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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Lettre à ma fille

Jade,

Je sais qu’en ce moment tu traverses une mauvaise passe. Entre le collège qui fait des trucs pas cools, ton corps qui change et qui te cause bien du soucis, ta séparation d’avec papa que tu vis mal (oui, je sais ça), une vie familiale difficile entre moi et Laurent qui nous disputons, Sasha et Aïnhoa qui demande beaucoup en raison de leur âge et Gabriel, qui nous a toujours sollicité et  maintenant nous savons pourquoi.

Sache que pour nous, tu fais partie de la famille. Sans toi, nous ne sommes pas au complet. Nous t’aimons, voudriions pouvoir te gâter plus, sommes là pour toi.

Dès que possible, un éducateur va venir à la maison, bientôt j’espère, pour aider toute la famille à comprendre Gabriel, à lui répondre de façon appropriée. A lui consacrer moins de temps aussi.

Sache que ce diagnostic ne signifie en aucun cas que nous allons nous occuper encore plus de lui. Il signifie juste que nous allons pouvoir l’aider. Cet éducateur sera aussi là pour vous aider, toi Sasha et Aïnhoa.  Il sera là pour tous.

Je sais que tu tiens à partir chez ton père le plus vite possible. Cette décision m’attriste, me blesse. Je me sens rejetée ainsi que Laurent. Mais je la respecte. Dans le sens où si je pensais que le moment était le bon, je te laisserai partir. J’ai toujours eu à coeur uniquement ton bonheur, y compris au détriment du mien. Ainsi qu’au détriment de celui de tes frères et soeur. Car quand tu n’es pas là, tu leur manques beaucoup. Mais c’est comme cela et ils devront se faire une raison.

Je pense que le moment n’est pas encore venu et même si ça ne te fait pas plaisir, ton père n’est pas suffisamment disponible pour t’encadrer, te soutenir au quotidien. Et contrairement à ton année de CM2, il n’y a personne à ses côtés. A la fin de ta 3ème, tu seras beaucoup plus mature, plus apte à prendre les décisions qui engageront ton avenir à long terme. Tu seras aussi beaucoup plus autonome et capable de te gérer un peu seule.

Notre famille est constituée de 6 personnes. 3 grandes et 3 petites. Beaucoup de responsabilités et peu de plaisirs pour les 3 grandes. J’en suis bien consciente. Je voudrais pouvoir alléger tes tâches. Participer aux tâches ménagères est aussi une façon de faire partie de la famille. En l’état actuel des choses, il est très compliqué d’impliquer Gabriel. Aïnhoa commence à peine et Sasha est bien trop petit.

C’est vrai que nous faisons souvent preuve d’impatience, de colère vis à vis de toi. Tes paroles dédaigneuses, tes regards colériques ou tes silences ne nous aident pas vraiment. Gabriel, sans le vouloir, a bouffé beaucoup de notre patience, empathie. Sache que nous espérons désormais aller vers le mieux, le plus serein.

Ce mot est une façon de te tendre la main, de rétablir la communication.  Tu parles peu. Je l’accepte. Mais notre porte te sera toujours ouverte. Pour du rien ou de l’essentiel.

Tu es ma câlinette depuis toujours. Tu es la seule et tu seras toujours la seule.

Je t’aime

Maman


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L’instant – J+1 Le tsunami

L’annonce a été faite. Pas de propos alarmants. Pas de propositions pour la scolarité. Pas d’urgences ni d’inquiétudes de la part du pédopsy.

Sauf que ma balade sur le net m’a plongé dans un abime terrible.

Depuis, je suis en état de choc. Je découvre que développement dysharmonique est un terme un peu fourre tout, utilisé uniquement en France pour couvrir des formes d’autisme non spécifique. Entre autres, je suppose.

Du coup, j’ai appelé le CMPP ce matin pour avoir des éclaircissements. Des précisions. Le pédopsy me rappellera demain. J’espère.

Je n’arrive pas à réaliser. J’ai le sentiment d’être en état de sidération. Je me souviens si fort de l’instant où j’ai passé le pas de la porte de sa classe hier pour l’emmener à ce fameux rendez vous. Il a levé la main vers son maitre « C’est pour moi, c’est pour moi ». Comme l’impression que c’est à cet instant que tout a basculé.

Nos vies, sa vie. Son avenir, bien sur, qui du coup va devenir meilleur. Nous allons pouvoir l’aider, l’accompagner.

Notre patience, qui s’était envolée depuis bien longtemps, à force de hurlements, de crises est revenue comme par magie. Nous nous asseyons à côté de lui pour lui expliquer les choses le plus simplement possible au lieu de balancer un ordre ou une info en passant à côté de lui.

