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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…

L’instant – La fessée

51 Commentaires

Il s’agit visiblement du sujet polémique de la semaine. En général, j’essaye d’éviter de mettre mon grain de sucre dans la soupe. Non pas que je n’aime pas la polémique (en fait, j’adore ça mais de vive voix) mais parce que globalement, j’ai le sentiment que l’intolérance grimpe à vitesse grand V. Et qu’il n’y a plus débat mais guerre d’idées.

Je suis contre la fessée. Et veuillez bien garder ceci à votre esprit. Il s’agit d’un geste violent, preuve d’impuissance, de colère, d’incapacité à gérer une situation difficile.

Ce matin, j’ai lu un billet d’une maman parfaite. Qui ne donne jamais de fessée à ses enfants. Qui parle, explique, punit ses enfants. Mais qui ne donne jamais de fessée à ses enfants. Je l’applaudis des 2 mains, pieds. Cette maman explique qu’elle ne comprend pas que certains puissent craquer et mettre une fessée à leur enfant. Pire, elle ne comprend ni n’accepte que ces parents s’excusent auprès de leur enfant et cherchent du réconfort auprès d’autres parents.

Ce réconfort je l’ai offert à une maman de twitter qui avait mis une fessée à son fils et à qui son « aveu » sur le réseau avait valu une vague de désabonnement.

Toi, la maman parfaite, vous ces gens qui abandonnez une maman face à sa culpabilité, qui êtes vous donc pour nous juger si sévèrement. Si violemment. Ne croyez vous pas que nous nous sentons pas suffisamment coupable pour que vous en rajoutiez une couche ? Votre jugement, vos paroles sont à mon sens aussi violent qu’une fessée.

Toi, la maman parfaite, vous ces gens si prompts au jugement, connais tu notre quotidien ? Que connais tu de notre vie, de nos difficultés ? Crois tu sincèrement, vraiment, que nous oubliions ces fessées données sous le coup d’une colère, d’une frustration, d’une incapacité à gérer une crise ?

Toi, la maman parfaite, vous ces gens si parfaits, vous asseyez votre enfant sur une chaise, vous lui  parlez, vous lui expliquez sa bêtise, son erreur. Votre enfant parfait vous écoute, opine. 1 fois, 5 fois, 50 fois vous répétez. Jusqu’à ce que la leçon soit retenue.

Depuis 5 ans, 5 longues années, je vis avec un enfant qui hurle. Tous les jours. Pour tout. Pour rien. Pour les ordres. Quand il avait 2 ans, il me fallait parfois 20mn pour l’attacher dans la voiture. J’ai la chance de visualiser les choses avant de les faire. Ce qui lui a évité de se faire arracher la tête, que je l’étrangle. Mais parfois, à mon grand désespoir, j’ai mis une fessée. Parce que je ne pouvais même plus penser rationnellement. Que mon épuisement, ma colère m’empêchait de penser, de réfléchir.

Je n’ai jamais demandé pardon. J’ai expliqué que ce n’était pas bien ce que j’avais fait. Mais demander pardon de quoi ? D’être humaine, perfectible ? Je n’oublie pas ces moments où j’ai levé la main. Je fais tout pour qu’ils ne se reproduisent pas. J’essaye de mettre en place des moyens, outils pour qu’ils ne se reproduisent pas. Mais je ne suis pas à l’abri.

Parce que oui, maman parfaite, tu ne connais pas mon quotidien, ma fatigue, mon ras le bol de ne pas avoir un enfant parfait. Je ne suis pas une maman parfaite, c’est sans doute pour cela.

Je remarque que l’intolérance, l’incompréhension, l’abandon de ce qui ne pense pas comme soi se généralise. Toi, la maman parfaite, tu fais sans doute partie de ces gens qui vont critiquer les mamans qui biberonnent, qui portent en babyprout plutôt qu’en écharpe, qui laissent pleurer leur bébé.

