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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Je teste pour vous #5

On pourra dire que ce test là, je l’aurais fait à fond. Depuis le mois de septembre, j’exploite, je tente, je teste ma nouvelle yaourtière.

Je l’avais repéré depuis longtemps. Mais son prix m’avait freiné même si à 6, le budget produits laitiers explosent très vite. A la faveur d’une promo dans mon Auchan, j’ai acheté la yaourtière Multi Délices de chez Seb. La 6 pots. Oui, le détail qui tue. Parce qu’à 6, la yaourtière du coup tourne 1 jour sur 2. Avec, il y avait 6 petites bouteilles pour faire des yaourts à boire. Que j’avoue n’avoir pas encore testé. Manque de temps, de motivation, d’enthousiasme pour ce type d’aliment. Mais vu que bébé chou aime ça, je vais sans doute me lancer. Il y avait aussi des pots à faisselle. Nous n’aimons pas la faisselle, donc je n’en parlerai pas. Tout de suite, le pour/le contre.

Le plus :

  • La qualité du matériel. Vu l’intensité d’utilisation, il résiste bien le machin (vu le prix remarque vaut mieux)
  • Les variétés possibles de yaourts et desserts. C’est l’avantage de cette yaourtière qui ne se contente pas de faire que des yaourts. Avec, vous pouvez réaliser des crèmes, des desserts lactés, des gâteaux (j’avoue n’avoir pas tenté). On trouve sur le net des blogs qui proposent des recettes variées. Pour l’instant, je suis celles du livret, il y a plus que mon bonheur. Je n’ai pas encore tenté la crème brûlée. Va falloir que je tente.
  • Le prix de revient des yaourts. Je n’ai pas calculé pour les crèmes, mais 6 yaourts à la confiture me coûtent 1.20€. Pour les puristes, je n’ai pas compté l’électricité, ni l’eau pour la vaisselle. Ceci étant pour manger des yaourts dans lesquels il n’y a pas de cochonneries, je trouve le prix plus qu’honnête.
  • La rapidité de fabrication. 5mn montre en main et mes yaourts ou mes crèmes sont prêts à cuire/mijoter. Mère de famille nombreuse, je n’ai pas de temps à perdre et ça m’arrange.
  • Son peu d’encombrement. Je n’ai pas une petite cuisine mais j’aime qu’il n’y en ait pas partout sur mes plans de travail. Et la 6 pots ne me prend vraiment pas de place. Heureusement, vu que je ne la range jamais.

Le moins :

  • Son prix. Clairement c’est un véritable frein à l’achat. C’est ce qui m’a fait longtemps hésité. Et qui du coup m’a incité à acheter la 6 pots. Je n’étais pas sûre que tous mes enfants aiment les yaourts et j’ai préféré assurer. De fait, seuls mon mari, ma fille aînée et moi  en mangeons. Et même comme ça j’ai dû racheter en urgences 12 pots supplémentaires. La 12 pots aurait été clairement plus adaptée pour ma famille mais le budget ne suivait pas. Du coup, elle tourne plus souvent.
  • Le livret de recette. Pas assez de recettes alors que je suis sûre qu’on peut faire plein de choses avec. En fait, il y a les recettes de base (oui, je suis exigeante) et pas mal de propositions mais bon, j’aime bien avoir sous la main un livret complet qui m’évite d’aller chercher des recettes sur mon ordi. Et il y a parfois des approximations. Pour les yaourts, la quantité de lait est pour des petits yaourts. Moi je les remplis jusqu’en haut. Qui a dit gourmande ?
  • Les couvercles. En fait, avant de faire un gros achat, je fouine, cherche des avis sur les sites marchands. J’ai ainsi découvert que les couvercle blancs sont une véritable chien lie à ouvrir. Et donc quand j’ai recommandé des pots, je me suis méfiée (genre chez Boulanger pour pas les citer, ils ne proposent que les blancs, soit l’ancienne version) et j’ai commandé les marrons. Pour le coup, très simple à ouvrir. Mais bon à savoir.