Malgré tout, j’ai envie de pleurer, de hurler. J’ai aussi envie de saisir mon téléphone et d’agonir d’injures tous ces gens que nous avons vu et qui nous ont si vite mis en accusation. Et qui trop occupés à nous accuser, ne voyaient pas la souffrance de notre petit. La nôtre.

Je suis en colère. Une colère blanche. Je me sens démunie, apeurée. Je ne réalise pas. Je me dis que ce n’est pas possible. Ce n’est pas ma vie. Ce n’est pas la sienne. Pourquoi lui ?

Je me sens seule malgré tout. Malgré tout le soutien, l’écoute que l’on m’offre.

Je pensais qu’on allait nous annoncer qu’il souffrait d’angoisse de séparation ou d’immaturité. Ou n’importe quoi d’autre.

Mais pas ça. Non, pas ça.

On sait. Et maintenant, on ne sait plus rien.


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L’instant – Gabriel, 6 ans

Depuis les 6 mois de Gabriel, je dis qu’il y a une spaghetti au milieu des coquillettes. Gabriel a un peu plus de 6 ans aujourd’hui. Et aujourd’hui, on nous a dit oui, il y a un problème.

5 ans à nous dire que nous étions des parents angoissés, stressés, trop protecteur (ou pas assez), trop exigeants. 5 ans à se battre pour se faire aider.

Aujourd’hui, nous avons eu le résultat du bilan passé au CMPP. Nous avions commencé les démarches en janvier. 9 mois et 4 rendez vous plus tard, nous savons. Oui, Gabriel a un problème.

Ils appellent cela un développement dysharmonique. Je viens de regarder sur internet et ça fait peur. Autisme, psychose, sont des termes qui reviennent. Alors je me dis que non, ça ne sera pas ça. Et puis, je demande confirmation à mon mari qui était présent. S’ils ont bien utilisé ce terme.

J’ai commencé ce billet en rentrant. J’étais encore bien. Là j’accuse le coup. Je me sens dépassée. Cette nuit, pendant mon insomnie, je me disais « Quand ils vont m’annoncer que mon fils va bien, que je suis une angoissée et que je transmet ça à mon fils, je vais leur mettre ma main dans la figure ».

Je n’arrive pas à y croire. Il y a forcément erreur. Du coup, je vais finir mon billet juste avec les mesures qui vont être prises. J’écrirai un nouveau billet sur mes sentiments quand ils se seront apaisés.

1ère mesure, un éducateur va venir à domicile pour nous aider au quotidien à gérer les crises de Gabriel. Ce travail va être renforcé par une « guidance parentale » au sein du CMPP avec le pédopsychiatre pour nous aider à comprendre et gérer notre enfant. Un bilan orthophonique va être réalisé rapidement car il y a un soucis au niveau de son langage. Et enfin, un travail psy en groupe avec d’autres enfants sera mis en place. Quand ils auront un groupe.

Comme au fur et à mesure de la discussion, j’ai dû perdre un peu le fil, je n’ai pas posé de questions. Maintenant, j’en ai plein. Alors, si vous connaissez, pouvez nous aider à répondre aux 200 questions qui me viennent, n’hésitez pas. N’hésitez pas non plus à partager.

Mon fils est différent est j’aurai tellement voulu qu’on m’annonce que mon fils allait bien et que j’étais juste une mère envahissante et angoissée.


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L’instant – Mon ado, le collège ou comment dégoûter un enfant de l’école

Ma fille de 13 ans et demi est entrée en 4ème cette année. Et je ne suis pas contente mais pas contente du tout.

En 6ème, on nous avait vanté les mérites des classes doubles langues. Ca demandait un investissement plus important de la part des enfants. L’emploi du temps était un peu plus lourd. Vu le niveau de l’enseignement des langues en France, il m’a semblé judicieux d’inscrire ma fille. Langue vivante 1 anglais Langue vivante 2 allemand. Ah oui mais non. A la rentrée, nous découvrons que la Langue Vivante 1 est l’allemand. Langue que je ne parle absolument pas. Moi qui pensais pouvoir aider mon enfant dans l’acquisition de l’anglais (dans les limites de mes compétences très limitées en langue) loupé. Induite en erreur ou moi qui n’ai pas écouté, j’ai laissé, je me suis renseignée au collège où on m’a certifié qu’à la fin de la 3ème, son niveau en anglais serait identique aux autres. C’est à dire nul.

Jade passe donc une 6ème où elle m’épate en parlant allemand et anglais. Elle a l’air de s’en sortir. Elle travaille pour rattraper son retard du CM2 qu’elle a effectué en région parisienne dans une école craignos.

