instantdeparents

Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


9 Commentaires

L’instant – Blogueuse or not blogueuse

L’année dernière à cette époque, mon fil twitter était envahi par une série d’hashtag un peu cryptique pour le bébé que j’étais concernant la blogosphère. #efluent #efluentmum revenaient le plus souvent. En général, associés à une marque souvent connue en matière de puériculture. J’ai fini par comprendre qu’il s’agissait d’un rendez vous pour les blogueurs parentaux autour de marques. Et on entendait principalement parler de cadeaux. Pratiquement que des cadeaux. De la part des marques.

Comme certaines, ce matraquage publicitaire m’a un peu saoulé. Je n’étais pas sur Twitter pour y retrouver en photos les mêmes jouets/produits que je voyais à la télévision.

Entre nous, et si je suis honnête, une part de moi était jalouse. Jalouse de ne pas compter (2 mois de blogs à l’époque je rappelle), jalouse de ne pas manger de petits fours en rigolant avec le dessus du panier. Jalouse de ne pas crouler sur les cadeaux en rentrant chez moi.

Et puis, j’ai découvert avec des amis ce qu’était cet évènement. Je me suis renseignée.

L’efluent Mum c’est surtout l’occasion d’assister à des conférences. De rencontrer des intervenants pointus qui interviennent sur tous les sujets concernant la blogosphère et le net au sens large. Cette année, il y a une conférence sur la façon d’articuler vie pro et vie perso. C’est aussi l’occasion de rencontrer en vrai les copains virtuels. De se confronter à la réalité de l’amitié virtuelle. Pour avoir déjà pratiqué, je n’ai jamais été déçue. C’est l’occasion d’échanger des trucs et des astuces autour des blogs.

Et puis, c’est aussi l’occasion, ne nous leurrons pas, de rencontrer des marques. De présenter son blog. Et bien souvent, c’est là que le bât blesse. Et ça a été pour moi l’occasion d’une grosse réflexion. Est ce que je veux que mon baby blog (14 mois c’est encore un baby) devienne une vitrine ? Non, clairement non. Est ce que je vais bouder ces marques qui viennent nous présenter leurs produits en espérant que je ferai le relais auprès de vous ? Non, clairement non. Je vais juste continuer à faire ce que j’aime faire. Bloguer, écrire, présenter ce que j’aime. Et dire quand j’aime pas.

Je me suis donc inscrite à l’EfluentMums2. Avec plaisir. Avec joie. Je twitterai les contenus des conférences. Je rencontrerai IRL plein de gens et je ferai plein de photos IG. Je rencontrerai les marques et je parlerai avec elles. Surtout celles que j’aime (Sylvanian et Sentosphère si vous m’entendez vous êtes sur les listes du père noël ici). Je participerai aux jeux où les lots seront utiles à moi et ma famille (En fait, je ne suis pas joueuse). Je donnerai mes sous pour la tombola qui est organisée pour l’association Les Rois du Monde (et oui, ce n’est pas uniquement du commerce et les marques participent aussi à cette générosité).

Je serai moi. Comme d’habitude. Je ne bouderai pas mon plaisir à être accueillie par des gens qui se décarcassent depuis des mois autour de ce projet. Qui se décarcassent pour  nous gâter avec des conférences passionnantes, avec des rencontres qu’on ne fera pas demain, avec des cadeaux sans contre partie. Merci à eux.

Je ne suis pas une Efluent trop connoté Influente (petit bémol dans la com à mon sens ce nom). Je suis une mum et j’ai hâte de partager tout ça avec d’autres mums et dads.

Et vous ?

Publicités


9 Commentaires

L’instant – Une flamme dans mon coeur

Il y a des moments dans ma vie où je me demande comment je vais tenir. Si même je vais réussir à tenir.

Il y a des moments, des semaines, où Gabriel perd complètement pied. Où on le regarde s’enfoncer dans la colère, l’angoisse sans pouvoir lui tenir la main.