Mais qui êtes vous donc pour juger ainsi les autres ? Qui êtes vous donc pour être aussi violent avec d’autres parents ? Vous vous drapez dans vos principes, vos certitudes. Je vous souhaite du fond de mon coeur, qu’un jour, vous ne soyez pas confronté à vos contradictions. Qu’un jour, vous n’ayez pas à rechercher le soutien, l’écoute, le pardon d’autrui. Et que ce jour là, vous trouverez en face de vous des parents humains, ouverts. Qui ne vous jugeront pas.

Je suis contre la fessée. Et contre les cons. Dans le 1er cas, je crois au jour où cela n’existera plus. Dans le 2ème je suis nettement moins optimiste. Je dirai même qu’il y a prolifération (jugement, violence toussa et j’assume).

 

PS : Les commentaires de ce blog sont ouverts. Les critiques, remarques sont les bienvenues. En revanche, je ne tolèrerai pas l’irrespect, les attaques gratuites et autres. Ils seront supprimés.

 

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51 réflexions sur “L’instant – La fessée

  1. Bravo et merci pour ce billet.
    Je suis contre la fessée, c’est clair, mais je suis aussi contre les jugements à l’emporte pièce et l’intolérance (même si parfois je m’emballe vite aussi). Personne n’est parfait faut arreter de se leurrer. Des erreurs on en fait tous.
    Bisous ma belle !!

  2. J’aurais pas dit mieux ! Ma fille n’a que 2 ans (enfin presque:)) et déjà je ressens par moment ce sentiment d’impuissance et d’énervement qui me pousse parfois à des gestes trop « violents » ou en tout cas brusques à mon goût… Je n’ose pas le dire à mon mari le soir tellement il est contre et persuadé qu’on peut faire autrement, mais moi qui suit 24h/24 avec elle je n’y arrive pas…
    Alors merci et bon courage pour ce quotidien si difficile
    Clémence

    • oui on peut faire autrement Mais je défie quiconque après avoir passer une journée à gérer un enfant déchaîné comme ils savent l’être de ne pas avoir la main qui chauffe.
      Et en fait, le soucis est dans le jugement porté sur ces gestes
      Bisous et surtout bon courage à toi

    • Si je puis me permettre : parles en à ton mari. Pour lui dire que tu as besoin de son soutien, que tu as aussi besoin de décompresser et de te détendre (un genre de jour de congé, si tu veux), et que lui peut t’offrir ce jour, soit en posant des congés, soit en payant qqn pour garder votre enfant une journée de temps en temps.
      J’ai connu les gestes violents de ma part, envers mon enfant, alors que je suis non violente. C’est dur d’admettre qu’on n’est pas parfaite et qu’on n’est pas wondermaman, mais si tu peux éviter de craquer…

      • oui je suis d’accord avec ça Le soutien l’écoute sont indispensables pour souffler.
        Et je suis sure que ton mari sera prêt à t’écouter
        Et je suis convaincue, enfin, de la nécessité du jour de congé pour maman au foyer 🙂

  3. bravo et merci d’avoir écrit ce billet, il est for te beau. Idem, je suis contre, la fessée, les gifles encore plus, j’en ai trop pris !!! mais il est vrai qu’il m’est arrivé de donner une claque sur le cul et je n’en veux à MORT, je n’étais dit jamais, j’ai honte de moi. Mille bises

    • Il ne faut pas avoir honte Nous ne sommes pas parfaites et c’est bon aussi pour nos enfants de nous voir avec nos failles
      Le principal, à mon sens, est d’expliquer et se dire « je ferai autrement la prochaine fois » En général ça marche
      Bisous ❤

  4. Ah Ah je t’aime de plus en plus ! merci pour ce billet ! Cette prolifération de mamans parfaites avec des enfants parfaits me file des boutons ! L’intolérance , la pensée unique sont de plus en plus présents sur twitter ! sur tous les sujets ! et j’en ai franchement ras le bol ! heureusement des personnes comme toi et quelques autres restent humaines et franches sur leurs difficultés ! et partagent en toute sincérité ! alors moi je te dis bravo !

