soir : Quiche thon/tomates

Vendredi Midi : Jambon Brocolis

Vendredi Soir : Salade de riz/Maïs/Coeur de palmier/Asperges + un peu de charcuterie

Samedi Midi : Pic Nic

Samedi Soir : Saucisses Purée

Dimanche Midi : Poissons papillotes Haricots verts

Dimanche Soir : Salade chèvre chaud Tomates

Lundi Midi : Père dodu Epinards

Lundi Soir : Oeufs Pommes noisettes

Mardi Midi : Jambon Brocolis (oui encore…)

Mardi Soir : Pâtes Bolognaises

Mercredi Midi : Nuggets Carottes à la crème

Mercredi Soir : Omelette du curé

Jeudi Midi : Poisson pané Lentilles

Jeudi Soir : Croque Monsieur

Vendredi Midi : Pic Nic

Vendredi Soir : Pizza

Voilà. Si vous voulez que je continue à les publier, mettez moi un petit com pour m’encourager.

 

Edit : L’omelette du curé est une recette de ma grand mère. J’ai toujours adoré ça. En fait il s’agit d’une omelette fourrée. La farce se compose de thon en miettes, de ciboulette, de citron et de crème fraiche. Tu fais cuire tes oeufs battus en omelette. Tu y poses la farce quand elle commence à bien prendre. Tu refermes ton omelette dessus comme un chausson. C’est un délice.


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L’instant – Menu#2

Et comme promis, voici la 2ème semaine de menus. Y’en aura t il une troisième ? Le suspens est à son comble

Mercredi Soir : Salade composée (tomates maïs surimi coeur de palmier oeufs)

Jeudi Midi : Poisson pané/Brocolis

Jeudi Soir : Quiche Lorraine froide/Salade verte

Vendredi Midi : Pâtes Jambonneau Gruyère

Vendredi Soir : Tomates farcies au thon

Samedi Midi : Poulet curry coco/Riz

Samedi Soir : Pizza jambon champignons fromage

Dimanche Midi : Barbecue

Dimanche Soir : Bruschetta mozzarella jambon cru

Lundi Midi : Nuggets/Lentilles

Lundi Soir : Boulettes sauce tomate

Mardi Midi : Saucisses/3 choux

Mardi Soir : Salade de pommes de terre/Cervelas

Mercredi Midi : Steacks hachés/Ratatouille

Mercredi Soir : Salade composée (tomates Féta Maïs Oeufs durs)


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L’instant – Gabriel, sa tétine et moi

Gabriel a une tétine. Depuis ses 6 mois. Depuis ses 6 mois, religieusement il tète son bout de plastique. De jour comme de nuit. On voit son petit bout de langue sorti, ses mâchoires qui bougent.

Avant d’avoir des enfants, je regardais effarée, ces enfants de plus de 1 an, la tétine collée au bec. Ensuite j’ai eu des enfants. Jade a eu une tétine mais uniquement pour dormir. Une entorse à mes principes mais au moins elle ne la trainait pas partout avec elle.

Et puis, Gabriel est arrivé. Et les principes, on s’est assis dessus et on a fait la roue. Impossible, une fois en bouche, de lui retirer. Pourquoi lui avoir donné ? Parce que la tétine, avant, c’était moi. Et que je n’en pouvais plus. Alors la tétine semblait un bien moindre mal.

Les années ont passé et Gabriel a continué à avoir son substitut maternel dans la bouche. A le téter autant qu’il pouvait. Nous avions bien d’autres soucis en tête que de vouloir lui retirer. Qu’il arrête de hurler par exemple. Oui, il pouvait hurler avec sa tétine. D’ailleurs, pour pouvoir le faire tranquille, il retirait sa tétine de sa bouche et hurlait. Et ce pendant parfois 5 ou 6h dans la journée. Alors lui retirer la tétine pour qu’il hurle les 2 autres heures, non merci.

Quand il a commencé à parler, c’est à dire à 3 ans, nous avons commencé la phrase mythique : « Retire ta tétine pour parler ». Cette phrase est sans doute la phrase que je dis le plus après « Je t’aime ». Chaque phrase est ponctuée d’un « Retire ta tétine pour parler ». Sa variante, « Je ne comprend pas avec  la tétine » est la 3ème phrase la plus prononcée.

On pourrait penser qu’au bout de 3 ans de répétition de la même consigne, il aurait enfin compris. Non. La seule concession que nous avons obtenu sans que cela vous valent une crise ingérable, c’est l’interdiction de la tétine à l’école. En échange, nous avons un enfant avec la lèvre inférieure bouffée jusqu’au menton. Mais pas de tétine.

Nous avons tenté le père noël, les punitions, les propositions d’échange, la non réponse systématique en cas de port de tétine. Nous avons ici un âne qui récupère les tétines des enfants quand ils n’en ont plus besoin. Nous en sommes à 3 visites. Arrivés devant, il hurle, se débat. Il est véritablement désespéré.

Alors, vous me direz, laisse le hurler dans 3 jours ce sera fini. Oui, c’est vrai. C’est  ce qu’il faut que nous fassions.

