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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Quand on peut pas

Aujourd’hui c’est le jour où on compte les heures. Demain, ce sera le jour où on compte les minutes. Après demain, ce sera le jour où on compte les semaines.

Demain, ma grande fille repart vivre à Paris. C’est la fin des vacances. Elle reviendra passer une toute petite semaine à Noël. Puis elle reviendra aux vacances de février. De longs moments d’absences entrecoupés par des petits jours de bonheur.

Dans l’absolu, elle pourrait venir un week end entre chaque vacances scolaires. Mais on ne vit pas dans l’absolu n’est ce pas ? On vit dans la réalité. Une réalité financière qui impacte au final tous les aspects de ma vie.

Que je sois sans manteau alors qu’approche l’hiver, je m’en fiche un peu. Que je n’ai que des baskets à mettre à mes pieds, au moins eux sont aux chauds. Alors bien sûr, j’ai un toit, je donne à manger à mes enfants, je les habille comme il faut. Bien sûr, il y a plus à plaindre.

Hier nous avons reçu nos impôts locaux. Très sérieusement augmentés. En fait, le montant de la régul qui aura lieu en décembre est pile poil du montant d’un billet d’avion (aller le billet, ne parlons pas d’un aller retour) si je décidais de faire venir ma fille sur un week end. Car, désormais, si pour les vacances scolaires, elle descend en train, pour un week end le trajet est trop long.

Alors on va payer nos impôts locaux. Parce qu’on a pas le choix. De toute façon, même sans ça, je n’aurai pas eu les moyens de la faire descendre ici. Maintenant, je les aurai encore moins les moyens.

Plaie d’argent n’est pas mortelle dit on. Non, c’est vrai. Mais durant les 7 semaines qui vont nous séparer, une petite épine sera plantée dans mon coeur. Le faisant vieillir plus vite. Mes yeux couleront plus marquant leurs coins de nouvelles rides. Ma tête ne sera pas complétement ici. Je n’en mourrai pas. Mais savoir que tout ça, c’est juste une question de moyens, bah des fois j’ai juste envie de hurler.

On fait ce qu’on peut. Et ça, bah on peut pas. Et ça, c’est bien la seule chose que je voudrais pouvoir faire. Moi, si j’avais les moyens, je n’achèterai pas une nouvelle voiture, un manteau à 50€, une paire de chaussures à 80. Je ne m’achèterai pas le bracelet super hype. Moi, j’achèterai un billet d’avion pour voir ma fille un week end.

Le sens des priorités quoi. Mais on peut pas.

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L’instant – M’habiller, ce calvaire

En ce moment c’est ce que je ressens. Mon corps a profondément changé ces 10 dernières années. 5 grossesses rapprochées, des allaitements que par choix j’ai voulu de plus en plus long, la fatigue présente en permanence et les soucis de la vie ont fait que je n’ai pas combattu les modifications de mon corps. Et puis l’âge. L’âge rend les choses plus difficiles.

Avant, je m’habillais relativement « classe ». En jean les week end, pantalon strict chemise blanche la semaine. Et bien souvent en talons. Des robes longues l’été. Mais toujours avec beaucoup de féminité.

Et puis il y a ces mois derniers. Cet été j’ai découvert le plaisir de porter un short. Les jambes en liberté. Je ne m’habille ainsi qu’à la maison (La faute à mes jambes poteaux que je ne montre pas). Et ce fut une révélation. Pas de contraintes moi qui les supporte si peu. Et tant qu’à y être, j’ai aussi supprimé le soutien gorge. Bonheur !!

Et puis la fin de l’été, le retour des contraintes sociales et de mes complexes. Mais désormais, même mettre un jean m’est difficile. Mal coupés, plus à ma taille, je me sens serrée, mal dans ma peau.

Alors à la maison, ma tenue si je ne sors pas est devenue basique. Un collant, une robe pull. Ou un legging, une mini jupe. Et je me sens bien. Sauf que je ne peux pas sortir comme ça (toujours mes jambes). Et désormais m’habiller est devenu un calvaire. Je ne veux plus me sentir mal comme je suis à la minute parce que je suis à l’extérieur. Je voudrais pouvoir me refaire une garde robe complète à base de jupes d’hiver longues, de robes longues confortables.