    • Merci beaucoup !!!
      La pensée unique C’était le terme qui me manquait Oui j’ai le même sentiment que toi et je commence à saturer
      Les billets polémiques risquent de se multiplier 🙂
      Bisous à bientôt
      PS un thé à la rentrée ça te dirait ?

  5. Super billet, comme à ton habitude ❤

  6. Bravo!!!!!

    La guerre esr déclarée au « cons » de toutes nature…la prolifération de la pensée unique a fait des dégats en 1933 en allemagne nazi mais aussi dans les dictatures communistes mais aussi chez nous en france l’intolérance a fait son chemun dans beaucoup d’esprit fermé et rigide.

  7. Tout est bien dit. Je ne suis pas encore maman mais j’ai été élevée par des parents qui étaient contre les gifles et les fessées. Pourtant, parfois, quand ma soeur et moi allions trop loin et que rien ni personne ne pouvaient nous raisonner, nous recevions une fessée. Je n’ai ai pas eu souvent, donc je m’en souviens très bien. Car ça marquait de très grosses bêtises. Et adulte, je pense que ces fessées étaient tout à fait justifiées et on permis que je ne recommence jamais une bêtise ou un gros mensonge. On n’éduque pas les enfants par les coups, mais très très occasionnellement, je pense que ça peut faire partie de l’éducation pour marquer les limites (mais bon…. je crois que beaucoup d’enfants n’ont plus de limites !)

    • Je comprends Même si, malgré tout, j’espère qu’il existe d’autres moyens que la fessée pour faire comprendre à un enfant qu’il va trop loin.
      Dans mon contexte familial, je ne l’ai pas trouvé en dehors de mettre le fauteur de troubles dans sa chambre. Ce qui ne marche pas toujours.
      Pour les limites, à l’usage, et j’ai des limites très fermes, on se rend compte que tout n’est pas si simple. Je suppose que certain(e)s en me croisant dans la rue avec mon 6 ans hurlant, se roulant par terre, voir me tapant, doit se dire que je n’en donne pas beaucoup à mon enfant. Et pourtant…
      Merci d’être venue témoigner
      A bientôt j’espère

  8. Merci pour ce billet qui me touche.
    Contre les jugements à l’emporte-pièce ! Pour plus de compassion et de solidarité !

  9. j’ai beaucoup aimé ton billet. Je ne suis évidemment pas pour que la fessée soit un mode d’éducation mais j’avoue que ma fille qui a 14 ans maintenant,en a pris 3 ou 4.J’étais une jeune maman,seule avec une enfant colérique qui jetait par terre à la moindre contrariété, qui hurlait et qui ne dormait pas . Alors oui, j’ai craqué quand elle poussait le bouchon trop loin et que j’avais expliqué une bonne dizaine de fois car je pense qu’un enfant comprend parfaitement ce qu’on dit mais qu’il a besoin de tester nos limites pour se rassurer et voir juste ou il peut aller.(Et après une journée de travail, une nuit sans sommeil et autre soucis, nos limites a nous sont basse).et j’avoue sans soucis que je ne suis pas parfaite et que les soi disant parfaites m’horripile au plus haut point.