En 5ème, mauvaise pioche. Elle tombe dans la pire classe du collège. On nous avait aussi vendu les doubles langues comme des enfants plus encadrés, accompagnés, bref chouchoutés. Mais les classes sont composées de double langue et simple langue. Et cette année là, dans cette classe là, on regroupe le pire. Ca tombe sur ma fille. Pas de pot. Il fallait bien que quelqu’un les récupère. Ca tombe sur ma fille. Qui, en plus, est séparée de ses copines de l’année d’avant. Et elle a choisi de faire du latin en plus du reste. Ce qui alourdit de nouveau son emploi du temps. Blagues racistes, ambiance délétère, profs qui semblent incapables de maintenir la discipline, je prends rendez vous avec l’adjointe du proviseur à la fin du 1er trimestre. Je commence à être en colère. On me rassure, on m’explique que des sanctions vont être prises. Effectivement, fin du 2ème trimestre, l’élément principal du chahut est viré (c’était son 2ème collège, les parents ne se sont jamais déplacés, bref encore 1 qui est vachement aidé). Ma fille se rapproche de copines très bonnes élèves, elle s’accroche et bûche beaucoup. Encouragements aux 2ème et 3ème trimestre. Des appréciations hyper positives. Je suis hyper fière de ma fille.

Arrive donc la rentrée de cette année. En 4ème. Elle a fait le choix d’arrêter le latin grâce à une prof qui mériterait un billet à elle seule. Je l’appuie.

Cette année, Jade a de nouveau été séparée de ses copines. Elle est dans une classe moyenne où elle n’a aucune complicité avec personne. Elle va au collège à reculons. Elle recommence à  me solliciter pour ses devoirs alors qu’elle s’était bien émancipée l’année dernière et se débrouillait toute seule. Elle est angoissée. Je la sens pas bien dans ses baskets.

J’ai toujours refusé d’interférer avec le fonctionnement de l’institution scolaire. Cette fois ci encore, je ne suis pas intervenue. J’accompagne ma gamine du mieux que je peux. Je l’encourage, je la soutiens. Mais autant vous dire, qu’à la réunion parents/profs de fin d’année, je vais me faire un plaisir en allant voir le proviseur de ce collège. Pour lui dire à quel point je suis déçue par son administration qui place les élèves dans les classes en fonction de leurs notes et du besoin de remonter le niveau de certains. Parce qu’en fait, la raison profonde, c’est ça. On place les bons élèves avec des moyens/mauvais pour remonter le niveau de l’ensemble. Sans s’occuper des affinités, amitiés. Sans s’occuper des efforts fournis ni les récompenser.

Je suis en colère parce que certains parents sont démissionnaires, absents et que c’est jamais de leur faute, que leurs rejetons foutent le bordel ou ne foutent rien et que ce soit ma gamine qui paye pour eux. Je suis en colère face à une administration qui prend les élèves pour des pions, que les bons doivent relever le niveau des mauvais, que les bons servent à remonter des statistiques par classe.

Je suis en colère car on m’a menti en me vendant un emploi du temps plus lourd, un investissement plus important pour ma fille. On m’a assuré que ma fille serait accompagnée, soutenue. Le résultat est que je vais devoir pallier aux manques et erreurs de ce collège. Je vais devoir soutenir, accompagnée ma fille face à des difficultés supplémentaires que nous n’avons ni l’une ni l’autre choisie.

J’étais relativement satisfaite de ce collège en 6ème. Je suis de plus en plus déçue. Et je ne peux rien faire de plus pour changer les choses. La seule chose de positive, c’est que mes 3 autres enfants n’iront pas là. Un collège doit être construit dans notre ville. Et je serais parent d’élèves là bas. J’espère, alors, faire entendre ma voix. Que les bons ne soient plus punis d’être bons.


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L’instant – Bougie, anniversaire…

1 an. 1 an que je me raconte ici. 1 an que je soulage ma peine, raconte mes doutes, espère, rit. 1 an où je partage avec vous ma famille, mes idées, mes lubies. 1 an où je vous parle de mes enfants. 1 an que vous me lisez, vous me répondez.

Quand j’étais une petite fille, je lisais beaucoup. Je m’émerveillais devant ces auteurs qui écrivaient si bien. Je rêvais d’en faire autant. J’ai commencé au moins 25 romans. Qui se sont tous arrêtés à « Chapitre 1, Marcel était… ». Je pensais ne pas savoir écrire.

Et puis, il y a 1 an, poussée par Voilàpapa, Obiwanseb, Oceanellys, LN78990, Julesetmoa, Uhuhohak, Mmenbis j’ai ouvert cet espace. Petit à petit, j’ai appris à m’en servir (maitriser serait un grand mot). J’ai aussi un peu appris à m’y exprimer correctement. A mettre des photos. J’ai aussi fait des erreurs.

