instantdeparents

Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


4 Commentaires

L’instant -2016

Normalement, je ne prends aucunes résolutions. Bien souvent, on ne les respecte pas et à la fin on se sent en échec. Comme je n’en fais jamais, d’un autre côté je me dis que je ne prends pas trop de risques. Alors pour tenter d’inverser la vapeur du bonheur intense que je vis chaque année, je me lance et on verra à la fin 2016.

  • Lever le pied sur le travail. Arrêter de me mettre une pression insupportable pour en vivre. Je vais continuer mais ce qui sera fait tant mieux et le reste… bah c’est moi le patron et c’est bien le côté chouette du truc. De toute façon, j’ai réalisé que jamais je n’en vivrai correctement. Donc je garde le plaisir, au revoir la pression.
  • Prendre soin de ma santé (comment ça je l’ai déjà dit ?). Aller voir les différents spécialistes qui attendent ma visite depuis un moment. Et puis peut être que je serais moins fatiguée.
  • Profiter de mes enfants, ma famille au quotidien. Non, ce n’était pas le cas.
  • Ecrire plus souvent ici. Parce que j’aime ça. Alors même si le temps file comme le vent, me faire plaisir en venant écrire. (Ca aussi je l’ai déjà dit ?)
  • Taper du poing sur la table des professionnels qui nous entourent pour Gabriel. Parce qu’ils sont tous bien gentils, je signe mes chèques mais je vois pas beaucoup d’amélioration au quotidien. Et l’école et la MDPH, c’est pareil. On a besoin d’aide et c’est pas une fois qu’on sera en plein burn out qu’il faudra nous tendre la main.
  • Profiter de moi, être positive en pensant à moi, me respecter (et donc ne plus accepter qu’on ne me respecte pas), m’accepter.
  • Etre heureuse un peu tous les jours.

Edit : J’ai écrit ce billet hier. Et en me relisant, j’ai réalisé à quel point je pouvais voir le verre à moitié vide tout en prétendant le contraire. Alors mon dernier engagement pour l’année 2016, c’est de voir le verre plein. Vraiment. Avec conviction. Parce que la joie et le bonheur sont communicatifs. Et c’est ce que je veux transmettre. A mes enfants, à ma famille, à vous.

 


1 commentaire

L’instant – Enfin, c’est fini !

Je me souviens à la même époque, je me disais « Ouf, enfin cette bonne année de merde est terminée, 2015 ne pourra pas être pire, on va pouvoir souffler ». Autant te dire que dans le billet d’aujourd’hui je ne parierai pas sur l’année 2016. Je vais juste faire un petit bilan, et puis tenter de poser quelques envies pour 2016.

Professionnellement j’ai continué à progresser et j’ai vécu des trucs vraiment sympas. En mars, je participais au salon baby de Paris. Mon carnet de commandes n’a jamais été vide. En septembre, j’ai commencé des ateliers d’origami au sein des écoles de ma ville. J’ai fini l’année sur un marché de noël qui sans être extraordinaire a fonctionné. J’ai aussi fait une vente éphémère sur Facebook qui a été un très grand succès. Et puis hier, une excellente nouvelle puisque mes créations seront désormais présentes à La Partagerie (je t’en reparlerai à l’occasion d’un billet dédié, enfin plusieurs).

Au sein de la famille, on va dire que 2015 est à l’image des années précédentes. Une bonne grosse louche de merde que je m’efforce d’avaler tous les jours avec le sourire. Essaye, tu vas voir que parfois c’est un peu compliqué. Gabriel a eu droit à un nouveau diagnostic puisqu’être TDA n’était pas suffisant il est aussi autiste léger. Les 2 troubles ne font pas bon ménage ce qui peut expliquer les difficultés et l’absence de progrès à la maison. Aïnhoa pour laquelle nous n’étions pas forcément très inquiets a commencé le processus d’évaluation et bim la veille des vacances de noël on nous annonce qu’un TDA ne peut pas être écarté la concernant. Autant te dire que je me suis un peu effondrée. Donc pour elle le processus continue avec des prises en charge qui se rajoutent. Je n’ai que ça à faire. Et pour finir sur la fratrie un peu TDA, Sasha intègre le processus à son tour plus tôt que prévu au vu de son comportement.

Pour 2015, on peut rajouter l’hospitalisation de ma grande à 2 reprises. Le diagnostic de mon mari qui peut sembler une bonne nouvelle si on avait les prises en charge qui vont bien avec. Sauf que voilà. Bah non.

Je t’ai tracé les grandes lignes de 2015. Il y a eu des petits bonheurs, je tente de les raconter tous les dimanches soirs. Le truc, c’est qu’à force que ce soit la merde tout le temps (parce que là je t’ai pas raconté le tiers de la moitié de mon quotidien) les petits instants de bonheur ont intérêts à être bien voyant pour espérer réparer.

