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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – #365virginieb2 4ème semaine

Contre toute attente, cette semaine j’ai réussi à faire mes photos tous les jours. Une semaine très éclectique à l’image de ce que j’ai vécu d’ailleurs.

Voici ma semaine en images

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  1. Le goûter en rentrant de l’école. Un quotidien.
  2. Une tisane. Je ne bois quasiment plus de thé. Mais ça devient rare que je me pose pour prendre le temps.
  3. L’amitié virtuelle qui devient de l’amitié de la vraie vie. Et qui fait tant de bien.
  4. Encore un loisir rare. Mes ongles doivent être courts et sans vernis pour mon travail.
  5. Picard, l’ami des soirées flemmes.
  6. Avec son amie pizza.
  7. Mon dimanche fut studieux. J’ai travaillé toute la journée. Du coup, demain ce sera direction La Poste.

Voilà. Une semaine de passée. A une vitesse folle comme à chaque fois.

Vous pouvez retrouver toutes les autres participations à ce défi photographique chez Virginie qui organise et coordonne tout le projet.

A dimanche prochain.


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L’instant – Le génie m’a accordé 3 voeux #3

Quand j’étais petite fille, on m’avait dit qu’à chaque fois que je goûtais un fruit pour la première fois de l’été, je pouvais faire un voeu. Et puis aussi à chaque fois que je voyais la 1ère étoile dans le ciel. Je pouvais aussi faire un voeu quand je voyais une étoile filante. Je passais mon temps à faire un voeu.

Un voeu ? Oui un seul voeu. J’avais réfléchi à chacun des termes pour qu’il soit le plus efficace possible. Mon voeu, c’était « Que papa, maman, ma soeur et moi soyons riches et heureux ». Oui, j’avais déjà noté que richesse n’était pas nécessairement synonyme de bonheur. Et je voulais le beurre et l’argent du beurre.

Aujourd’hui, je ne fais plus de voeux. Je mange des abricots sans arrière pensées. Quand je vois Vénus dans le ciel, j’admire juste sa beauté. J’ai compris avec amertume, que les voeux ne s’exauçaient pas. Qu’il était inutile de garder le secret, de penser à le faire juste au moment de croquer dans la pêche.

Mais aujourd’hui, grâce à Agoaye, le génie m’a accordé 3 voeux. Alors les voici :

  1. Que mes enfants soient heureux.
  2. Que mes enfants soient heureux aujourd’hui et demain.
  3. Que mes enfants soient heureux.

Parce qu’en fait, l’essentiel est bien là. Merci Agoaye.


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L’instant – #365virginieb2 3ème semaine

Je n’ai pas fait la semaine 2. J’étais bien trop triste pour partager quoi que ce soit et j’avais bien du mal à voir quelque chose de positif.

Mais cette semaine, j’ai repris du poil de la bête et voici ma semaine en images.

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  1. Mes 3 petits avec Gabriel au top. Comme souvent.
  2. Gabriel, plus calme, qui apporte une gamelle d’eau au chat qui dort caché dans un carton.
  3. La surprise de trouver bébé chou qui a rejoint son frère en cachette pour dormir.
  4. Mon quotidien, ponctué de rendez vous.
  5. Un moment pour moi, rare.
  6. Balade dans les bois pour finir la semaine.

Vous aurez remarqué que ma semaine n’a que 6 photos. Il y a un jour où j’ai zappé. Complétement. En fait, les jours défilent à une vitesse folle.  Promis, la semaine prochaine, il y aura 7 jours dans ma semaine.

Et vous retrouvez l’ensemble des participations sur le site de Virginie.


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L’instant – Ceci est très amusant #3

Voici le 3ème rendez vous d’Agoaye sur le thème de 53 billets en 2015. Au vu de mon billet d’hier, c’est un peu compliqué de trouver quelque chose d’amusant en ce moment. Mais bon, quand on regarde le verre à moitié plein, on finit toujours par trouver quelque chose de drôle. Alors voilà.

Quand on me connaît bien, ce que je vais vous raconter est très amusant en fait. Je suis rentrée depuis un moment dans la quarantaine. Et aujourd’hui j’ai acheté une paire de tennis et une tenue de sport. J’ai imprimé un programme d’entraînement de marche rapide. Et j’ai prévu un planning.

Je n’ai jamais fait de sport. Jamais. En dehors des années collège et lycée. Et encore, en seconde, je me suis déchirée le quadriceps gauche. A tel point que mon muscle est toujours abîmé et que je ne peux pas mettre accroupie sans ressentir une douleur terrible. Et cerise sur la forêt noire, je ne sais pas nager.

Autant dire que les 20 dernières années ne m’ont pas vu beaucoup suer. Et cette nuit, oui je réfléchis la nuit, sur un coup de tête, j’ai décidé que c’était fini. Que cet été, je ne serai sans doute pas au top. Mais que j’aurai un corps un peu plus musclé.

Donc, demain matin, à partir de 9h10, vous pourrez laisser un sourire errer sur vos lèvres en pensant à moi qui serait partie faire du sport.


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L’instant – Devant la montagne

Je n’ai pas de problèmes à poser des mots sur mes maux. Des années de psychothérapie et d’analyse m’ont rendu lucide sur mes états d’âmes.

Ce qu’il s’est passé mercredi dernier m’a fait verser des larmes que je retenais depuis bien trop longtemps. M’a fait réaliser à quel point je passais à côté de mes enfants, de ma vie. A quel point cette vie et ce que l’on en fait est précieux. M’a fait réaliser à quel point je souffrais.