Aujourd’hui, cette semaine, ce mois est une période compliquée. Je ne sais pas comment je vais tenir. Ni même si je vais réussir. Aujourd’hui, après la très violente crise de Gabriel, je me suis sentie vidée, fatiguée. Je me suis sentie seule, angoissée, à bout. Nous nous sommes même interrogés sur son autonomie future.

Et puis j’ai envoyé Gabriel aller chercher le courrier. C’est une tâche qu’il affectionne. Il en est revenu avec 2 colis.

Nous avons ouvert premier ensemble. Il venait d’Angleterre. J’ai bien pensé à quelqu’un mais elle n’a pas mon adresse. Et au moment où nous avons ouvert le carton, j’ai pleuré. Au grand désarroi de Gabriel.

Des caramels. Plein de caramels. Et dans une boite, des caramels Quality Street, que Drenka a mis de côté. Elle ne les mange pas et nous avions parlé que c’était mes préférés.

Au delà des caramels, Drenka, tu m’as offert aujourd’hui où j’en avais terriblement besoin, de l’espoir, de la joie, de l’amitié.

Aujourd’hui, tu m’as offert la force de continuer. Pour ça, je te remercie (mon dentiste aussi). En fait, je ne peux même pas te remercier pour tout ce que tu m’as offert aujourd’hui. C’est au delà des mots.

Tu as ravivé la flamme dans mon coeur.


15 Commentaires

L’instant – Colère

Après avoir été quelques jours profondément abattue, je me lève ce matin en colère. Et ma colère est comme une vague. Lointaine, juste un écho ce matin, elle gonfle quand passent les heures. Elle gonfle de plus en plus. Il me semble qu’elle va tout emporter.

Je suis en colère contre mon ado et son père. Elle est déprimée depuis quelques temps. Isolée, elle ne trouve pas sa place dans cette 4ème. Du coup, elle nous sollicite. Nous l’emmenons tous les matins et allons la chercher tous les soirs au lieu qu’elle prenne  le bus. Quand c’est possible, elle ne mange pas à la cantine. En échange, j’ai quoi ? Juste son désir d’aller vivre chez son papa !!!!!!!!!!!!!!! Putain, mais je suis quoi moi ? Juste bonne à essuyer les plâtres, à accompagner, à soutenir, à encourager, à porter. OK OK elle n’a pas demandé à venir au monde, à ce que je fasse tout ça. OK OK elle vit des trucs compliqués. OK OK son père est loin, elle ne le voit pas comme elle le voudrait. Mais bordel, est ce que ça empêche de prendre conscience qu’en face, je suis là ? Que je souffre pour elle, qu’à un moment, je vais arrêter d’ouvrir mon coeur, mon porte monnaie, mon temps. Oui, je suis en colère qu’elle ne reconnaisse pas ce que je fais. Et si c’est injuste, et bien MERDE. Je m’en occupe depuis qu’elle est née. Son père n’a été là que lorsque ça l’arrangeait. Alors j’aimerais bien qu’elle se dise « Bon, j’adore mon père mais ma mère est là, elle s’occupe de moi au quotidien et elle ne mérite pas mon attitude ». OK OK je rêve et je la comprends. Mais, je souffre moi aussi !

Je suis en colère contre les institutions médicales. Contre les pédiatres, les généralistes, les psychologues, les spécialistes que nous avons vu, que nous avons alerté, qui ont toujours refusé de nous écouter. Qui ont toujours refusé de m’ECOUTER. D’ECOUTER MA SOUFFRANCE. Qui ont minimisé, qui m’ont accusé, qui n’ont pas cherché. A cause de qui nous avons perdu tellement de temps. Tellement d’énergie. A cause de qui nous avons perdu tellement d’amour.

Je suis en colère contre mon fils. Parce qu’il ne comprend pas. Parce qu’il n’est pas ce que nous attendions. Parce que sa vie ne sera jamais celle que nous aurions voulu pour lui. Parce que tout sera toujours plus compliqué pour lui. Parce qu’il va nous falloir tout l’amour, toute la patience, toute l’énergie possible pour l’accompagner, le soutenir, l’aimer, l’encourager, le porter pour qu’il suive son chemin.