Voilà. Je suis très contente de mon achat. On se régale principalement avec des yaourts dans lesquels je mets du lemon curd et de la crème de marrons. Je vous met un lien vers Darty (Marque que je n’affectionne pas particulièrement) et vers Amazon (Site que j’aime un peu plus mais pas pour les livres).

Et on finit avec 2 photos de la bête en action.

Les pots remplis

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Et la bête qui entame sa nuit

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J’espère que ça vous a plu. Prochainement je testerai pour vous l’aire de jeux indoor ou comment devenir fou en moins de 2h.


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L’instant – 24 février 2000

Et voilà, une année de plus. La 14ème qui commence. Avec le sentiment pour moi que c’était hier. Avec ce compte à rebours des souvenirs qui se met en place. Tiens, à telle heure, je faisais ça. A ce moment, j’étais là. Avec pour apothéose le 14h26 et l’arrivée de ma fille, ma 1ère née.

Aujourd’hui, ma fille, mon aînée a 14 ans. Une fête, un moment de joie. Si bien sur elle était avec nous. Sauf que comme depuis de trop nombreuses années, Jade n’est pas là. A de rares exceptions près, 5 environ, Jade a toujours été avec son père pour ses anniversaires. Ce jour si symbolique entre tous, elle n’est pas avec moi, avec nous.

Alors je me remémore tous les instants qui ont précédé sa naissance. Cette rencontre, ce sentiment indescriptible que ma vie était changée.  Toutes ces siestes partagées. Je n’ai jamais manqué de sommeil avec ma fille.

Et aujourd’hui, cette jeune fille, pas encore une femme, qui voudrait tellement déjà l’être. Pressée comme je l’ai été. Qui veut se maquiller pour aller au collège, qui se met du vernis. Qui se pomponne, se parfume comme moi je ne l’ai jamais fait. Qui se fiche mais d’une force que je n’ai jamais eu, de ce que les autres peuvent penser de son look.

14 ans, c’est un âge charnière. C’est l’âge où l’on est définitivement plus une petite fille, pas encore une jeune femme. Je voudrais lui dire de prendre son temps, de savourer ces années. Et puis, je me souviens, je comprends. Oui, on est pressé de grandir à 14 ans. Parce que ces années sont si dures. Si pleines de combat, de colère, d’incompréhension.

Alors joyeux anniversaire ma chérie. Grandis, vole, va, découvre, dépêche toi de vivre tout ce que tu as à vivre. Profite de chaque instant, de chaque rencontre, de chaque nouveauté. Que la vie t’apporte joie, expérience, amour et qu’elle t’épargne le plus possible, le plus longtemps possible ses difficultés.

Aujourd’hui, comme tous les autres jours de ta vie, je suis là. En pensée, je suis là, derrière toi. Je serais toujours là.

Mais en ce quatorzième anniversaire, vole ma fille. Vole vers cette vie qui t’ouvre les bras.

Je t’aime.


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L’instant – Ce que j’aime chez eux

Allo maman dodo a publié il y a quelques jours un joli billet sur ce qu’elle aimait chez ses filles. Et nous proposait d’en faire autant. J’ai décidé de relever le gant, même si avec 4, je vais tenter de me limiter.

JADE

  • Son regard qu’elle pose sur les autres et son analyse si fine. Sous des dehors superficiels, elle connaît bien la nature humaine.
  • Sa volonté. Même si ça me complique souvent la tâche, si parfois elle se montre entêtée, je sais que sa volonté lui permettra de soulever des montagnes.
  • Sa pudeur. Parce que je suis pareille.
  • Son côté enfantin. Si bien souvent elle veut faire la grande, elle veut grandir le plus vite possible, on la retrouve très souvent devant des dessins animés ou prête à partager un jeu avec ses frères et soeur.