    • j’ai eu la chance seule avec ma 1ère fille d’avoir un ange
      Du coup, je suis tombée très bas de ma chaise quand mon fils a ébranlé toutes mes certitudes.
      La perfection n’est pas bonne Et les mères parfaites m’énervent de plus en plus Si au moins elles gardaient leur perfectitude, mais non elles partagent et te font la leçon
      Merci d’être venue

  10. Merci ! J’aimerais tellement qu’on arrête de se juger les uns les autres, on serait tellement plus zens…
    Je suis contre aussi évidemment… Mais je peux pas dire que ça ne m’est pas arrivé, parce que je craque, parce qu’il m’en fait voir de toutes les couleurs… et bien sûr c’est d’une inutilité complète… Et après j’ai pleuré, et après j’ai mis des coups de poings et des coups de tête dans le mur… Parce que je m’en voulais, parce que j’avais honte, parce que je me sentais comme la pire des mères…
    J’en ai toujours honte… mais je suis à bout…

    • Comme je te comprends 😦
      Mais je pense qu’il ne faut pas culpabiliser à ce point
      Ce n’est pas ça que tu veux faire Sauf qu’à ce moment là, cette journée là, ça s’est passé comme ça
      En plus pour l’instant c’est compliqué Tes petits sont rapprochés en âge Et on ne peut pas tout gérer dans la sérénité parfaite.
      Ne sois pas aussi sévère avec toi Les autres le seront toujours assez
      Et si tu as besoin, tu me toques On est pas si loin Tu viens je viens Un thé On pleure et on rigole
      Sans jugements
      Et si tu es à bout, encore plus Je connais bien ce sentiment Alors n’hésite pas
      Je t’embrasse

  11. Bravo pour ce billet, qui prouve une grande ouverture d’esprit… on a tous nos moments de faiblesse, et il est normal de « craquer » parfois, le tout étant de ne pas sombrer dans la violence gratuite, qui elle pour le coup est réellement destructrice.
    Hier, suite à ce sujet d’actualité, j’ai eut un échange un peu houleux avec 2 amis sur Facebook… honte à moi de dire que je condamnais le fait qu’un père de famille ait osé donner une fessée et se fasse condamner par un tribunal… le raccourci a été que je votais FN ! Woaw… visiblement, les plus intolérants et violents sont finalement ceux qui se veulent un peu trop prudes…
    Je suis contre la fessée, mais j’avoue moi aussi en avoir mis… et m’en être voulu… et avoir expliqué par la suite à mes enfants pourquoi ils l’avaient reçu (même si parfois, c’est simplement de l’épuisement).
    J’ai également donné l’exemple de connaissances, dont les enfants auraient largement mérité une fessée, vu que le dialogue ne fonctionnait pas.
    Ces relations (je n’ose plus dire « amis »), qui ont appliqué ces principes très moralisateur de « dialogue », « écoute », « explications à outrance » à la lettre, ont une conception, finalement tout aussi violente de l’éducation… c’est la « mise en cage »… en effet chez eux, afin que les gamins ne fassent pas de bêtisent, ils les ont pendant très longtemps, cantonné dans un coin de la maison, délimité par des barrière en bois de 60cm de haut, type parc pour bébé, où à l’intérieur c’était un no-man’s land…
    Le souci, c’est que ces gamins, une fois sorti de leur « cage », étaient ingérables et ingérés (seulement par des petites phrases dont ils se foutaient éperdument).
    On en arrivait où j’en étais malade de savoir qu’ils venaient à la maison, à cause des conneries sur lesquelles les parents étaient incapables d’agir et de mettre un frein : lancer des petites voitures en métal contre un aquarium d’eau de mer de 1000L, contre la TV, les meubles, les baies vitrées, les murs, sauter sur les canapés et les lits, jouer au foot comme des tarés dans la maison, casser systématiquement les jouets de mon fils (soi-disant par maladresse…)…
    Bref, ce n’était plus un problème d’éducation, mais d’élevage à ce niveau là.
    Jusqu’au jour où j’ai pété un câble, menacé de me charger de leur « fritter les fesses » s’ils ne tenaient pas leurs gamins chez moi, et j’ai osé (ainsi que ma femme qui pourtant était vachement plus tolérante que moi) dénoncer cette éducation un peu trop angélique et idéaliste, et qui n’était pas adaptée à ces gamins là…
    Les parents l’ont mal pris, mais avec le temps se sont rendu compte que le manque d’autorité, non seulement nuisait aux gamins, mais également à leurs relations avec les autres (pas seulement nous), et surtout, a failli faire exploser leur couple…
    Aujourd’hui les gamins ne sont pas mal traités, mais font face à un peu plus d’autorité… ce n’est pas encore l’extase, mais les gamins son un peu plus « cadrés », et du coup, les relations se sont bien apaisées…
    Comme quoi, « l’autorité » (sans parler « d’autoritarisme »), ça ne fait pas de mal…
    Pour conclure, voici une phrase que j’avais sorti à ces personnes, et qui pourrait faire office de dicton (j’en suis fier, elle est de moi ) : « L’autorité sans amour, c’est la Dictature – L’amour sans autorité, c’est l’Anarchie »…
    Il faut donc savoir trouver le juste milieu… et perso, mes gamins, chaque jour me témoignent de leur amour, je suis fier d’eux et ils le savent, tous les matins j’ai droit à mon câlin, tous les soirs je suis accueilli à bras ouverts… et pourtant, il leur est arrivé de prendre une tape sur les fesses !

