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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Le point Gabriel

Ca faisait longtemps. Entre la rentrée, la digestion du diagnostic, les prises en charge à remettre en place et l’école à briefer sur la suite, je n’ai pas eu beaucoup le temps de me poser.

Gabriel ne va pas trop bien. Il a profité des grandes vacances pour se fermer pas mal. Pour s’isoler de nous. Des autres. Accaparés par d’autres soucis, par nos peurs, nous n’avons pas vu dans un premier temps. Et nous n’avons pas su ensuite. Pour finir, nous n’avons pas voulu le sortir de sa bulle. Et puis pour lui proposer quoi ? Entre mon travail, les autres enfants qui avaient vraiment besoin de moi, je l’ai laissé s’enfermer dans sa bulle. Il a passé beaucoup de temps devant l’ordinateur et la team miel. Tu sais pas ce que c’est ? Moi non plus. Enfin si. Je surveille quand même. Il s’agit de vidéos sur Youtube d’une bande de jeunes qui se filment en train de jouer à Mario. Et il adore ça. Il maîtrise l’ordinateur avec une dextérité affolante. Il sait favoriser les vidéos qu’il préfère. Et passe de l’une à l’autre en les enchaînant. Il peut rester des heures devant l’écran, dans le noir de préférence.

Il a repris le chemin de l’école. Pas forcément très enthousiaste. Même carrément à reculons. Il a fallu se battre pour conserver son AVS. La chose principale qui a changé avec l’école c’est que le diagnostic d’autisme leur a fait réaliser d’un coup qu’ils étaient vraiment devant un enfant en grande difficulté. Et que nous n’étions pas, enfin que je n’étais pas juste chiante. Et du coup, son AVS reste avec lui sur des temps plus long et dépasse les 10h par semaine. De façon non officielle.

J’ai recommencé les démarches pour un nouveau dossier MDPH pour peut être obtenir un peu de soutien financier pour les prises en charge qui sont pour le moment entièrement à notre charge. Pour peut être obtenir l’officialisation d’un nombre d’heures d’AVS plus proches des 20h que des 10 (en vrai on demande un temps complet mais on sait déjà qu’on ne l’obtiendra pas). C’est long, c’est compliqué. Et encore, ce n’est que la partie que nous devons constituer. Ensuite ce dossier va être envoyé, lu, expertisé par les professionnels de la MDPH. Processus qui devrait prendre entre 6 et 8 mois. Il est bien connu que les difficultés et le banquier vont attendre pendant ce temps. J’ai demandé à être présente et entendue lors de l’examen en commission. Pour cela, je coche une case sur le dossier. Mais je devrais les appeler pour leur rappeler. Les appeler pour leur demander la date de passage en commission. Tu comprends en 6/8 mois ils ont pas le temps de te prévenir.

Le combat n’a pas de cesse. A la maison où les crises restent quotidiennes et notre épuisement n’aide pas du tout. A l’école où je dois être présente pour d’éventuelles questions, pour récupérer les documents nécessaires au dossier MDPH. Sur la route, pour emmener Gabriel à ses prises en charge qu’il refuse de plus en plus.

Le soir, seule, quand je tente de ne pas penser à demain ni après demain. Quand je tente de ne pas penser à tous mes enfants qui ont besoin de moi. Quand je tente de ne pas penser à mon fils, qui ne ressent pas les choses comme moi, qui doit souffrir terriblement si j’en crois son visage si tendu.

Le diagnostic de TDA fut un soulagement. Et comme je l’ai dit au CRA au moment des évaluations, le diagnostic d’autisme est une douleur, une épine, une incompréhension qui n’était sans doute pas nécessaire.

Ceci dit, on aura peut être enfin une reconnaissance MDPH. Dans 8 mois. Peut être.


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L’instant – Menu #7

Tout comme à la maison, je tiens pour l’instant le challenge des menus. Par contre ne vous étonnez pas si vous retrouvez le même repas d’une semaine sur l’autre. Il y a parfois de l’imprévu et du coup je reporte à la semaine suivante.

  • Lundi soir : Croque monsieur Salade.
  • Mardi midi : Grignottes de poulet Petit pois/carottes.
  • Mardi soir : Soupe Oeufs durs.
  • Mercredi midi : Cuisse de poulet Pommes de terres rissolées.
  • Mercredi soir : Quiche Salade.
  • Jeudi soir : Mont d’or et camembert rôti.
  • Vendredi midi : Steacks hachés Epinards.
  • Vendredi soir : Pizza.
  • Samedi midi : Biiiiip un gros raté.
  • Samedi soir : Pâtes à la bolognaise.
  • Dimanche midi : Pique nique.
  • Dimanche soir : Soupe Charcuterie.