GABRIEL

  • Son  côté comédien quand il faut faire quelque chose qui ne lui plaît pas. Ou qu’il décide de faire du charme pour obtenir ce qu’il veut.
  • Ses yeux aux si longs cils qui ressemblent aux miens.
  • Ses rares moments où il recherche le contact physique, où il frotte son nez contre ma peau. Comme pour s’imprégner de mon odeur.
  • Son air tout malheureux pour me dire qu’il m’aime, comme si c’était la chose la plus grave du monde.

AINHOA

  • Son côté fille porté au paroxysme. Elle aime le rose, les poupées, les cheveux longs, les jupes.
  • Son sourire si lumineux, qu’elle offre sans compter autant qu’elle peut, quand tout va bien. Ce sourire qui se lit jusque dans ses yeux.
  • Ses coloriages, sur lesquels elle passe des heures, et qui sont plein de couleurs, de joie de vivre, de personnages et de soleil.
  • Son côté casanier et solitaire qui me ressemble tant.

SASHA

  • Le regard qu’il pose sur moi au lever. Comme si à cet instant, il me redécouvrait et que son univers pouvait de nouveau tourner.
  • Sa manie de me caresser les cheveux encore et encore. En tirant sur les noeuds, quoi que je fasse.
  • Son rire, son enthousiasme, son bonheur qu’il crie en permanence.
  • Son appétit, qui semble parfois sans fond. Qui étonne, fait plaisir.

Voilà. Je me suis donc limitée mais j’aurais pu dire tant de choses encore. Mon amour pour eux, ma fierté qu’ils soient mes enfants. J’aurais pu dire à quel point ils sont mon moteur, ma motivation, mon envie de vivre.

Ce que j’aime le plus d’eux, c’est de pouvoir grandir à leurs côtés jour après jour.


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L’instant – Pourquoi 4 ?

Marie de Mamans testent a publié hier un billet sur la raison (ou pas) pour laquelle elle avait eu 4 enfants. Ca m’a donné l’envie d’expliquer ce choix d’une famille nombreuse.

D’abord, j’ai envie de dire et pourquoi pas ? Chacun fait bien ce qu’il veut. Ceci étant, il y a malgré tout une vraie interrogation vis à vis des familles nombreuses.

Pour certaines personnes, je n’étais pas destinée à avoir des enfants. Certains membres de ma famille étaient mêmes persuadés que je n’en aurais jamais. Ca fait pas forcément plaisir, surtout si vous avez l’espoir, l’idée d’en avoir, mais quelque part, vous profitez bien de la vie (mais vous ne le savez pas encore).

Et puis un 1er enfant qui arrive. Comme pour vous dire, regarde, ce que peut être ta vie. Regarde, tout ce que tu manquais avant. Et d’un coup, votre vie égoïste devient un cadeau. Sans grasse matinée, à se les bouffer d’inquiétude, à courir après le temps et l’argent mais vous ne concevez plus votre vie sans. Vous ne comprenez même pas comment vous faisiez avant.

Et puis, un jour, vous rencontrez un nouvel amour. Qui veut un enfant. Et vous décidez de lâcher prise. A votre envie, à votre espoir, à votre joie. Et un 2ème enfant arrive, puis un 3ème. Vite. Vous ne réfléchissez pas trop. 2 ou 3, c’est presque pareil. Surtout s’ils sont rapprochés. Pour tout le monde, vous avez le compte. Oui, le monde a le droit de donner son avis là dessus aussi.

Et puis, les visions de vos vacances chez vos grands parents reviennent. Quand la table de la salle à manger était pleine. Quand il fallait éplucher les patates pour  les frites et que vous étiez si nombreux qu’il fallait mettre la main à la pâte. Vous vous souvenez des rires, des joies partagés à tant.