Mais ce n’est pas possible. Alors je traîne mon mal être comme une âme en peine. Je sais désormais comment je dois m’habiller pour être bien. Parce que j’ai passé le cap de l’acceptation. Je sais que mon corps ne changera plus ou presque. Un peu de sport que je ferai un jour me permettra de le raffermir mais plus jamais je ne serai filiforme.

Alors à défaut de retrouver mon corps de mes 30 ans, j’aimerais me sentir bien dans mes vêtements. Et surtout pas engoncée, serrée, mal à l’aise. Et quand je regarde le type de vêtements qui me plairaient, je sais que ce n’est pas pour tout de suite (moi, des goûts de luxe ?).

En attendant, tous les matins, je passe 10 minutes à choisir mes vêtements. Pour finir en jean trop serré et en pull informe.

La semaine prochaine, je vous parle des chaussures ?

PS : Quand je parle de jambes poteaux, je ne parle pas de jambes un peu fortes. Je te parle de jambes qui ne rentreront dans aucune bottes, y compris en caoutchouc. Y compris dans les moon boots. Y compris dans les tailles spéciales grandes tailles. Et s’il n’y avait que le mollet de fort. Mais la laideur de l’ensemble réside dans le fait que je n’ai pas de cheville. Donc c’est moche. Et c’est tout.


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L’instant – Le paper cutting en matériel

Il y a eu des questions au sujet de ma technique pour faire du kirigami ou papercuting. Je suis loin d’être une pro et d’autres sont bien meilleures que moi. Je me contente de tenter de couper mon papier avec le plus de précision possible. Et bien souvent, mes essais se finissent par une bonne crise de larmes, des cris et des tonnes de papier jetés. Malgré tout, voici quelques petits trucs, qui je l’espère, pourront vous aider.

Et mon premier « conseil » ce serait Patience patience patience. Et entêtement. Il faut souvent recommencer. Et c’est parfois frustrant de couper au mauvais endroit ou d’aller trop loin dans son geste alors que l’on a bientôt fini. Ce qui explique souvent mes cris de rage.

Mon deuxième « conseil » serait de bien choisir votre matériel. Celui avec lequel vous vous sentirez bien. Par exemple j’ai un tapis de découpe de chez Toga (Celui ci), hyper sympa. Sauf que mon papier a tendance à se friper avec. J’appuie trop. Alors j’utilise un bout de mon vieux tapis de découpe Fiskars cassé. Ca fait longtemps que je l’ai mais plus ferme, plus raide, je découpe mieux avec. On ne le trouve plus au catalogue mais vous en avez d’autres là.

Ensuite l’instrument pour couper. Je n’utilise pas de cutter de précision. J’utilise un bistouri médical. Il n’y a rien de plus fin. Et de plus coupant. Je me souviens de mon prof nous expliquant que l’on pouvait se couper jusqu’à l’os rien qu’en changeant la lame. Oui, parce qu’en plus il faut changer la lame qui perd très vite son tranchant sur le papier. Donc gare aux doigts. Je ne peux pas vous mettre de liens, j’achète mes lames dans une boutique de matériel médical près de chez moi. Mais vous trouvez ça sans problème sur le net.

Enfin le papier. Je suis sans doute un OVNI. Mais j’utilise un papier en 120 ou 160g. Très léger donc. Je sais que certains préconisent un grammage plus proche des 200g. Il faudrait que j’essaie. Mais je me suis habituée avec celui ci. Par contre, du coup, le papier peut se froisser plus vite.

Pour les modèles, vous pouvez soit dessiner vous mêmes vos motifs. Ca demande un peu d’entrainement mais ainsi votre création est telle que vous l’imaginiez. Si vous ne vous en sentez pas capable, il existe des patrons, gratuits ou payants. Je pense notamment à Kirigami.fr. Il y a même un kit à télécharger pour débuter et apprendre les bons gestes. Que je n’utilise pas. Je me suis formée toute seule du coup je n’ai peut être pas la bonne technique mais elle me convient bien.

Pour finir, un dernier conseil. Pour découper, je commence toujours par les plus petits morceaux. Ensuite les gros pour finir par le tour. Et je maintiens le papier autant que je peux.