Quelques précisions s’imposent. Le mont d’or accompagné de 2 (oui oui 2) camemberts rôtis. Ca semble beaucoup mais en fait on adore ça. Et les enfants tout autant que nous. Il faut donc bien ça pour satisfaire tout le monde.

En ce qui concerne les steacks hachés, nous avons fait le choix d’acheter des steacks venant de chez le boucher. Ils étaient excellents et tout le monde s’est régalé. Enfin, sauf  bébé chou qui a préféré se gaver d’épinards. Mais nous nous sommes dévoués.

Pour le samedi, nous devions manger à l’extérieur mais ça n’a pas été possible au dernier moment. Du coup, je suis allée chercher un poulet rôti en vitesse.

Et le dimanche midi, lorsqu’il y a une compétition pour Gabriel, nous faisons pique nique. Les enfants adorent. Ils ne mangent rien mais ils adorent.


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L’instant – Petits bonheurs #3

Si globalement cette semaine est restée très moyenne, il y a malgré tout, eu de petits moments très doux, très calmes. Une sérénité que j’ai pris comme de petits cadeaux.

  • Ce moment où j’ai pris le temps de laver les cheveux de ma princesse, de lui faire un massage, un petit soin. Juste toutes les deux, ce moment de douceur m’a fait et lui a fait beaucoup de bien.
  • Mon fils regardant droit dans les yeux son coach lors de sa compétition de BMX. Il s’agissait d’une course difficile, limite dangereuse. Gabriel était tendu, apeuré. Suite à ce moment partagé, il a pu se lâcher peu sur la dernière race et prendre confiance. Ca n’a pas était suffisant pour qu’il soit qualifié mais le coach accroupi, prenant le temps de rassurer Gabriel, avec douceur et empathie, c’était vraiment chouette.
  • Un petit massage de la nuque, de ma nuque. Encore de la douceur.
  • Malgré la distance, les soucis, j’ai toujours le sentiment que je partage une grande complicité avec ma fille aînée. Et ça fait du bien.
  • Recevoir l’invitation pour les Effluents. Et savoir que je vais retrouver plein de copines et quelques copains.
  • Aller me coucher à 21h comme ce soir.
  • L’humour de bébé chou.
  • Un panaché pris allongée sur un transat au soleil.

Il y a eu plein de toutes petites choses. Des instants magiques qui sont semblent ils anodins mais qui font le quotidien  plus doux. J’ai réalisé cette semaine qu’il fallait que je sois plus attentive. Que je savoure chaque instant de vie. Parce que si tu te nourris des bons moments, il y a moins de place pour retenir les mauvais.

Et toi ? Tu me racontes tes petits bonheurs ?

Voici les moments de bonheur de Marie de Maman de Crapaud Merci Marie de jouer le jeu toutes les semaines ❤

  • Toujours améliorer mes temps au running
  • Faire une activité manuelle avec mon Crapaud et l’accrocher fièrement à côté de son lit
  • Profiter d’un moment rien qu’à deux le temps d’un resto
  • Prendre un rdv chez le coiffeur pour la semaine prochaine
  • Profiter de moments de jeu seule avec ma fille


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L’instant – Paris, je t’aime

Enfin je t’aime, sans mes enfants, en dehors des heures de pointe et des odeurs de corps du métro.

J’ai une nostalgie énorme de cette ville. Je la quitte à regret. J’y retourne toujours avec joie. J’y ai mes repères, mes réflexes. Je me promène dans le métro comme un saumon dans sa rivière. Je reprends ce pas rapide, rythmé. J’évite les écueils comme les personnes âgées, les touristes. Je n’ai pas besoin de chercher mon chemin sur un plan, en particulier quand je reprends des lignes que je prenais jadis.

Il y a maintenant 11 ans que j’ai quitté ma ville, mon environnement. Il y a 11 ans que j’ai quitté la frénésie, les resto à chaque coin de rue, les bouts de conversation attrapés à la volée. Si au départ de ces 11 années d’exil, je suis revenue très souvent, peu à peu, mes allers retours se sont espacés. Désormais je reviens environ 1 fois par an. A chaque fois, pour une raison précise, en coup de vent. Je repars en ayant rien vu, en ayant rien fait. Quand j’arrive, je suis toujours ravie de retrouver ma ville. J’ai des souvenirs partout.

Mais comme je viens toujours en coup de vent, je fais tout trop vite. Je n’ai pas le temps de prendre le temps. Je n’ai pas le temps de me poser dans un café, dans un petit restaurant indien ou japonais. Il y a toujours un coup de fil qui vient perturber mon programme ou bien tout simplement je veux trop en faire. Ou tout simplement je viens pour une raison précise. Et je ne me laisse pas de marge pour pouvoir faire du tourisme.