Et votre table de salle à manger vous semble bien vide. Bien sur, ce n’est pas raisonnable. Et bien sur ce n’est pas raisonné. C’est une pulsion, un élan, une voix qui vous dit que vous n’êtes pas au complet. Qu’il manque un élément à votre vie, votre bonheur, votre équilibre. Vous réfléchissez, vous trouvez ça fou. Parce que c’est facile de les faire. Et puis les 1ères années sont simples aussi (oui, oui, c’est facile jeunes parents, attendez l’adolescence). Mais après. S’ils veulent tous faire des études. S’ils ont tous des appétits d’ogre. Dans notre cas, s’est rajoutée la question et si le suivant est comme le 2ème ?

Et puis, vous avez assez réfléchi. Non, ce n’est peut être pas le plus raisonnable. Oui, c’est un pari. Un pari sur l’avenir. Parce que vous y croyez à l’avenir. Parce que vos enfants sont votre avenir. Parce que vos enfant sont de l’espoir, de la joie, de l’amour, des rires. Ce sont aussi des moteurs, des motivations.

Pourquoi 4 ? Parce que c’est du bonheur par 4, parce que vous êtes heureux comme ça.

Et pourquoi pas ?


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L’instant – La Saint Valentin ?

Depuis quelques années, il est de bon ton de soigneusement cracher sur cette fête jugée commerciale, dépassée. Une fête des amoureux, pensez donc ! Ce n’est pas une journée par an qu’il faut fêter l’amour, mais tous les jours.

Pendant très très longtemps, j’ai pensé pareil. Le compagnon que j’avais choisi et qui est resté le plus longtemps dans ma vie, n’ayant strictement aucune envie de fêter cette journée. Alors, pour ne pas montrer ma blessure, j’ai souri vaillamment, critiqué, raillé ces amoureux d’une fois l’an.

Et puis, souvent, j’étais célibataire à cette date. Donc je n’avais aucune raison de la fêter.

Depuis plus de 7 ans, je suis avec un homme qui aime cette fête. Il aime toutes les fêtes d’ailleurs et il aime faire plaisir. Durant longtemps, nous avons eu une vie marquée par les disputes, les emportements. Du coup, une fois de plus, difficile pour moi d’investir cette date.

Cette année, peut être pour la 1ère fois, nous allons fêter la Saint Valentin. J’ai choisi avec beaucoup de soin des petits cadeaux dans des magasins qui profitent honteusement de cette date pour faire du commerce. Je vais savourer cette journée qui sera jalonnée par du quotidien à ses côtés. Comme tous les autres jours. Mais ce jour, c’est notre jour. Notre jour de couple et non plus uniquement de parents. C’est un jour pour se rappeler que nous sommes aussi des amoureux. Avec toute la légèreté, l’insouciance que promet ce mot.

Comme tous les autres jours, je vais fêter mon amoureux mais plus particulièrement ce jour. Parce que l’aigreur, l’envie ne feront pas partie de ce jour. Je comprend et j’accepte que l’on ne puisse pas aimer cette affreuse fête commerciale. Mais est on obligé d’en dégoûter les autres ? Est on obligé de se moquer, de railler ? Bien sur qu’il faut s’aimer, se respecter tous les autres jours de l’année. Mais si on commençait à s’aimer une journée ce serait déjà pas mal non ?

Alors, je vous souhaite à tous, oui même toi là, seul(e) dans ton coin, une très bonne Saint Valentin, pleine de l’amour de vos proches, de vos amoureux si vous en avez. Parce que l’amour, c’est tous les jours mais qu’aujourd’hui on peut dégouliner en public.


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L’instant – Comment tout a commencé

Gabriel est né le 28 mai 2007 à 3h56. Un grand et beau bébé. Arrivé le jour J comme une fleur. Le portrait craché de son père.

Nous sommes en fusion totale. Il ne dort que contre moi et avec moi. Il tète. Beaucoup et souvent. A 4 mois, je commence à m’interroger. Il ne me regarde pas. Je ne dis rien. Je passe déjà pour une mère anxieuse et angoissée, je n’ose plus interroger le pédiatre. Mais il ne sourit pas non plus. D’ailleurs quand je réfléchis, il n’a même pas souri aux anges.