    • Très bon dicton
      Les limites sont très difficiles marquer Surtout avec un enfant et on est très vite débordé.
      Et comme tu le dis à la fin de ton com autorité (et pas obligatoirement fessée) va souvent de paire avec apaisement.
      Mais tout n’est pas si rose. Nous sommes très autoritaires et la différence de notre enfant fait que ça ne fonctionne juste pas
      Merci de ton retour

    • A l’inverse (mode avocat du diable on) j’ai vu un gamin d’amis proches « corrigé », j’entends encore le claquement de la main de l’adulte sur celle de l’enfant qui devait avoir 3 ans, la marque rouge vif, et pas un cri, pas une larme… et les bêtises qui recommencent deux minutes après avoir quitté le coin où il avait été mis (à savoir, frapper ma fille du même âge au visage avec des petites voitures). Les parents en étaient arrivés là car « rien ne marchait » (je précise que ce sont des parents attentifs, pas du tout laxistes etc), mais force est de constater que « ça » non plus ne marchait pas. Aujourd’hui il a 5 ans, c’est toujours un enfant très dur, que nous redoutons de voir, mais dont les parents ont toute notre compassion: pour eux, c’est très dur aussi.

      • Nous sommes dans cette configuration Rien ne fonctionne Nous savons que la fessée ne fonctionne pas Je tape sur le canapé Ma main est gonflée pour cause de défoulage sur le mur Et ça ne change rien
        Donc les limites oui mais parfois, pour une raison ou une autre, ça ne fonctionne pas Et la fessée non plus
        Dans ces cas là, quelle solution ?

  12. Alors voilà moi je suis une « ovni » car j’ai moi aussi mis de petites fessées à mes enfants, très peu mais quand même, mais alors je n’ai aucune culpabilité ni sentiment de honte et je ne m’en excuse pas. Nous avons vu hier au soir les informations et là ce sont mes enfants qui ont pris ces fameuses fessées qui ont réagit en me demandant si elles en avaient pris beaucoup : pour preuve de leur traumatisme elles ne s’en souviennent même pas! et de dire qu’ elles ne se sentaient ni malheureuses ni moins aimées et que si elles les avaient prises c’est qu’il y avait une raison.
    Je n’ai pas pris plaisir à leur mettre une fessée(c’est vrai une tape sur les fesses a de quoi marquer à vie!) mais je l’ai fait et mes filles m’aiment et vont bien!
    Bon courage à tous les parents, j’ai fait et fait toujours du mieux possible pour mes enfants que j’aime pardessus tout, avec mes faiblesses, mes erreurs et surtout tout l’amour possible.