Et puis Parie je t’aime très fort. Mais vraiment. Mais quand je vois ce papa galérer en sortant sa poussette du métro, cette maman qui a fait le choix de porter le plus petit et qui tient sa mignonette au bout de sa main libre dans l’indifférence générale, je me dis que ce n’est pas dans ce monde là que je veux élever mes enfants. Quand je me retrouve dans le métro, compressée comme une sardine, que mon voisin ne doit pas utiliser de déodorant (j’avais oublié combien il faisait chaud même en hiver dans le métro en revanche) je me dis que je suis quand même pas mal les fesses dans ma voiture. Y compris quand c’est pour aller chercher le pain. Quand je vois ce monde, tous ces gens si pressés, si anxieux d’atteindre leur but, je me dis qu’au final ma place n’est pas si mal dans ma campagne.

Alors je reviendrai. Paris reste mon amour de coeur. Paris reste ma madeleine de Proust. Mais je vais faire attention à ma ligne. Et continuer à revenir que de temps en temps.

Rendez vous le 27 novembre Paris.


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L’instant – Quand je m’y frotte

On peut le dire, je m’y pique. Il y a 10 jours, j’ai fait mon baptême du feu, avec l’organisation d’ateliers d’origami dans le cadre des TAP. Tu sais, les Temps d’Activités Périscolaires qu’en dehors de notre gouvernement, tout le monde critique. Le truc qui fatigue encore un peu plus nos gamins, casse tête pour les municipalités, ce qui va plomber tes impôts. Bref, bref, je m’égare, je m’emporte.

J’ai été contactée par ma municipalité pour animer des ateliers d’origami. Comme le concept d’ateliers était déjà dans ma petite tête, j’ai décidé d’accepter. Je devais commencer après les vacances d’octobre mais branle bas de combat, en septembre, je dois commencer plus tôt. Genre beaucoup plus tôt. Genre la semaine suivante. Genre je n’ai rien de prêt. Panique, réaction, je prépare tout dans la semaine et je me présente, légèrement tendue (pléonasme au vu de mes mains moites) à une des écoles de mon bourg.

J’avais bien sûr au préalable donné mes conditions pour organiser cette activité. J’apprends l’origami traditionnel. C’est à dire que l’on commence par le début et l’apprentissage du solfège du pliage. Et ensuite on plie. On répète beaucoup les mêmes gestes. On se trompe et on recommence. Beaucoup. L’origami réclame patience, concentration, application. Et envie. J’avais donc limité le nombre d’enfants à 10. Ce qui est déjà beaucoup. Et préparer mon matériel en fonction.

Et donc je me présente. Et je me retrouve face à 20 gamins déchaînés, irrespectueux, qui veulent savoir faire les trucs les plus compliqués sans apprendre les bases. Ils ne s’appliquent pas, mettent le bazar, bref je sens déjà ma motivation vaciller et je n’ai qu’une envie, mettre quelques fessées déculottées à ces enfants qui ne connaissent pas les limites.

Le seul moment qui va les intéresser, c’est à la fin, lorsque je prends en photo le seul pliage réalisé avec soin par une de mes élèves et que je diffuse sur les réseaux sociaux. Eux aussi veulent que ce qu’ils appellent pliage soit diffusé. Bien sûr je refuse. Et l’idée de génie. Oui, n’ayons pas peur des mots, je suis un génie sur ce coup là. Je leur promet que la semaine prochaine, je sélectionnerai les plus beaux pliages pour être à leur tour diffusé. Et j’ajoute qu’en revanche, si la séance de la semaine suivante se passe à l’identique, 10 d’entre eux seront exclus.

Et je préviens la responsable du service jeunesse.

Autant vous dire que lundi, je n’en menais pas large. D’autant qu’une extinction de voix venait en plus se rajouter au tableau. Et en fait, ça s’est bien passé. Motivés peut être par la perspective de voir leur photo circuler, peut être que j’avais réussi à leur donner envie, peut être que les brouillons de ce qu’ils avaient ramené à la maison leur a valu des félicitations des parents, mais en tout cas ils se sont montrés bien plus calme.

Enfin, comme on peut l’être en fin d’après midi, quand on enchaîne un temps de classe avec une activité de loisirs. J’ai été agréablement surprise par la rapidité avec laquelle certains ont commencé à comprendre les schémas. Et à me montrer des pliages relativement réussi. Alors bien sûr, sur les 20, il y en a 10 de vraiment impliqués. Les autres sont très dispersés et 4 ou 5 d’entre eux sont irrécupérables pour cette activité. Et quand à la fin, je leur ai redit que cette fois ci ils seraient plusieurs dont l’origami serait pris en photo, que je les ai félicité, que j’ai murmuré à l’oreille de 2 d’entre eux ( les plus dissipés) que j’avais confiance en eux et que je savais qu’ils pouvaient faire quelque chose de magnifique, j’ai vu dans leurs yeux l’envie, la joie. Ce n’est pas gagné, il faudra recommencer tous les lundis, mais en tout cas, j’ai pris du plaisir à transmettre et je crois qu’eux ont eu du plaisir à apprendre.