A 6 mois, je suis épuisée par des nuits où je sers de tétine de 23h à 5h du matin. Même en cododo, je ne parviens pas à me reposer. A l’époque, je pratique peu les réseaux sociaux. Je demande de l’aide à mon pédiatre qui me donnera comme ordre de le sevrer. Du jour au lendemain. Et comme une conne que j’étais à l’époque, je l’ai fait. Sevrage le soir même. Et pour faire bonne mesure, sur demande toujours de ce cher pédiatre, il doit dormir dans son lit. Quand j’y repense, il n’a au final que peu pleurer de se retrouver ainsi tout seul du jour au lendemain.

A 8 mois, il ne sourit pas. Il ne babille pas. Il ne me regarde pas. Moi ou les autres. Cette fois j’en parle au pédiatre. « Mais arrêtez donc de vous angoisser pour rien. Il va très bien cet enfant. Et puis ne comparez pas. Votre fils, ce n’est pas votre fille. Tous les enfants sont différents ». Aujourd’hui j’ai envie de lui dire « T’avais raison connasse, mon fils est différent. Dommage pour lui que l’enfonçage de portes ouvertes soit ton 2ème métier ».

Gabriel a 10 mois. Il marche. Nous déménageons. Je suis de nouveau enceinte.Gabriel a 16 mois. Nous rencontrons un nouveau médecin. Qui m’interroge. « Il fuit toujours le regard comme ça ? » Oui toujours et maintenant il hurle. Il ne parle pas. Il joue seul. Et il hurle. Dès que je dis non, que j’interdis, que j’empêche. Il hurle beaucoup et très fort. Ce médecin nous assène en moins de 2 consultations « Il est autiste, je vous ai pris rendez vous au CHU avec un neuropsy ».

OK Prends tes larmes, ton gros bidon et ton fils et va donc voir ce spécialiste. Celui ci va nous recevoir 20 minutes. Qui lui seront suffisantes pour poser un « diagnostic ». Mon fils n’est pas autiste (malgré pas mal de stéréotypies), non, ce cher spécialiste « J’appelle ça le syndrome de Peter Pan. Votre gosse refuse de grandir. Faites le sortir de vos jupes, mettez le donc à la crèche et il ira beaucoup mieux ».

Il est assez fou de se rendre compte du nombre d’incompétents, pédants que l’on peut rencontrer dans le monde médical et para médical. Ceci dit, on leur fait confiance, on les croit. Une fois encore, on repart avec ses larmes, ses doutes, sa culpabilité.

Gabriel a 18 mois. Il rentre à la crèche. Chaque jour qu’il passera là bas il faudra l’arracher de mes bras hurlant, désespéré. Chaque jour, je partirai de là bas, malade, triste, les yeux plein de larmes. Les mots des extraordinaires puér qui me répéteront encore et encore « une fois que vous êtes partis, tout va bien, il se calme » n’y feront rien. Je sens au fond de moi que quelque cloche.

Gabriel a 21 mois. Je suis enceinte jusqu’aux yeux. Je fais 1h20 de route 1 fois par semaine pour l’emmener voir un psychologue que l’on m’a chaleureusement recommandé. Il ne parle pas. Il joue. Avec le recul, je me rends compte que ce psy a tenté de rentrer en contact via des jouets avec Gabriel. Mais Gabriel n’a pas voulu. Après une interruption de quelques semaines pour me laisser accoucher, je reprends mes allers et retour, avec mon bébé. Et Gabriel qui hurle. 50€ toutes les semaines. Pour s’entendre dire que je l’ai sans doute sevré trop vite, trop tôt. Que je ne parle sans doute pas assez. Ou trop. Visiblement, on ne sait même plus quoi me reprocher. Gabriel a 2 ans passés. Et il enchaîne les otites. Tous 15 jours, en plus des séances psy, je fais médecin généraliste. Qui rigole quand je me met à pleurer dans son cabinet à son diagnostic d’une énième double otite. Parce que Gabriel refuse de prendre ces foutus antibiotiques dégueulasses. Que je vais devoir l’immobiliser pour lui faire avaler. A la 7ème, je prends rendez vous chez un ORL. Qui diagnostique, parallèlement à sa 8ème double otite, des otites séreuses sévères. Gabriel n’entend pas. Ou mal. Ce diagnostic et la décision de l’opérer signera le glas du psychologue à 50€. En effet, celui ci recommande de ne pas opérer.

