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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Le point Gabriel

Ca faisait longtemps que je n’avais pas parlé de lui. Et aussi de nous.

Si on commence par lui, les choses ne sont pas brillantes au quotidien à la maison. Il est extrêmement angoissé et nous ne parvenons pas à calmer ses peurs. De plus, nous avons décidé de limiter son temps d’écran qui est son addiction favorite. Nous nous aidons pour cela du timer de chez Hoptoys. Et à chaque fois que la sonnerie retentit, il part en crise, ne parvenant pas à gérer la frustration. Nous savons que c’est le bon choix mais endurer ses hurlements nous rend le quotidien très lourd. Sa 2ème addiction, le BMX, est bien meilleure pour sa santé ! Les compétitions se sont arrêtées. Reste que son ambition d’obtenir une médaille sera encore difficile à atteindre. En effet, il va changer de catégorie et sera l’un des plus petits. Il va donc falloir passer beaucoup de temps à lui expliquer, le calmer, le consoler.

Question prise en charge, il continue la psychologue en cabinet pour apprendre à gérer son TDA. Si à l’école, cela semble fonctionner, à la maison nous ne voyons aucun progrès et nous désespérons un peu. L’autre psychologue qui intervient à la maison travaille désormais avec lui sur les symptômes liés à l’autisme. Malheureusement, les progrès sont là aussi très longs. Gabriel n’a aucune notion du temps. Il vit dans l’instant présent. De plus, il a une vision de l’espace bien à lui. Ainsi tout ce qui trouve derrière lui n’existe pas. Nous savions qu’il avait des soucis mais nous n’avions pas réalisé à quel point. Donc pour le moment, travailler sur les interactions sociales n’est pas prioritaire. Enfin, il continue l’orthophonie. Elle travaille pas mal les compétences scolaires et on voit bien les progrès dans cette sphère.

Dans l’absolu, il faudrait que Gabriel fasse un bilan avec un graphothérapeute. On le sait depuis septembre. Il est de plus en plus illisible. Mais nous n’avons pas les moyens de le faire. J’y reviendrai mais la colère de pas pouvoir faire ce qu’il faut pour mon enfant faute de moyens me bouffe.

En revanche, scolairement parlant, nous pensions que son niveau était moyen. J’ai vu ce week end ses évaluations. Tout bon. Les devoirs à la maison sont laborieux au mieux. Impossible à faire au pire. Mais visiblement nous avons raison de nous accrocher. Il est bon Gabriel. Très bon même. Je pense que son AVS participe à cette réussite mais sur les évaluations il est seul. Et il réussit. C’est Le point positif.

Nous ne faisons pas tout ça pour rien. On le voit bien à l’école. A la maison, c’est toujours une catastrophe. Nous gardons l’espoir. Enfin on tente. Pour moi (je ne parlerai pas pour les autres membres de la famille), les choses sont toujours très compliquées. Je suis sûre désormais que je dois me faire aider pour accepter ce deuxième diagnostic. Faute de moyens (oui encore) ça attendra. Mais je suis toujours au stade du déni. Pour moi le terme d’autisme est impossible à envisager pour mon fils. Et tant que je resterais à ce niveau, je n’avancerai pas.


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L’instant – Petits bonheurs #9

Le retour de ces instantanés si importants à mes yeux. Ma plume était toute sèche, j’étais devenue toute terne. Et puis peu à peu, mon cerveau s’est remis en route, les mots sont revenus. L’envie avec.

  • Décorer avec mes enfants la maison pour noël. Leurs yeux lumineux, leurs rires font tant de bien que je décorerais bien ma maison toute l’année comme ça.
  • Bébé chou qui s’endort sur mon épaule.
  • Quelques mots échangés avec Laurie de Les idées de Lauréa qui me font réaliser que le bonheur est encore plus fort que la joie. Et que je m’en approche. Miracle.
  • Une photo postée sur FB par une proche qui me montre qu je peux compter et mes enfants avec.
  • Découvrir les évaluations de Gabriel pour cette 2ème période. Et tomber sur le cul (il n’y a pas d’autres mots).
  • Ne pas tenir certains objectifs et ne pas culpabiliser.
  • En tenir d’autres et être fière.
  • Comprendre que ma vie ce sont mes enfants, mon mari, ma famille mon travail mais aussi moi. Et parfois moi avant le reste.
  • M’accepter.

Je finis ces petits bonheurs par une note très optimiste. Je suis encore loin du tout parfait. Mais y tendre, l’espérer, avoir envie c’est déjà du bonheur.