En revanche, je sors de là épuisée, assourdie par les 20 « Maîtresse » « Christelle » »Christine » (oui mon prénom est variable visiblement). 20 c’est trop. Beaucoup trop pour faire un travail correct. Ils doivent travailler en autonomie et quand on a jamais fait d’origami c’est juste impossible. Je passe donc l’heure à passer d’enfants en enfants, à répondre dans l’urgence, à ne pas pouvoir passer du temps sur une difficulté. Le service jeunesse m’a demandé si au cycle prochain j’acceptais de prendre 20 enfants. J’ai refusé. Net.

Dis donc le gouvernement, tu n’as pas envie de revoir ta copie sinon ?


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L’instant – Menu #6

Je trouve particulièrement pénible de devoir manger tous les jours. Sans blague, sans enfants, j’envisagerai bien de ne me nourrir que de fromage blanc avec du muesli. Et du sucre. Mais comme j’ai des enfants (Pfffff mais quelle inconscience !) je suis bien contrainte de leur donner des repas. Et comme ma princesse supporte mal la cantine, désormais, et tant que je pourrai, il y aura un repas pour le vendredi midi. Un repas de plus.

  • Lundi soir : Rien. Non en fait, dimanche fête surprise pour mon anniversaire et beaucoup de restes. Donc restes de paëlla.
  • Mardi midi : Saucisses Epinards.
  • Mardi soir : Lasagnes.
  • Mercredi midi : Père dodu Lentilles.
  • Mercredi soir : Jambon Riz revenu
  • Jeudi soir : Croque Monsieur (oui, je sais encore du jambon. Mais au moins ils mangent).
  • Vendredi midi : Poisson pané Chou fleur.
  • Vendredi soir : Raviolis
  • Samedi midi : Escalope milanaise Frites
  • Samedi soir : Quiche chèvre tomate bacon
  • Dimanche midi : Rôti de boeuf Ratatouille
  • Dimanche soir : Oeufs cocottes/Oeufs sur le plat Jambon pour les enfants qui apprécient peu les oeufs cocottes les difficiles !

Je reconnais que nous mangeons souvent du jambon. Il s’agit d’une protéine pas trop onéreuse et que les enfants mangent facilement. J’essaye de garder une viande rouge par semaine. Et de limiter le poulet. Au final, nous qui sommes omnivores, allons finir par manger de moins en moins de viandes. Chères, souvent mauvaises, ça devient un luxe. Il va falloir que je finisse par compenser par des protéines végétales.

Bonne semaine à tous !


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L’instant – Petits bonheurs #2

Je tente le rendez vous récurrent. Comme quelques uns le savent, il va m’être très compliqué de trouver des petits bonheurs cette semaine. Mais il paraît qu’il ne faut pas baisser les bras. Et même si je note qu’un seul petit bonheur, il était là. Ce qui veut dire que l’espoir est là.

  • Le plus grand bonheur est arrivé au milieu du malheur. Suite à l’hospitalisation de ma fille, j’ai reçu un soutien extraordinaire de la part de tous mes contacts via FB, via twitter. C’est ce qui m’aide à tenir le coup. J’ai reçu des propositions d’hébergement, des soutiens, des numéros de téléphone. Et dans mes désormais nuits d’insomnie, je relis vos mots et ça me réchauffe.
  • Mon Gabriel, qui malgré ses difficultés de plus en plus envahissantes, me dit je t’aime.
  • Mon bébé chou qui parle de mieux en mieux. Et qui en profite pour faire de l’humour. Avec beaucoup d’aplomb.
  • La psychologue à qui je parle de mon projet d’association et qui montre un enthousiasme qui me renforce dans mon idée.

Je vais m’arrêter là. Vous aurez compris que ce n’est pas la meilleure période de ma vie. Ce sera un vrai plaisir de lire vos petits bonheurs et de les rajouter aux miens.

Voici les petits moment de bonheur de Marie Maman de Crapaud. Merci de me rejoindre pour ce rendez vous ❤

  • Retrouver ma clownette tout sourire avec quelques semaines difficiles.
  • Profiter de moments à deux avec mon fils.
  • Voir mon Crapaud faire de bisous à sa soeur.
  • Les voir rigoler ensemble à chaque goûter.
  • Passer le weed end avec mon meilleur ami de passage chez nous.
  • Etre contente et pressée d’aller à l’entrainement de running.
  • Echanger des sms pendant toute une soirée avec une amie.
  • Decouvrir de jolis endroits à visiter dans la région.