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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Je ne peux pas tout faire

Oui, je sais ce n’est pas un scoop. Je me suis obstinée, un peu beaucoup, et du coup, je ne suis que frustration.

Le blog va être comme moi, un peu en vacances. Je vais arrêter de me mettre la pression et me dire « il faut que je publie, il faut que je publie ». J’ai plein, plein de choses à raconter. Ma colère qui était un peu retombée, est revenue. J’ai donc encore beaucoup de billets polémiques à venir.

Je vais profiter de ce mois d’août pour prendre de l’avance dans l’écriture, sur ce blog et l’autre. Mais sans pression.

Je vais ainsi pouvoir me consacrer à ma famille, à mon travail, à mes amitiés IRL ou virtuelles sans arrière pensées.

Vous êtes 60 à être abonnés à mon blog. Face à la majorité des blogs, je sais que c’est peu. Pour moi c’est énorme. Quand j’ai commencé à écrire, je ne pensais pas atteindre un tel score. Alors merci de me lire, de commenter, d’être là au fil du temps.

J’espère que vous serez toujours là à l’issue de cette pause estivale. Si vous le voulez, vous pouvez me contacter via mon mail christelle341@yahoo.fr (oui ce n’est pas le même que celui du formulaire de contact) via twitter (pseudo chiawaze) ou me suivre en photos via Instagram (Chiawaze1).

Bonnes vacances à tous, profitez de chaque instant.

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L’instant – Ecouter Linda Lemay

N’était peut être pas l’idée du siècle ce matin. Cet album, « La signature », je l’ai écouté la 1ère fois lorsque j’étais enceinte de Gabriel. Et à l’époque je sanglotais déjà en écoutant certains morceaux. Il résonnait terriblement en moi.

8 ans plus tard, au jour où ma grande fille va rentrer chez nous pour 30 malheureux petits jours, je sanglote de nouveau. Non, ce n’était vraiment pas une bonne idée d’écouter Linda Lemay.

Je me souviens il y a 8 ans, des espoirs, des envies, de la joie que j’avais à porter ce petit. Ma petite allait devenir grande soeur. Elle vivait avec nous. Nous avions plein de difficultés. Mais, sans le savoir, notre vie était bien douce et insouciante. Il nous fallait apprendre à se découvrir alors que je portais déjà un enfant de nous. C’était chaud, passionné. Nous nous déchirions pour des petits bouts de rien. Pour des détails insignifiants.

En 8 ans, ma fille est devenue 3 fois grande soeur. Deux garçons et une fille nous ont rejoint dans notre famille passionnée. Nous avons avancés, peinés, pleurés, ensemble. Gabriel s’est avéré n’être pas comme on l’imaginait. On dit politiquement correct qu’il nous apprend plein de choses. Un jour, je raconterai ce que je pense du politiquement correct, mais pour faire court, il nous fait beaucoup chier et la vie est une épreuve. Alors le handicap qui apporte du bonheur on en reparlera.

Ce même handicap, qui pousse ma grande à partir vivre à 700km de chez nous, de sa famille. Oh bien sur, il n’y a pas que cette raison.

Mais voilà, dans 30 malheureux jours, ma fille va partir vivre ailleurs et mon coeur de maman va saigner un peu chaque jour. Chaque jour de son absence va voir mon coeur se pincer un petit peu. Vous savez cette petite douleur que l’on ressent quotidiennement quand on a une ampoule. Moi je vais avoir une ampoule au coeur.

Alors, il y a les 30 jours qui viennent. On va me dire, profite, savoure de ces 30 jours. Ma fille a 14 ans et 6 mois. Je l’ai porté 9 mois, je l’ai fait naître et j’ai profité d’elle durant ces 14 ans et 6 mois. Je vais la chercher à 16h10 tout à l’heure, je vais la serrer dans mes bras et revivre complètement.

Oui je vais profiter de ces 30 jours que l’on nous laisse. Et je vais pleurer durant ces 30 jours. Parce que lorsque l’on est mère, on ne peut pas accepter un départ pareil. Je vous le dis ici, je n’accepte pas le handicap de mon fils et je n’ai qu’une envie c’est de cracher à la gueule du destin.

Ce destin qui, une fois encore, va éprouver mon coeur, mon corps, mon âme, en me retirant ma fille. Oui, juste 700km. Mais 700km.

Ce n’était pas décidément pas la bonne journée pour écouter Linda Lemay.