    • Je pense que c’est bien de prendre les choses ainsi En revanche, clairement, je ne cautionne pas la fessée comme méthode éducative.
      Je crois en l’escalade des réactions Et quelle est la limite ?
      Mon billet, s’il parle de la fessée, aurait pu porter sur l’allaitement (billet prévu) Le fond est le jugement porté sur les parents qui comme tous les autres ne veulent pas mettre de fessée et qui sont jugés car un jour ils ont craqué et se sentent mal.
      Le principal est de faire du mieux que l’on peut et ça, j’en suis sûre, fait la différence
      Bisous

  13. Juste un merci du fond de mon coeur ! Moi aussi je suis contre la fessée mais il arrive que parfois je craque et n’arrive pas à contenir ma colère !
    J’aimerai ne pas brusquer ma fille, j’aimerai ne pas lever la main sur elle …. et j’y travaille !
    Courage à vous tous les parents

  14. Ma petite fée est toute jeune ( 2 mois) donc le temps de penser fessée est encore loin. Je n’aime pas la violence, sous toutes ses formes. Mais je pense qu’une fessée ( je ne parle pas de parents qui frappent leur enfant) fait plus de mal au parent qui la donne qu’à l’enfant qui la reçoit. Et surtout qu’on ne juge pas les gens juste sur un moment de faiblesse, sans connaître son vécu

  15. Comme tu l’as vu hier, j’ai lancé la discussion sur ma page Facebook et je me suis retrouvée face à de la violence verbale ! Moi qui voulait juste échanger sur le sujet, je me doutais au fond de moi que ça allait faire réagir mais de là à s’en prendre à ma manière d’élever mon enfant là j’ai du mal à comprendre 😦 j’ai donné mon point de vue sur mon blog aujourd’hui parce que je suis peut être naïve de penser qu’on devrait pouvoir discuter sans agresser ni juger, et surtout qu’on peut apprendre encore et toujours en se remettant en question. Bisous ma belle

    • Alors non je n’ai pas vu la discussion sur FB J’ai lu ton billet en revanche
      Nous sommes très rares à accepter la contradiction, à accepter l’autre et ses principes.
      Nous sommes trop souvent jugés 😦
      Bisous

  16. Merci pour ce billet et le ton très juste sur nos faiblesses. Une maman pas parfaite mais qui essaie au maximum de se contrôler au quotidien avec son petit monstre.

  17. J’ai du mal à croire au concept de mère parfaite quand celui-ci s’accompagne de si peu d’empathie. Quelque part ça va pas ensemble dans mon petit cerveau 🙂

    Ceci posé, ton billet est parfait, lui: il dit l’idéal, il dit les limites, il dit l’impuissance parfois, il dit la vie, tout simplement.

    • Bah déjà mère et parfaite m’effraie comme concept 🙂
      Et mon cerveau semble fait sur le même modèle que le tien.
      Merci C’est en tout cas notre vie et la mère parfaite j’aimerais bien la voir à la maison en ce moment pour rigoler

  18. Très bon ton billet.
    On se construit en tant que parents tous les jours, avec des hauts et des bas, et c’est ça la vie.
    Les réseaux sociaux ne sont qu’un reflet de la « Vraie Vie » hein, celle où les cons nous entourent et nous jugent à longueur de temps. Avec le temps, j’apprends à faire fi des autres et de ce qu’ils pensent, mais c’est long !
    Courage à toi j’ai vu qu’en ce moment c’est dur,
    Bises
    Gaëlle

    • Merci
      En fait, je crois que mon expérience se fait beaucoup dans la douleur avec beaucoup beaucoup de bas.
      Et si moi je trouve un équilibre (mais comment je fais ?) c’est vrai qu’en ce moment c’est l’enfer ici
      Merci encore bisous

  19. Merci pour ton billet, merci du soutien. Il y a des moments tellement durs avec mes deux jeunes enfants. Je m’étais dit jamais de fessée, jamais de geste violent. Je me suis vue partir, je me suis vue dépasser ma propre limite, je pense que je n’ai pas fini de m’en vouloir. Et il me semblait évident qu’en des moments pareil, on a besoin de réconfort, de réflexion, et de solution, pas de jugement… Je pense qu’il faudra que j’en parle sur mon blog aussi 🙂