ET JE SUIS EPUISEE

Je suis en colère contre moi. Parce que je n’ai pas su insister. Parce que je n’ai pas hurlé de colère contre tous ces médecins comme je hurle sur mes propres enfants. Parce que j’ai encaissé leurs accusations, leurs reproches, leurs sermons sans réagir. Parce que l’on me décrit comme une personne forte, avec une volonté de fer. ET QUE JE NE SUIS PAS CA.

Je suis comme mon fils. Perdue dans mes pensées, dans mes désirs, mes envies.

Mon fils est handicapé. Il n’aura jamais tout ce que vous vous pouvez espérer pour votre enfant. Chaque instant sera un combat.

ET JE SUIS EN COLERE. JE VOUS DETESTE. JE VOUS ENVIE.

JE VEUX QUE L’ON ME RENDE MON FILS. S’IL VOUS PLAIT.

 

EDIT : Si vous avez envie de m’aider, partagez ma colère, faites la connaitre. Commentez aussi, j’ai besoin de vous.


Poster un commentaire

L’instant – Quand les parents parlent

Je ne sais pas si tu te souviens, l’année dernière, ici, je rejoignais un collectif de parents très inquiets sur la réforme des rythmes scolaires qui se préparait.

Nous étions d’ailleurs bien rares ceux à s’interroger, s’inquiéter, vouloir faire bouger les choses. Tellement rares d’ailleurs, que la réforme est passée comme une lettre à la poste.

Et nous voilà, 3 mois quasiment après la rentrée scolaire, avec une fronde des parents, des enseignants, contre cette réforme.

Pour les municipalités qui l’ont mise en place (et qui ne sont pas revenues en arrière, rares il est vrai) il a fallu mettre en place des activités dans l’urgence, trouver des animateurs. Disons le carrément, au mieux un gros bordel, au pire une catastrophe.

Une réforme des rythmes scolaires s’imposait. Mais pas comme ça. A l’arrache, sans préparation, sans concertation. Sans penser aux coûts. Sans penser que certaines municipalités se foutent du secteur école/jeunesse. Sans penser qu’il y avait peut être d’autres façons de faire.

Demain, mes enfants n’iront pas à l’école. Oui, parce que je peux les garder. Mais je serai devant l’école comme tous les matins à 8h45. Pour expliquer la raison de mon mécontentement. Pour parler avec des parents qui emmènent leur enfant à l’école. Parce que l’année prochaine, quand la réforme va être appliquée, que leur gosse se retrouvera tous les après midi sous la flotte faute de suffisamment de structures, bénévoles, associations pour les accueillir, ils râleront.

Je suis en colère contre cette réforme qui va à l’encontre de l’intérêt des enfants. Je suis en colère contre ces parents qui ne bougent pas tant que leur intérêt personnel n’est pas touché. Le jour où une vraie réforme des rythmes touchera les sacro saints 2 mois et quelques de vacances d’été, là ils réagiront (ainsi que l’industrie du tourisme qui milite ardemment pour le maintien de cette bêtise). Je suis en colère car l’année prochaine, en tant que parent d’élève élu, je serai sollicité par ces parents qui se plaindront que leur enfant est fatigué, que leurs impôts ont augmenté pour financer la garderie de leur enfant.

Cette réforme a été faite sur la base d’une bonne idée. Mais trop vite mise en place, sans réflexion, on court gentiment vers la chien-lit.

Tout ça au nom de quoi ? L’intérêt individuel, le manque d’implication collectif. Et les victimes ? Nos, vos enfants.

J’avais tout bien préparé, argumenté ce billet. Au final, il part dans tous les sens. J’en suis désolée. En ce moment, je suis en colère, brouillonne. N’hésitez pas à commenter pour dire ce que vous pensez de cette réforme.


8 Commentaires

L’instant – Témoignage et inquiétude

Pour pouvoir aider Gabriel, j’ai contacté via Facebook des associations ici et j’ai aussi été mises en contact avec une maman.