Depuis je pleure. Hier soir, j’ai entendu au journal le cri de cette mère. Sa souffrance. Et j’ai de nouveau pleuré. Sur elle, sa souffrance. Et j’ai enchaîné avec la mienne. J’ai alors réalisé à quel point j’étais descendue.

Comme il y a quelques années, je suis en bas de la montagne. Je lève la tête et je suis écrasée par ces pas qu’il va falloir que je fasse. Cette montagne je l’ai déjà gravi. Je sais qu’une fois en haut, je me dirai « Quoi, déjà ? C’était donc comme ça ? ». Mais aujourd’hui je dois faire le premier pas. Le plus difficile. Celui qui coûte le plus.

Hier soir, j’ai fait le bilan de mon quotidien avec mon mari. Je n’ai aucun loisirs. Quasiment pas de plaisir. Je ne suis que dans l’effort. Je m’occupe de la maison, des enfants. Je travaille. A la maison, ce qui n’aide en rien. Je fais le taxi pour les différents intervenants de Gabriel. Auxquels se rajoutent ceux d’Aïnhoa. Une moyenne de 4 rendez vous par semaine. Gérer tout l’administratif. Gérer les plannings. Parler encore et toujours de Gabriel.

Le quotidien d’une famille de 3 enfants est relativement sportif en dehors de tout handicap. Avec un enfant handicapé, c’est un enfer. Quand ce handicap inclue les insultes et les coups, ça devient vite ingérable moralement.

J’ai perdu le combat. Ma santé dit stop. Mon moral dit stop. Je n’ai qu’une envie, c’est de me rouler en boule. Ne plus sortir, ne plus parler. Je n’ai même plus de plaisir à m’occuper de mes enfants. Je ne suis que plaintes et récriminations.

Aujourd’hui je ne me suis pas levée. Enfin en tout cas pas à l’heure. Comme tous les jours. Sauf que je n’ai pas réussi à me booster pour rattraper ce retard. Les enfants ne sont donc pas allés à l’école. Il a fallu malgré tout emmener bébé chou à la crèche pour emmener ensuite Gabriel à un de ses rendez vous. Oui, ce quotidien se colle à moi même les jours où je lâche prise.

Cette vie, ma vie, ne vaut pas la peine d’être vécue. Je suis en bas de la montagne. Il va me falloir trouver la force, l’envie, l’énergie de faire ce premier pas.

Et je ne sais pas quoi changer pour retrouver tout ça. Je ne vois même ce qu’il est possible de changer. Je ne sais même pas s’il est possible de changer quelque chose.


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L’instant – Dois je me taire ?

NON

Depuis ce matin, les mots, les pensées se bousculent dans ma tête. L’incrédulité se dispute avec l’effroi, l’horreur.

Aujourd’hui, 12 personnes sont mortes. Parce qu’elles avaient une opinion différente. Parce qu’elle osaient. Mon fils m’a posé des questions lorsque j’ai éteint la télé en urgence. Je lui ai expliqué que des gens en  avaient tué d’autres parce qu’ils pensaient différemment. Il m’a répondu « Mais maman, on est tous différents ».

Ce soir, j’ai juste envie de penser à ces 12 personnes mortes. Je pense à leurs familles qui pleurent ce soir. A leurs proches.

Je pense aussi à ceux qui se battent pour la liberté. La leur, la nôtre. Cette notion si fondamentale que nous pensions acquise.

Je pense aussi à l’extrême majorité des musulmans qui vont être assimilé sans réflexion à ces terroristes.

Je pense aux journalistes, mais aussi policiers qui sont devenus des cibles.

Ce soir, je vois des images de Français réunis autour de la peine, de la douleur.

Ni Dieu, ni Mahomet, ni Yahvé, ni Allah, ni Jésus, ni Bouddha, ni aucun dieu n’aurait voulu ça. Seule la folie peut avoir dicter une horreur pareille.

Ce soir, je suis Française, je suis musulmane, je suis chrétienne, je suis athée, je suis libre. Je suis libre de le dire, de le crier. Je suis debout.

Et vous ne nous mettrez pas à genoux.


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L’instant – La résolution que je promet de tenir #2

AUCUNE !!!

Voilà, ça c’est dit. Nouvelle année n’a jamais été synonyme de résolution pour moi. Je n’en ai jamais fait. Même quand je fumais.

Mes résolutions, je les fait tous les jours. Tous les jours je me dit que je vais arrêter de crier, que je vais me vernir les ongles ou que je vais conduire moins vite. Et pendant longtemps j’ai culpabilisé de ne pas tenir mon engagement.

Il y a quelques mois, j’ai réalisé à quel point je me mettais la pression. A quel point, je pensais extrêmement important le fait de réussir. Je ne dis pas que ça ne l’est pas. Juste que le fait de ne pas l’avoir tenu ne doit pas entraîner une culpabilisation à outrance.

Depuis quelques mois, je suis donc beaucoup plus indulgente avec moi même. Je ne cesse pas de faire des résolutions, essentielles ou frivoles. Je réussis à en tenir certaines. J’échoue à d’autres. Et le lendemain est l’occasion d’un nouvel essai, d’un nouvel engagement.

Alors la résolution que je promet de tenir pourrait être de continuer de ne pas en faire à l’occasion de la nouvelle année. Ca pourrait être de continuer à en faire tout le long de l’année.

Ca pourrait être de continuer à suivre mon chemin. De continuer à avancer vers toujours plus de sérénité, vers toujours plus d’apaisement. Ca pourrait être de me contenter d’être heureuse, jour après jour, pour de petites choses et de plus grandes.

En bref, j’ai pris la résolution de n’en avoir aucune et toutes. Rendez vous l’année prochaine pour savoir si je l’ai tenu.