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L’instant – Menu #11

Voici les menus de la 1ère semaine de vacances. Ce qui veut dire 14 repas. Du coup la  variété en prend un coup. Et comme ma fille aînée est venue nous rejoindre, j’ai tendance à privilégier des repas plaisirs.

  • Lundi midi : Crevettes Epinards.
  • Lundi soir : Lasagnes.
  • Mardi midi : Poulet à la crème Haricots verts.
  • Mardi soir : Riz revenu.
  • Mercredi midi : Côtes de porc Flageolets.
  • Mercredi soir : Quiche thon tomate.
  • Jeudi midi : Saucisses petit pois.
  • Jeudi soir : Hamburger Salade.
  • Vendredi midi : Soupe chinoise.
  • Vendredi soir : Mont d’or.
  • Samedi midi : Filet mignons à la tomate Pommes de terre.
  • Samedi soir : Cake jambon fromage.
  • Dimanche midi : Nuggets Ratatouille.
  • Dimanche soir : Piccolinis.

J’ai fait pour une fois des crevettes. L’un des pêchés mignons de ma fille. Elle a même fait l’effort de toutes les éplucher. Je pensais que les enfants allaient refuser d’y goûter. Sauf qu’à part bébé chou, ils ont adoré ça. Je n’en avais donc pas pris assez.

Le repas de jeudi soir, hamburger, a eu lui aussi un très grand succès. J’ai réussi à détrôner MaDo. Il s’agissait de steaks hachés du boucher, ceci explique sans doute cela. C’était un vrai bonheur de les voir manger goulument avec la sauce qui leur coulait le long des doigts. Si pour les petits, un suffisait en revanche pour les plus grands, il y avait un goût de trop peu.

Et puis, dans la nuit de samedi à dimanche, une porte mal refermée et bim, congélateur qui décongèle. J’ai donc passé ma matinée de dimanche à cuisiner. Mes menus de la semaine prochaine ne m’ont pas pris trop de temps ! A la semaine prochaine.


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L’instant – Petits bonheurs #7

Première semaine de vacances oblige, ce fut extrêmement intense. En bien comme en mal. Gérer travail et 3 enfants déchaînés qui veulent que l’on s’occupe d’eux en permanence, ça demande beaucoup. Beaucoup de positivisme. Et ne parlons pas de patience. Qualité dont je suis totalement dépourvue. Ce qui a donné lieu à quelques bonnes prises de tête et recadrage. Mais place à ces moments qui font tant de bien.

  • Chacun des instants passé avec ma fille aînée. Vous n’avez pas idée de cette douceur, cette tendresse, ces câlins que nous partageons, cette complicité. Rien qu’avec ça, ma semaine a été magique.
  • Les regards espiègles que m’offre bébé chou en faisant son charmeur. A chaque fois, j’éclate de rire. C’est bon.
  • Avoir réussi à créer un tableau que j’avais en tête depuis longtemps. Et pour une fois, être fière de moi.
  • Et le mandala qui constitue le centre de ce tableau que j’ai pris en vidéo a été la photo la plus likée depuis l’ouverture de mon compte Instagram. Et ça me fait diablement plaisir.
  • Pour la 1ère fois depuis hummmm au moins 2 ans, j’ai pris le temps de mettre de la crème. Ce soir. C’est bon, mon corps est nourri pour les 2 prochaines années.
  • Faire les devoirs avec ma princesse. C’est simple, comme une évidence. Elle est demandeuse et douée. Ca fait du bien.

Vous voyez, une semaine riche. Et la vôtre ? Vous me racontez ?

Voici le lien vers le billet de Julesetmoa qui raconte sa semaine en images et en bonheurs. Je t’invite d’ailleurs à découvrir son blog, plein de clin d’oeil, de joie, à l’image de Caro <3.


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L’instant – Il est comme ça

Le titre dit tout. J’ai 4 enfants. 1 en situation de handicap. 1 adolescente qui ne vit pas avec nous mais avec sa cargaison de valises que je surveille de près. 1 princesse dont le caractère s’affirme de plus en plus (tu connais le terrible six ? C’est celui qui suit le 5). Et j’ai le petit dernier.

