instantdeparents

Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


Poster un commentaire

L’instant – Et c’est définitif

Plus de lits à barreaux. Il attend sagement derrière une porte, démonté, qu’une nouvelle famille veuille bien de lui. Il aura fait 3 enfants. Un beau parcours. Il a été secoué par l’enfant impatient d’en sortir. Enjambé par celui qui était impatient de grandir. Il a contenu mon bonhomme et lui a permis d’apprendre le sommeil.

Plus de pot. Depuis 5 ans il nous suit. Il prenait même la poussière. Gabriel et la princesse ne l’ayant jamais utilisé. Ce qui m’arrangeait bien. Pour eux directement les toilettes. Et sans réducteur. Et puis le dernier. Qui depuis l’été dernier le trainait derrière lui pour pouvoir faire ses petites affaires au milieu du salon. Sans aucune pudeur. Des invités ? On est tellement mieux en communauté. Et depuis une semaine enfin, bébé chou consent à utiliser les toilettes.

Plus de grenouillères. Plus de bodys (pour cela j’ai toujours arrêté très tôt, vers les 1 an). Plus d’écharpe de portage. Bon en fait, si. J’en ai gardé 2. Je les aime trop mes écharpes. Mais il n’y a plus de bébé dedans. Plus de plats enfants (même si dès 1 an mes enfants mangeaient comme nous). Plus de tour de lit. Plus de combinaison pilote que c’est chiant à mettre surtout le matin quand tu es pressé. Plus de jouets 1er âge (en fait, ils sont toujours là je dois juste les mettre en carton pour le prochain vide grenier. Mais plus personne ne joue avec). Plus de tétées.

Plus de bébés. En mettant bébé chou dans un lit de grand, une page s’est tournée. Beaucoup de choses ont disparu de notre quotidien. Qui nous fait dire que nous n’avons plus de bébés à la maison. Après 8 années de maternage, de bercements, de changement de couches dans le coffre de la voiture.

C’est définitif et ça fait du bien. Nos enfants grandissent. Vite. On pensait pas au début qu’un jour tout ça finirait. Et puis aujourd’hui c’est fini. Et c’est chouette.

Bon on a gardé les biberons (toujours 2 le matin pour la princesse et bébé chou et 1 le soir pour bébé chou morfalou). Et j’ai gardé le plus important. Les bonnes grosses nuits de merde que je sature et que j’en ai marre. Et que je veux dormir. Et que je veux dormir uniquement avec mon mari. Pas avec un bébé chou accroché à mes cheveux toutes le nuits. Ou presque.

Pour le reste, c’est fini. Et vu mes nuits, je confirme. C’est définitif.

Publicités


13 Commentaires

L’instant – Tout sauf ça

Tu le sais (ou pas d’ailleurs) je suis une consommatrice effrénée des blogs. J’en lis plein tous les jours, tout le temps. Je ne commente jamais (c’est un autre sujet mais en fait si je devais déposer un com sur chaque billet que je lis, je passerai ma journée à ça, bref) mais je lis beaucoup d’entre vous si ce n’est tous.

Je consomme aussi beaucoup des réseaux, en particulier Instagram. Et de la même façon que je ne commente pas, je like rarement mon doigt faisant défiler les photos à toute vitesse.

Et je lis, je vois des mères qui se pomponnent (via les billets mamans mais pas que), qui font du sport (via l’hashtag Mumrun), qui font des travaux dantesques que même pas en rêve tu peux envisager (comme chez Marjoliemaman que je t’invite à découvrir sa merveilleuse maison en cours de finition), qui entament des régimes et que ça paye et que même ça paye super bien (comme chez mamourblogue qui en un an a fondu et qui est splendide tu peux d’ailleurs la féliciter).

Et en fait, globalement à part une pointe de jalousie vite réprimée par mon quotidien, je regarde tout ça avec beaucoup de joie pour les personnes qui mettent tout ça en oeuvre. Je suis fière par précaution moi tu vois. Ca me donne le sourire. Il y en a qui écrivent tous les jours sur leur blog, qui ont des enfants, parfois même plusieurs, un quotidien à gérer et une maison super léchée sur les photos (on sait bien que c’est juste l’instant), travaillent bien souvent à l’extérieur.

Le seul point qui me défrise, et tu te doutes qu’il y en a un, c’est l’absence du mot fatigue. Oh bien sur parfois, sur quelques photos on voit le mot cerne. Alors tu scrutes la photo, à la loupe, tu la grossis, tu te dis que vous n’avez pas la même notion du mot cerne.

Moi la question que je me pose, c’est mais Où trouvez vous la force, l’énergie pour faire tout ça ? Parce que moi je ne fais pas le tiers de la moitié et je suis épuisée. Je sais que j’ai un souci au niveau du fer. Mais comme je ne supporte pas les médicaments supplémentés en fer, je laisse tomber. Mais moi à 17h je suis une loque. Si je m’assieds sur le canapé, je vais avoir un mal de chien à me relever.

Alors je suis jalouse. Non pas de ce que tu fais, mais bien de l’énergie que tu y mets. Je fais tout comme toi. Sauf ça.

Je fais tout en étant épuisée. Et ça, ça me déprime.