Mais je m’éclate. Si je vais bien aujourd’hui malgré une vie compliquée, c’est en partie grâce à cet espace. J’écris, ça semble vous plaire.

C’est mon 60ème billet. Ce qui veut dire que je ne publie de textes qu’une fois par semaine environ. Je vais essayer de m’améliorer. D’être plus présente. C’est pas gagné. J’ai une dizaine de brouillons en cours. Certains vieux de 6 mois. Mais le temps file à vitesse du vent.

Pour vous remercier de votre fidélité, de vos partages et puis parce qu’un anniversaire rime avec cadeau, je vais vous en offrir un. Et comme vous me connaissez bien, vous savez que j’ai un autre blog. Chiawaze. Je crée des bijoux, mobiles, objets de décoration… Et en parlant de bijoux, pour les 1 an d’ici, je vous propose de gagner une parure. Pour vous, à offrir (les boucles d’oreilles sont pas trop seyantes sur un homme). Ce sera une parure que je créerai pour vous, avec vos critères, vos couleurs. Elle portera le nom que vous aurez choisi quand je la mettrai sur les boutiques.

J’espère que ça va vous plaire. Alors, un commentaire, 1 chance de gagner. 1 partage, 1 chance supplémentaire. Mettez moi juste le lien. Vous pouvez partager où vous voulez (twitter, facebook). Vous pouvez aussi aimer la page facebook Chiawaze. Si on réussit à être 99 d’ici la fin du concours, je mettrai en jeu là bas une autre parure. Vous avez jusqu’au 27 septembre pour jouer.

Et MERCI !

 

Edit :

Et voilà ! J’ai enfin pris le temps de faire le tirage au sort. Random, à toi

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Il s’agit donc du commentaire n13 qui remporte une parure personnalisée. Chocophie, tu prends contact avec moi via Twitter et on en parle ?

Merci à toutes encore et à bientôt ici ou sur chiawaze.wordpress.com

 


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L’instant – Un nénuphar dans le coeur

Depuis ses 2 ans, ma fille part très souvent voir son père. N’étant en rien responsable de notre séparation, j’ai toujours essayé de privilégier leur relation vu qu’elle ne vivait pas avec lui.

Quand elle a eu 4 ans, pour des raisons professionnelles, nous avons dû déménager. Elle a donc pris l’habitude de prendre l’avion tous les mois toute seule. Les premières fois, j’ai eu un gros pincement au coeur en la voyant partir avec son étiquette autour du cou.  Et puis le temps a fait son oeuvre et j’ai rapidement pris le rythme. N’importe quoi quand elle était à Paris et strict quand elle était avec moi.

Les années ont passé. La famille s’est agrandie. Et puis, l’année de son CM2, elle a décidé de la passer chez son père. Un jour, je vous parlerai de lui. Disons, pour faire simple, que s’il est important d’avoir des liens avec son père, le quotidien avec est très loin d’une partie de plaisir. Cette année là, j’ai pleuré quasiment tous les soirs. Je ne vivais pratiquement que pour les moments où elle rentrait ici. Son père faisant barrage, je l’avais très peu au téléphone. J’ai du me battre pour avoir des infos de base pour l’école. Je n’ai, par exemple, jamais eu ses bulletins. D’où mon effarement à son retour mais bref.

Au bout de 7/8 mois, j’ai fini par m’adapter, envisager d’autres choses. Entre autre, arrêter mon activité professionnelle et envisager une dernière grossesse.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, pour des raisons diverses et pas toutes bonnes d’ailleurs, elle a décidé de revenir vivre avec nous en juillet. Je vous passe l’annonce au père par mes soins parce que sa fille avait peur de lui dire.

Quand elle est revenue, j’ai ressenti un soulagement intense. Physique même.

Et nous avons repris notre quotidien. Depuis 2 ans, malgré l’adolescence qui se profile à grand pas, nous nouons des liens privilégiés. Une complicité de plus en plus forte.

Il n’empêche qu’elle continue ses allers retours. Depuis environ 4 mois, à chacun de ses départs, je ressens quelque chose dans mon coeur d’étrange. Quelque chose auquel je n’étais pas habituée. Notre lien s’étire quand elle part. Et ça me fait mal. Physiquement. Je l’ai ressenti particulièrement pendant ce dernier mois d’été où elle était absente.

Et je l’ai ressenti ce matin. Dans la crèche où bébé chou va passer un peu de temps. Pendant qu’il jouait tranquillement.

Avec 2 de mes enfants, l’attachement est particulier. Et physique.

J’appréhende. Parce que ma fille pense repartir à l’issue du collège chez son père. Parce que bébé chou va grandir. Et que dans l’un et dans l’autre cas, leur bonheur passe par leur liberté.

J’appréhende parce que je ne sais pas comment je vais vivre avec ce nénuphar.