Mais il n’y a eu personne pour prendre le relais, pour gérer notre enfant quand il hurlait pendant 4h d’affilée. Que je donnais des coups de poings dans le mur pour éviter de le frapper. Que je me bouchais les oreilles pour ne plus l’entendre et que je pleurais de désespoir.

Alors, oui, il faudrait le laisser hurler. Sauf que je ne peux plus supporter de l’entendre. Physiquement, je parle. Nous ne lâchons pas sur tous les principes éducatifs que nous avons mis en place il y a 5 ans. 5ans après, il continue de hurler à chaque frustration. J’ai la nausée et les larmes aux yeux quand je dois lui rappeler une règle car je sais ce que cela va déclencher.

Donc je refuse de prendre une mesure radicale. Efficace, mais source de nouvelles crises. Parce que je ne peux pas en gérer une de plus. Je ne peux pas du tout.

A la rentrée, après avoir défini avec lui le moment, nous allons tenter l’enterrement en grande pompe de la tétine dans le jardin. Nous mettrons un arbre dessus. J’espère que ça marchera.

Parce que la tétine dans la bouche, ça me perturbe toujours autant. Parce que quand je vois un enfant dans la rue avec, j’aime pas ça. En revanche, je sais que tout n’est pas tout blanc ni tout noir, et que, parfois, la tétine est un moindre mal.

Maintenant, j’ai des enfants. Et les principes des autres, bah je m’assois dessus et je fais très bien la roue.


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L’instant – Dis moi 10 moi

Sur une idée de Marie ici, voici mes 10 à moi

1 comme la minute que j’ai entre le moment où j’ouvre les yeux le matin et le moment où je dois sortir du lit pour attraper bébé chou avant qu’il ne réveille le reste de ma tribu. J’échoue d’ailleurs tous les jours.

2 comme mes bras qui deviennent tentacules, multiples, extensibles, accrocheurs pour serrer ma nichée sur mon coeur. Ou le nombre de machine à laver le linge par jour.

3 comme le nombre de biberons du matin. Oui, même mon grand de 6 ans continue de s’envoyer 300ml de lait tous les matins avant ses tartines au miel. On aime le lait chez nous.

4 comme le nombre de parts qui dilatent mon coeur à chacun de ses battements. 4 trésors qui font que ma vie est une réussite.

5 comme les 5 doigts de ma main qui chauffent parfois si fort. Mais aussi comme les 5 doigts qui sont si souvent serrés si fort par une petite main.

6 (désolée Marie je vais te copier) comme les 6 places qui sont occupées à table et qui me font dire que ma famille est au complet. Que j’ai atteint la plénitude.

7 comme le nombre de jours par semaine où je cours, où je me sens débordée, où je ne sais pas si je vais réussir à surnager.

8 comme le nombre de fringues que je porte depuis mon dernier accouchement. Et qu’il va vraiment falloir faire quelque chose parce que marre de ressembler à une romanichelle.

9 mon nombre fétiche. Celui que je ressasse encore et encore. Que je recherche partout. Celui qui conjure le sort. Celui qui fait que tout peut bien se passer.

10 comme le nombre d’heures que je voudrais dormir chaque nuit. Un jour surement. Sauf quand ils sortiront en boite. A leur veille du bac. Sauf le jour où j’attendrai le coup de fil de l’un d’eux pour m’annoncer que je suis grand mère. Toutes ces nuits où je penserai à eux, leur vie, leurs joies, leurs peines. Comme toutes les nuits, depuis leur naissance. Avec joie et sans regrets.

Vous aussi, dites nous tout de vos 10 à vous. Ici, en commentaire ou chez vous.


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L’instant – Menu#1

Visiblement, les idées de menus sont souvent recherchées. J’en fais toutes les semaines. C’est une corvée, c’est long et pénible. Mais le reste de la semaine, plus de soirs où je me demande ce que l’on va manger. Et puis, faisant mes courses exclusivement en drive, je fais de sacrées économies.

Vous pouvez retrouver aussi des idées menus chez Madame Sioux  qui collectent les menus de pleins de bonnes âmes. Il y en a ainsi pour tous les goûts. J’avoue que l’équilibre alimentaire de mes menus n’est pas parfait mais j’essaye de m’adapter aux goûts et envies de ma tribu.

Je vous met les menus en décalés, c’est à dire que ceux que je vous met ici sont ceux de la semaine dernière. J’espère ainsi tenir le rythme d’une publication par semaine. J’espère…

 

Mercredi Soir : Salade composée/Omelette aux dés de jambon

Jeudi Midi : Escalopes Père Dodu/Purée

Jeudi Soir : Croque monsieur/Salade verte

Vendredi Midi : Nuggets/Brocolis

Vendredi Soir : Cake jambon olive/Doucette

Samedi Midi : Barbecue/Salade de tomates féta

Samedi Soir : Barbecue/Reste de salade

Dimanche Midi : Barbecue/Poivrons

Dimanche Soir : Barbecue

Lundi Midi : Saucisses/Epinards

Lundi Soir : Salade de chèvre chaud/Charcuterie

Mardi Midi : Poulet/Haricots verts

Mardi Soir : Rôti de boeuf froid/Pommes noisettes

Mercredi midi : Jambon/Carottes crème

 

Vous aurez remarqué que ce week end nous avons fait beaucoup de barbecue. Simple, rapide et surtout adapté au temps en ce moment.