Et toi ? Des bonheurs à partager ?

Et justement Laurie nous propose comme petit bonheur « être entourée tout simplement des personnes que j’aime le plus au monde ».


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L’instant – Ce jour et les suivants

Depuis samedi matin, bien des mots me viennent à l’esprit. J’ai décidé de prendre le temps de digérer. De tenter de comprendre. Et puis je voulais laisser passer le temps du deuil national. Une forme de respect.

Ma façon à moi de réagir. Depuis ce matin, je rumine ce billet. Parce que comme souvent chez moi, la sidération laisse place à la colère. Je la laisse monter, je tente de comprendre ses mécanismes. Et ce soir, voici les mots qui viennent.

Je suis en colère car je lis trop de formules toutes faites. Trop de jugements. « Il ne faut pas avoir peur ». « Il faut continuer à avancer ». « On doit… ». « Il faut… ». Vous savez quoi ? Faites comme vous avez envie de faire. Sans justifications, explications. Annulez vos voyages si c’est ce que vous avez envie. Ou confirmez les si vous vous sentez capables d’y aller. Mais stop ces jugements. Laissez l’autre faire comme bon lui semble. Et acceptez que l’autre soit différent de vous.

Et puis je suis en colère à cause de notre politique occidentale. De cette hypocrisie des gouvernements successifs, français ou pas. Parce que jusqu’à présent vendre des armes à qui en veut ça n’a jamais posé de soucis. Acheter ce si merveilleux pétrole en fermant les yeux sur sa provenance non plus. Faire ami-ami avec celui qui signe le plus gros chèque en fermant les yeux sur les droits de l’homme bafoués en tout impunité pareil.

Je n’ai pas la solution. Je n’ai que ma colère. Je n’ai que mon ras le bol. Je n’ai que mes engagements individuels. Je n’ai que mes principes. Je n’ai que ma conscience. je n’ai que mon respect pour l’autre.

Je n’ai que ma colère. Et je vais l’utiliser.


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L’instant – Mise au point

Il y a quelques jours, j’ai lu une interview vieille d’environ 2 ans sur l’express de Marie de mamans testent. Elle expliquait qu’elle bloguait sous le coup de l’émotion. Quand elle pouvait. Elle expliquait qu’elle bloguait pour le plaisir de partager ses ressentis, ses envies. Ce qui explique je crois son succès.

Depuis quelques temps, le blog s’essouffle. Moins lu, moins partagé, si je m’intéresse peu aux stats, je vois bien que l’intérêt n’est plus là. Il y a sans doute pas mal de paramètres qui expliquent ça. Depuis une semaine, je m’interroge.Est ce important ? Un peu quand même ce serait bien hypocrite de dire le contraire. Et puis cette nuit, la trame de ce billet est venue. Sans avoir La réponse, je pense savoir pourquoi moi je n’y trouve plus mon compte.

Je ne blogue plus en fonction de mes émotions, de mes envies. Je blogue en fonction des autres. je m’installe le soir à partir de 21h avec mon PC et j’écris. Je me dis tiens ça pourrait intéresser. Sauf que je n’ai pas nécessairement envie d’écrire là dessus. Et puis, parfois les mots viennent mais ça risque de ne pas plaire. Je publie mes billets à une certaine heure afin de toucher un maximum de monde. J’ai crée des rubriques récurrentes qui me permettent d’avoir des publications sans trop me casser la tête. Ainsi la rubrique « Mes menus » que vous retrouvez tous les lundis. Sauf, qu’en fait, qui se soucie de ce que je met dans l’assiette des mes enfants ? Surtout qu’ils sont répétitifs. A la limite, si j’étais une grande cuisinière, je pourrai partager mes recettes innovantes. Mais d’autres blogueuses font ça bien mieux que moi. Au final, je suis tombée de les travers de beaucoup de blogueurs. Ecrire pour faire du chiffre.

Je pense qu’il y a aussi une autre explication à cette désaffection. Je suis beaucoup moins présente sur les réseaux sociaux. J’interagis beaucoup moins. Depuis une certaine polémique purement bloguesque où j’ai osé donner mon opinion (qui suis je donc pour oser dire ce que je pense ?), mon isolement s’est fait plus important.  Vu les insultes que m’ont valu mes tweets (indirectes les insultes hein. On ne m’a jamais nommé, la blogosphère manque de courage), j’ai réalisé que les 350 comptes que je suivais ne pouvaient pas être qualifiés d’amis. J’avais tendance à croire l’inverse, moi et toute ma naïveté. J’ai réalisé cette nuit que mes amis sont ceux qui se trouvent dans mon répertoire. Qui prennent des nouvelles. Qui répondent à mes SMS. Sur twitter, mes tweets ne donnent lieu à aucune réactions. Ou très peu. Tout comme mes billets. Est ce que je suis amère ? Oui. J’ai eu tendance à donner du temps à ces gens. A leur donner une importance qui visiblement était à sens unique. Et pire qu’amère, je suis blessée. Au delà des mots. Et si je ne suis pas rancunière, je n’oublierai jamais aucune des insultes.