La partie médicale est sur les rails. Nous avons quitté le CMPP, une psychologue spécialisée vient demain à la maison nous rencontrer pour faire un petit bilan, nous aider, nous orienter. Le dossier « médical » de Gabriel est en cours de transfert chez la pédiatre et l’orthophoniste doit s’en rapprocher pour ensuite me fixer un rendez vous. Nous, parents, avons un rendez vous chez une psychologue pour que nous puissions vider notre sac d’inquiétude, d’angoisse, d’interrogations, de colères.

La partie émotionnelle, si elle va être prise en charge, n’en reste pas moins la partie la plus difficile.

Aujourd’hui, le papa de Gabriel avait prévu de manger au MacDo avec les 3 petits pendant que je passais du temps avec mon ado, qui en a bien besoin. Sauf que Gabriel a commencé une grosse crise avant de partir. Et que le MacDo était blindé. Donc demi tour. Et Gabriel n’a pas supporté. Du tout.

Depuis quelques jours  nous le sentons très angoissé. Pas bien dans ses baskets. Il crie énormément, il est très tyrannique (à la minute, il refuse mon menu du soir et me donne l’ordre de faire autre chose). Je ne sais pas ce qui le rend si mal. Il est dur, malheureux, triste.

Tous les témoignages que je recueille sont unanimes. Le combat promet d’être long, difficile. Les structures se tirent dans les pattes, sont hors de prix ou  non adaptées. Les parents sont seuls. Isolés socialement car on leur tourne le dos face à la différence de leur enfant. Isolés médicalement car il n’y a rien ou presque pour soutenir les familles. Dans notre malheur, face à une maman en particulier, je me rends compte à quel point nous avons de la « chance ». Oui, de la chance, c’est malheureux de dire des choses pareilles. Mais l’autisme non spécifique dont souffre son fils est très très lourd à gérer et elle est seule pour le faire.

Ma nature est de me révolter. Contre les injustices. Contre l’intolérance. Mais je suis très très inquiète pour l’avenir de mon fils, de mes autres enfants. Pour mon avenir même.

Comment réussir à tout concilier sans y laisser ma santé physique et mentale ?

Je ne sais pas. Mais je commence à douter de moi.

 


9 Commentaires

L’instant – On nous prend pour des cons

Dire que je suis en colère en ce moment, ce n’est rien de le dire. Beaucoup de choses participent à cet état. Le collège, l’école primaire, le CMPP (je reviendrai sur tous ces sujets, un jour). Mais il y en a un qui me soule particulièrement en ce moment. Et pour lequel, malheureusement, je ne vais rien pouvoir faire.

Regardez cette photo :

DSC_0295

 

 

 

A priori, ces 2 produits sont identiques. Même composition (ou presque, le grand format ayant du parfum en plus), même marque, même numéro de début de code barre (871) indiquant une fabrication aux Pays Bas.

Leurs différences ?  L’un fait 500ml et l’autre fait 600ml+150ml gratuit. L’un, le petit, a été acheté au Auchan du coin. L’autre a été acheté à la frontière espagnole. L’un est donc Français, l’autre Espagnol. L’un a été payé 5€. L’autre, 2.89€.

Si vous pensez qu’ils ‘agit du plus petit, non. Il s’agit du grand produit espagnol. Qui contient donc plus de produits.

Alors je ne suis pas économiste. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants des politiques marketing, publicitaire ou autre des marques.

Tout ce que je vois, c’est qu’un même produit, fabriqué au même endroit est vendu 4 fois plus cher en France. On va me dire, qu’en Espagne, le niveau de vie est moins élevé qu’ici. ET ALORS ? Parce que l’on gagne mieux notre vie, les entreprises doivent se faire plus de blé sur notre dos ? Parce que c’est ce qu’ils font. Clairement, ils se foutent de notre gueule !!

Alors je ne vais pas changer la face du monde économique. Je ne vais pas appeler au boycott des produits de la marque Colgate (en l’occurrence).

Ma solution à moi va être (mais en vrai je le fais déjà ce qui  me permet de me rendre compte de ces choses) de comparer, de fouiner, de chercher des solutions qui me permettront de ne plus mettre mon argent dans la poche des grands groupes industriels.

Je consomme autrement. Parce que j’en ai marre d’être prise pour une conne.