Alors 2016 ? J’ai juste envie de petits bonheurs. Pas de gros lot du loto, pas de contrat en or avec une galerie d’art contemporain (bon, s’ils insistent je ferai un effort). Juste que la malchance s’arrête. Que cessent les mauvaises nouvelles. Surtout quand elles touchent mes enfants, ma famille.

Je fais le voeu de rires, de joies, de sourires, de sérénité retrouvée, d’inquiétudes qui s’éloignent, d’amitiés respectées. Je fais le voeu que l’amour, la tendresse, la douceur, le respect ne soient plus des valeurs dont on peut se moquer, ignorer, piétiner pour son intérêt personnel. Je fais le voeu qu’accepter l’autre ne soit plus une rareté mais bien la norme.Chez moi, chez toi. Ici et ailleurs.


4 Commentaires

L’instant – Petits bonheurs #11

On va pas se le cacher, la semaine passée a été très compliquée. J’ai accepté plus de travail que je ne pouvais en fournir. J’ai eu des nouvelles pas franchement bonne concernant ma princesse. Une énorme déception amicale dont je n’arrive pas à me remettre. Bref, j’ai été plus souvent au bord des larmes qu’au bord de l’éclat de rire. Voici quelques courts instants :

  • Tous les matins où il peut, mon mari m’apporte un café au lit pour m’aider à me réveiller. Je ne suis absolument pas du matin, je déteste le café, mais c’est le seul moyen pour ouvrir mes yeux. Et cette petite attention répétée tous les matins me touche à chaque fois.
  • Ma fille est arrivée samedi. Et bien sûr, je suis une fois encore soulagée, ravie, heureuse qu’elle soit avec nous pour noël.

Bon. Bah voilà. Les sources de joie quotidienne sont rares. En fait, en ce moment, rarissimes. Alors, on se donne rendez vous la semaine prochaine ? En se disant que noël sera propice à plus d’amour, de respect, d’écoute, d’empathie ? Allez, je vais rêver.


9 Commentaires

L’instant – Tuto pour Noël

Lorsque Creavea m’a proposé de tester leur kit de quilling que vous trouverez ici, j’ai sauté sur l’occasion. En effet, lorsque j’ai débuté, il n’y avait pas ou presque pas d’endroits qui proposaient ce type de produits. Du coup, j’ai fait du bricolage pour fabriquer mes propres outils. Il n’y a que l’outil enrouleur qu’à l’époque j’avais acheté aux Etats Unis que je n’avais pas fabriqué. Pareil pour les bandes de papier. Que je découpe toujours moi même.

Voici le tuto que je vous propose de réaliser à l’aide de ce kit. Il s’agit d’une carte de voeux. Utilisez un papier blanc avec un fort grammage. Trop légère, votre carte de voeux risque de plier sous le poids des décors.

Tout d’abord, voici le kit :

Ultra complet, vous y trouverez des bandes de papier de différentes largeurs, l’outil enrouleur, un gabarit, un tapis de liège, des épingles. Vous aurez aussi un mode d’emploi et des propositions de réalisations.

Carte de voeux4

La 1ère étape c’est de faire une esquisse. Ici un sapin, une petite fleur qui viendront prendre place sur une feuille de papier blanc pliée en 2 pour former un rectangle de 21cm par 12.

On commence par le sapin. Prenez une bande de papier vert foncé en 3mm de large. Coupez la en 2. Enroulez la sur l’outil sur les 2/3, détachez délicatement en faisant glisser et enroulez le derniers tiers mais dans l’autre sens. Tirez un peu de part et d’autre pour obtenir la forme de la photo 3. Encollez la paperolle doucement dans de la colle pour papier liquide (oui je met la mienne dans une assiette).

Et collez sur votre feuille les 2 bandes comme sur la photo 1. J’ai aussi mis quelques bandes de papier vert clair pour égayer un peu. Utilisez 2 règles pour faire le gabarit du triangle. Coupez des morceaux de bande de plus en plus petits. Et vous obtenez ça :

Carte de voeux14

Faisons lui un pied.

Prenez une bande de papier marron. Enroulez la puis déposez délicatement votre rond sur le gabarit 20. Laissez le prendre sa taille. Attrapez le, déposez une pointe de colle sur le bout de la bande et collez. Pincez des pour former un rectangle. Encollez et posez le au pied du sapin. Que nous allons décorer.

Prenez une bande rouge et une turquoise que vous coupez en 4. Enroulez serré chaque bande. Ne laissez pas déroulez et encollez le bout de la bande encore sur l’outil. Vous obtenez des petits ronds. Et vous décorez le sapin avec. On passe à son étoile.

Prenez les bandes rouges, coupées en 2, enroulez et positionnez sur le gabarit 10. Une fois collé, pincez tout en repoussant le centre vers le bord. Courbez légèrement le bout pincé, encollez et mettez au bout de votre sapin 5 fois pour former une étoile. Vous obtenez ceci :

Carte de voeux32

On passe à la petite fleur en haut à gauche.