Alors au final, quoi ? Je ferme le blog ? J’utilise les réseaux sociaux comme de plus en plus de gens dans un but purement commercial ? Je ne sais pas faire. J’ai besoin de cet espace pour exprimer mes émotions. Mes doutes, mes peines, mes joies. Pour y partager mes créations que j’ai tant de plaisir à faire pour chacun de vous. Parce que j’y met beaucoup de vous mais aussi beaucoup de moi. Ce qui me vaut d’être aussi blessée maintenant et d’avoir tant pleuré.

Je vais suivre le conseil extrêmement avisé de quelqu’un que j’apprends peu à peu à connaître. Vous pouvez le retrouver sur son blog Papa Panique ou sur La vie des blogs (qui s’adresse aux blogueurs). Il dit que pour avoir de l’audience, plutôt que de compter sur la quantité, il vaut mieux compter sur la qualité. Je vais donc bloguer émotions, ressentis, envies. Peut être que certaines semaines, il n’y aura pas de billets. Peut être que je ne serai lu par personne. Mais je serai moi. Moi avec mes contradictions, ma franchise, ma virulence parfois. Moi avec mon amitié que j’offre sans calcul, sans arrière pensées. Moi, Chiawaze/Christelle, 45 ans, qui n’a pas besoin de l’approbation de certaines, qui vous emmerdent vous aussi bien profond (comme ça a été dit), mais qui vous remercie. Vous m’avez bien rendu service en m’insultant ainsi. je sais désormais où sont mes amis (Aurore, Charles, Marie, Sandrine pour ne citer qu’eux) et les autres.

J’espère que vous me suivrez. Si vous voulez être mon ami, parlez moi, échangez avec moi. Ici, là bas. Sur mon tél. Soyons vrais. En tout cas, c’est ce que je serais désormais.


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L’instant – Petits bonheurs #8

Que cette semaine est passée vite. Malgré des enfants particulièrement agités et monopolisants, elle fut très douce aussi. Des moments magiques qui ont durer plus que quelques minutes. Qui ce soir, plus triste à cause du départ de ma grande fille, adoucissent un peu les choses.

  • Ma grande fille, avec nous ces 15 dernières jours. Elle trouve peu à peu l’apaisement, la sérénité. A 15 ans et demi elle m’a offert des câlins, de la tendresse, de l’amour que l’on pouvait lire dans chacun de ses gestes. Si ce soir je pleure son départ, je suis immensément fière de la jeune femme qu’elle est en train de devenir. Sans doute pas la meilleure élève, sans doute pas la plus impliquée dans les causes humanitaires, mais une jeune fille bien. Et pour une maman, est ce qu’il y a quelque chose de mieux ?
  • Le retour des moments de tendresse, d’amour que m’offre mon mari depuis quelques semaines. J’ai parfois peur d’y croire, peur que ça disparaisse de nouveau, mais que ça fait du bien cette sérénité retrouvée. Et oserai je le dire, ce bonheur ?
  • Grâce entre autres à Allo maman dodo, nous avons fait des activités sympas avec les enfants. Et les voir crier d’excitation devant l’éruption de leurs volcans c’était vraiment trop bon.
  • Se retrouver entre amis samedi soir pour Halloween, fête que je n’aime pas. Ce fut trop court mais c’était vraiment bien. A refaire. Sans Halloween.
  • Avoir pris une décision aujourd’hui. Celle qui m’apaise enfin. Celle qui est profondément en accord avec moi.
  • Mon travail qui a avancé lentement cette semaine encore mais qui a avancé. Les idées qui sont là, qui n’attendent que leur mise en oeuvre. Et ce sentiment d’avoir franchi un nouveau palier.

J’aime de plus en plus ces rendez vous de fin de semaine. Qui me font voir tout ce que j’ai pu engranger comme bons moments. Qui me font dire que demain sera encore plein de cette douceur.

Et vous ? Des moments de bonheur à partager ?

Voici les moments de Greenwitch à retrouver ici