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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…

L’instant – Ma glue

3 Commentaires

Déjà plus de 2 ans que tu es rentrée dans ma vie tel un boulet de canon. Ta naissance, si difficile, si difficile à accepter a bousculé beaucoup de mes certitudes. Un travail psy, un chantier de plus, ne serait pas de trop pour tenter d’apprivoiser ce que j’ai vécu.

Tu as grandi. Occupant l’espace, prenant ta place. Oui, parce que toi tu n’attends pas qu’on te l’offre ta place. C’est comme tout. Toi, tu prends. Tel un bulldozer, tu écartes tout sur ton passage. Tout ce qui pourrait t’empêcher d’accéder à ce que tu as décidé d’avoir.

Tu avances dans la vie tel un taureau. Tête baissé, une volonté de fer, un caractère volontaire. Ce sont les mots pour te définir. Tu es aussi charmeur, décidé, parfois tendre, rarement. Même pour avoir un câlin tu saisis, tu empoignes, tu décides.

Rien ni personne ne t’effraie. Si tu ne veux pas, rien ne te fera plier. Et si tu n’obtiens pas  ce que tu veux par la force, tu utilises tes mimiques, tes sourires. Déjà conscient de ce que tu peux obtenir avec.

Ma glue, mon pot de colle de 2 ans et quelques. Mon petit 4ème. Mon dernier. As tu conscience que derrière toi il n’y aura plus d’autres bébés ? Que notre coeur te laisse une place bien plus grande qu’il ne le faudrait. Certainement et c’est ce qui explique ton despotisme, tes caprices, tes cris.

Sauf  que je n’ai rien d’une maman poule. Sauf que tu as beau être mon adoré, mon tout petit, ton caractère exigeant et emporté m’excède. J’ai besoin d’air. J’ai besoin que tu me lâches.

Souvent, on rit de te voir accroché à mes cheveux en permanence. On rigole de tes yeux qui se révulsent de plaisir quand tu me caresses les cheveux. Sauf que tu me fais mal. Mon crâne est douloureux en permanence. Sauf que je n’en peux plus de cet attachement excessif. Parce que, comme pour tout, tu es excessif pour ça aussi.

Un jour, je regretterai sans doute cette période où mes cheveux semblent t’apporter tout le réconfort du monde. Sauf que je suis ta prisonnière. Sauf que je dois être avec toi tous les soirs pour que tu t’endormes, et ce pendant 1h, 1h30 voir 2h. Que durant ce temps, je ne travaille pas, je ne profite pas, je ne vis pas.

Je ne sais pas comment t’arrêter. J’ai beau tout faire, crier, dire, m’emporter. Rien n’y fait. J’ai beau attacher, me lever, te repousser, tu reviens encore et encore avec l’entêtement de l’enfant que tu es. Avec la volonté exceptionnelle qui est la tienne.

Mon tout petit, je t’aime, je t’adore. Mais il va falloir que tu arrêtes. Je n’en peux plus.

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3 réflexions sur “L’instant – Ma glue

  1. Pas faciles à vivre ces petits tyrans…

  2. Toute cette ambivalence… Qu’il doit lui aussi ressentir, à sa façon. J’espère que vous réussirez à vous « décrochez » et trouver la juste distance, celle qui convient. Je compatis, je vis la même chose avec mon fils (qui n’est pas le dernier ;)) pour le cododo…
    Et je sais que c’est épuisant, aussi épuisant que beau. Bises !

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