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L’instant – 1 an d’école

Dernier jour d’école. L’heure de faire le bilan de mes écoliers.

Je vais donc  commencer par ma grande. Une année de 5ème pleine de tempêtes. Jade est tombée cette année dans la pire 5ème du collège. L’un des éléments très « perturbateurs » entrainait une bonne partie de la classe. Et Jade au début de l’année a eu bien du mal à choisir son camp. Mais son emploi du temps, son intelligence, son choix judicieux de nouvelles copines lui ont permis de faire une bonne année. Elle a même eu les encouragements au 2ème trimestre. Et c’était pas gagné. Elle passe en 4ème européenne. Avec les encouragements de nouveau. J’espère juste que cette fois ci, elle n’atterrira pas dans la pire classe. Sinon c’est une super gamine, ado mais pas trop. Surtout, elle grandit bien et belle. Je suis très fière de ma fille.

Ensuite Gabriel. Il avait de grosses difficultés à la rentrée. Manque d’autonomie, de confiance en lui, angoisse de séparation. Autant dire que j’appréhendais la rentrée. Et puis, au final, il m’a lâché la main, il n’a pas pleuré (une première, il a pleuré chaque jour en petite et moyenne section). On voyait qu’il n’était pas rassuré. Mais bon. La maîtresse fut très gentille même si elle plane à 5000. On a lancé des choses avec le CMPP. Il finit l’année avec un livret franchement pas mal. Il a gagné en assurance, en autonomie. Il reste très accro à sa tétine et ça reste le gros point noir dans son comportement. Mais il grandit et bien.

Aïnhoa. Elle a traversé cette année comme elle va traverser la vie j’ai l’impression. Insouciante mais sure d’elle et de ses choix. L’une de ses maitresses m’a confirmé qu’elle était adorable mais qu’on ne lui faisait pas faire ce qu’elle ne voulait pas. Son livret est à son image. Des A partout. L’école, avec elle, c’est simple, facile. Je n’ai pas parlé de son caractère à la maison hein !

Voilà, une année de finie. Une page qui se tourne pour Gabriel avec la fin de la petite école.

L’année prochaine, pour m’impliquer dans la vie scolaire de mes enfants, je me suis inscrite sur les listes FCPE de représentants de parents d’élèves. J’espère ainsi avoir des éclaircissements sur la façon dont la réforme mal ficelée va être mal appliquée dans mon village. J’espère aussi faire entendre ma voix auprès de ma mairie dont la priorité n’est clairement pas l’école et entasse les élèves dans des locaux vieillots et insuffisants. Nous serons en Gironde l’une des maternelles les plus grandes avec 9 classes. Dont 2 en préfabriquées. Et la fabrication d’un nouveau groupe scolaire est suspendue à des travaux qui auront lieu dans 4 ans. Bref, je m’implique pour pouvoir râler constructif.

 

Edit : J’ai commencé ce billet le dernier jour des vacances. Entre temps, le temps s’est envolé. Où, je ne sais pas. Si vous le trouvez, faites lui un signe pour moi, j’en manque cruellement.


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L’instant – Hommage

Il y a quelques minutes, j’étais sur mon canapé en train de câliner mon dernier. Il était tout nu à la sortie de la piscine. Je caressais son dos velu (voir moquette même), je lui faisais des zerbut. Mon coeur dans ma poitrine se serrait de joie et de tendresse.

D’un coup, et même si je connais le drame de l’infertilité, j’ai réalisé le combat de ces femmes, ces hommes, ces couples, pour être parent. J’ai réalisé combien cela devait être dur de voir des ventres s’arrondir, entendre des annonces, s’extasier sur les échos des autres. Prendre un nouveau né dans ses bras ne devrait être que source de joie.

J’ai réalisé combien j’avais eu de la chance de ne pas avoir à me battre pour avoir mes enfants. Combien il fallait qu’un couple soit solide pour traverser tout ça. J’ai décidé aussi que désormais, à la phrase « Quelle chance, le choix du roi 2 fois » je ne répondrai pas par un sourire poli mais par « Ma chance est d’avoir des enfants et qu’ils soient en bonne santé ».

Alors ce petit billet ce soir, pour avoir une pensée pour eux.

Pour ceux qui se sont battus et sont victorieux. Pour ceux qui se battent encore, qui ont le coeur qui bat si fort après chaque protocole. Pour ceux qui sont déçus mais ne le seront pas toujours. Pour ceux qui ne se battent plus, épuisés par la bataille. Pour ceux qui ont décidé d’être parent malgré tout parce qu’il y a tant de façons de l’être.