Bébé chou. 3 ans et 7 mois. Qui vient à la minute de me donner un coup de menton dans l’épaule en sautant sur l’accoudoir du canapé. Visiblement sans que ça le perturbe. Que j’ai trouvé en équilibre sur le rebord de la baignoire tout à l’heure pour pouvoir escalader les lavabos. Qui vient dans la 2ème minute de s’accrocher aux rideaux du salon en manquant de faire tomber l’ensemble.

Il est comme ça. Cascadeur, plein de vie, souriant, infatigable, hurleur, volontaire, bagarreur. Le nombre de qualificatifs pour cet enfant semble infini. Et dénote bien souvent un caractère bien affirmé. Et une tendance à l’hyperactivité. Et zut, j’ai dit le mot.

Quand on a un enfant différent, le risque est de projeter ses angoisses sur le reste de la fratrie. Même en gardant du recul, on ne peut pas parfois s’empêcher de comparer. Je suppose que c’est humain. Et puis, on sait qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Alors parfois, on compare, on compte mentalement qui a fait quoi à quel âge.

Pour la princesse, à part si vraiment on manque de recul, à priori, on est sûr et certain qu’elle n’est pas atteinte. Par acquis de conscience, nous avons rempli les échelles de Conners (qui servent à mesurer un éventuel défaut d’attention, une impulsivité et/ou une hyperactivité). Autant dire qu’il n’y a rien d’inquiétant, même sans être un spécialiste.

Après une journée comme celle d’aujourd’hui, pour bébé chou, on peut se poser la question. Infernal, en mouvement perpétuel, qui saute de partout, debout sur la table de la salle à manger, il m’a fait passé une journée en enfer. Mais il n’a pas fait la sieste. Et on sait que le manque de sommeil n’aide pas vraiment à rester calme.

Et puis il est comme ça. Plein de vie, agité, souriant, charmeur, terrible, cascadeur. Alors demain, je vais le mettre à la sieste. Un peu parce que sinon il ne dort pas le soir. On va continuer de profiter de ses regards en coin, de ses blagues, de ses rires. Avec un peu plus de calme, ce serait bien quand même.


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L’instant – Menu #10

C’est dommage parce que la semaine dernière, j’avais pourtant bien préparé les menus de la semaine. Et puis voilà, je sais pas que ce que j’ai fichu ou je me suis couchée trop tôt lundi dernier mais j’ai oublié de le publier. Donc du coup, voici la semaine dernière, la dernière semaine avec les enfants à la cantine. Donc je n’ai pas eu besoin de me creuser encore de trop.

  • Lundi soir : Paëlla.
  • Mardi midi : Saucisses Lentilles.
  • Mardi soir : Pizza.
  • Mercredi midi : Grignottes de poulet Brocolis.
  • Mercredi soir : Oeufs brouillés Jambon de pays.
  • Jeudi soir : Soupe.
  • Vendredi midi : Steacks hachés Petit pois Carottes.
  • Vendredi soir : Pâté aux pommes de terre.
  • Samedi midi : Poulet rôti Chips.
  • Samedi soir : Raclette.
  • Dimanche midi : Paupiettes au vin blanc Fondue de poireaux.
  • Dimanche soir : Soupe.

Une semaine avec beaucoup de repas rapide car j’avais beaucoup de réunions y compris en soirée. Ce sont d’ailleurs les seuls repas que mes enfants daignent manger. En dehors de la soupe qu’ils mangent sans souci, dès qu’il s’agit d’un plat un peu élaboré, ils boudent. Ils ont donc refusé de manger le pâté aux pommes de terre par exemple. En ce qui concerne les paupiettes, malheureusement la qualité n’était pas au rendez vous. Elles étaient très grasses, graisse d’ailleurs qui s’est dissoute dans le bouillon. Beurk. J’avais aussi fait un clafoutis pour le dessert. Raté aussi. Heureusement qu’il y avait la raclette pour rattraper la journée. Et nous avons fini les restes avec la soupe le soir.  J’ai mis les restes de fromage sur des tranches de pain frais, au four, et hop un régal pour tout le monde.

Rendez vous la semaine prochaine avec 14 repas pour 6 !