Gabriel n’a pas encore 3 ans, nous avons vu plus de psy, médecins que bien des parents. Le seul mot qu’il prononce c’est rocho pour voiture. On m’a jugé, angoissé, culpabilisé au possible. Je passe sur la pédiatre qui est persuadée que « la place du petit 2ème n’est pas facile ».

Mon fils, mon adoré, tu as aujourd’hui bientôt 7 ans. Nous mettons des mots sur tes cris. Nous pensons comprendre ce qui ne va pas. Mais tu as eu un bien mauvais départ dans la vie. Ce n’est pas faute d’avoir voulu t’aider mon trésor. Mais ils n’ont pas voulu écouter. Et nous en payons les pots cassés tous les jours. Surtout toi.


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L’instant – Un rêve pour une consolation

Pendant un temps, nous avons caressé l’envie, l’espoir de déménager et de repartir où nous nous sentons le mieux. Malheureusement, les soins pour Gabriel, le marché du travail inexistant à Montpellier, nous font peu à peu renoncer à ce rêve. Rien n’est perdu mais avec l’âge, la fatigue, le ras le bol de devoir toujours faire quelque chose, c’est vrai que tout recommencer de nouveau ailleurs devient difficile.

Du coup, histoire de me remonter le moral, j’ai imaginé une solution pour me sentir mieux chez moi. La chose que je supporte le plus difficilement dans la région, c’est le climat. Bon et les voisins mais je peux rien faire pour ça. Ici, il pleut. 7 mois de l’année. Il gèle encore 2 mois. Reste 3 mois d’été. J’exagère à peine. Et les mois d’été il ne faut pas s’imaginer se mettre le cul dans la piscine passé 20h. Nous n’avons pas pu manger dehors le soir depuis 2 ans. Ou alors faut sortir les pulls et les chaussettes.

Nous avons une grande maison. Les 2 garçons partagent leur chambre mais en échange nous avons une salle de jeux. Nous avons aussi un grand jardin. Dont nous profitons donc très peu. Actuellement, mon atelier se trouve dans le salon. Face à un mur. Je manque et de place et de tranquillité.

J’ai imaginé rajouter à notre maison, sur le devant, une grande véranda, orientée plein sud. Qui servirait de jardin d’hiver, avec plein de plantes, mon atelier. De cette véranda, partirait un couloir toujours vitré (ou en partie) tout le long du côté est de la maison pour aller jusque derrière. Où une nouvelle véranda abriterait une piscine. Où nous pourrions nous baigner été comme hiver.

Un rêve fou, sans doute destiné à rester à l’état de rêve. Mais un espoir qui me réchauffera l’hiver. Qui me remontera un peu le moral, les nuits où la pluie est si violente qu’elle me réveille (depuis 2 mois, c’est toutes les nuits). Alors si tu es architecte, concepteur de vérandas, que tu as une journée philantropie sur ton planning, n’hésite pas à me contacter. Valérie, si tu passes par ici, je prends aussi.

Parce que rêver est toujours autorisé.

PS : si mon rêve se réalise, j’invite tous ceux qui veulent à poser leurs fesses dans ma piscine le 31 décembre qui suivra la fin des travaux.