    • Essaye de ne pas t’en vouloir Je sais que c’est compliqué Mais le quotidien à la maison avec des enfants c’est tuant
      Je t’envoie plein de câlins virtuels et j’espère que tu trouveras auprès des tiens et tes amis l’écoute l’empathie le réconfort dont tu as besoin
      Et si tu veux en parler, je suis là
      Je t’embrasse

  20. J’avais en tête un billet sur le sujet moi aussi, malgré le fait que j’évite en général les sujet à la mode et prompts à l’emportement. Je ne pense pas que j’aurai mieux écrit les choses, si tu n’es pas une maman parfaite ton article l’est!
    Ah le net quelle belle invention, qui permet plein de super choses….mais qui permet aussi de faire ressortir ces comportements violents et ses critiques et dialogues de sourds! Un monde sans con….malheureusement je n’y crois pas!

    • Je suis sure que tu aurais eu plein de choses à dire pour compléter J’ai été prise dans mes émotions et du coup je n’ai pas pu exprimer tout ce que j’avais sur le coeur
      Merci en tout cas
      J’espère toujours malgré moi Je suis une grande utopiste 🙂
      A bientôt

  21. J’ai bien apprécié de lire ton article, je partage le même avis que le tien.
    Je suis contre la fessée et pourtant j’en ai donné en m’en voulant instantanément alors que mon fils me poussait à bout.
    Mais elles n’ont pas changé le comportement de mon fils, trop petit ?
    Bref j’ai opté pour une tape sur la main quand je dis la 10ième fois « non » et là pareil : aucune amélioration. Au contraire, il s’est mis à me donner une tape sur le bras. Oups…
    Alors j’ai tout arrêté. Quand il fait une bêtise, je prends sa main pour attirer son attention et j’explique. Je ne peux pas dire que ça porte ses fruits pour le moment, mais il semble écouter, parfois.
    Pour les moments où il est intenable à hurler comme un cochon qu’on égorgerait, je le déshabille en vue d’une douche pour le détendre. J’attends pas spécialement que l’eau soi chaude. J’habite en Guadeloupe, on peut pas dire que l’eau soit glaciale. Mais cet effet « douche froide » le calme en 10 secondes et il peut enfin se détendre… et moi aussi.

    Tout comme toi, je ne suis pas très optimiste sur un monde sans cons… Tentons quand même !

    • On est d’accord sur tout 🙂 La diversion donnée par la douche est une bonne tactique je pense. Ici il fait bien trop froid l’hiver (d’ailleurs tu me fais rêver avec tes photos Je suis venue 2 fois en Guadeloupe et j’adorerai m’installer là bas)
      Tentons ensemble A force on finira bien par arriver à les changer (je rigole)
      Merci d’être venue

  22. Je lis ton blog avec toujours autant d’intérêt… Merci encore une fois pour ce billet, bon courage pour ton quotidien. Le jugement des autres n’a pas d’importance, essayons de garder ça à l’esprit. L’essentiel est de rester intègre et savoir se remettre en question de temps en temps. Etre maman est le travail le plus difficile que j’ai jamais fait mais au final tous les soirs je me dis que c’est la seule chose qui vaut vraiment la peine de se donner du mal … Je t’embrasse.
    La pipette

    • Si je sais que le jugement des autres n’est pas important il est parfois très lourd. Mon refus de mettre des fessées à mon fils quand il fait une crise dans un magasin a souvent été l’objet de jugements.
      J’aime mon travail de maman aussi. Je voudrais juste qu’il soit plus facile parfois et que je n’ai pas à autant me battre pour le bien être de mes enfants.
      Merci de me lire et merci de ton soutien.
      Je t’embrasse

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