Découpez une bande de papier jaune. Il faut 3 morceaux de 8cm environ que vous enroulez serrés. Collez les sur votre feuille. Utilisez le gabarit 15 pour faire des ronds de bande de papier rouge et blanc. Vous les pincez en repoussant le centre. Positionnez autour des ronds jaunes, côté large vers l’extérieur. Votre fleur est faite. On lui fait un feuillage maintenant.

Utilisez des 1/2 bandes de papier vert foncé. Procédez comme pour l’étoile (gabarit 10). Mettez 3 feuilles comme sur la photo 4. Et faites de même de l’autre côté de la fleur. Vous obtenez ceci :

Carte de voeux41

Et c’est fini ! Si vous avez une jolie écriture ou envie de faire participer votre enfant, écrivez en dessous un petit Joyeux Noël !! Comme j’écris très très mal, j’ai utilisé 2 bandes dorées pour faire une volute :

Carte de voeux42

J’espère que ce tuto vous a plu. Qu’il n’était pas trop long. J’ai essayé d’être la plus détaillée possible. Si vous avez des questions, besoin d’éclaircissements, n’hésitez pas à me contacter.

Et rendez vous en janvier pour un tuto où nous réaliserons une jolie boîte !

Produit offert par la marque.

 


2 Commentaires

L’instant – Petits bonheurs #10

Je ne suis plus vraiment régulière. La semaine dernière, j’avais prévu d’écrire ces bonheurs qui avaient égayés ma semaine. Mais ce soir là, je me suis couchée avec les poules. En pensant à moi et à mon besoin de sommeil. Mais ce soir, je m’y met un peu plus tôt. Parce qu’autrement, je crois que ce soir va être comme les autre soirs. Au lit tôt.

  • Le grand, grand bonheur de cette semaine, c’est mon mari qui m’a fait la surprise énorme de faire venir ma fille aînée pour passer le week end avec nous et en particulier samedi, jour du marché de Noël de ma ville. Un moment tendu pour moi.
  • Et retrouver ma fille, toujours plus belle, plus sensible, plus intelligente. Je suis tellement fière de la jeune femme qu’elle devient. Et ma fierté est encore plus grande car elle ne le doit qu’à elle même.
  • Avoir osé faire le marché de Noël. Je ne suis pas commerçante dans l’âme. Je ne sais pas me vendre. Et m’exposer ainsi, surtout auprès de gens que je côtoie tous les jours, ce n’était pas évident et surtout pas gagné. Mais je l’ai fait. Alors je suis contente.
  • Que ce soir, mon marché de Noël et ses ventes, nous autorisent à mon mari et moi, un extra. Un repas sushi. Enfin. Et ça c’est vraiment, vraiment un grand moment de bonheur. Surtout accompagner d’une bière bien fraîche. Une soirée plaisir en perspective.
  • La joie au quotidien de mon bébé chou. Cet enfant est une joie, un enthousiasme de chaque instant. Qui rend les moments difficiles avec son frère plus supportables. A la minute, il traverse le salon en pas chassés en chantant « galope galope ». Bon dans 4 mn, il va moins galoper à l’idée d’aller se coucher.
  • Le soutien de Karine et Olivier, présents dès 8h malgré une nuit quasi blanche la veille, pour m’aider à la mise en place au marché de Noël. La présence de Marina la veille pour faire une préparation de ce marché. Les amis, on les reconnaît dans les moments tendus. Et si j’ai peu d’amis, j’ai la chance qu’ils soient précieux. Merci.
  • Et pour finir, la chance. Juste la chance. Je me plains souvent, j’ai une vie parfois compliquée et pleine d’imprévues. Malgré tout, j’ai de la chance. Beaucoup de chance. D’avoir des enfants aussi merveilleux, d’avoir un mari sans doute à mon image (donc compliqué) mais tellement aimant.

Cette rubrique est vraiment une bonne façon de voir les choses. D’aborder la semaine qui vient avec beaucoup plus de joie et de sérénité.

Et c’est à vous.

Avec un peu de retard, voici les moments de bonheur de Marie Maman de Crapaud :

  • fêter mon anniversaire en avance avec quasiment tous mes essentiels (mon chéri, mes enfants, mes amis presque au complet)
  • profiter d’une soirée en amoureux, un moment hors du temps
  • danser dans mon salon pendant que Crapaud joue du tambourin
  • revoir ma fille souriante, joueuse, une vraie chipie après des semaines difficiles

Merci Marie !

 


9 Commentaires

L’instant – Les drôles de question

En tout début de semaine, Crevette d’Odouce a demandé à ses lecteurs de lui poser n’importe quel type de questions. Elle répondrait à toutes. Une autre blogueuse l’a suivi. Cela a donné lieu à des billets savoureux (je vous les mets en bas du billet). L’idée m’a bien tentée mais n’ayant pas de pages Facebook pour le blog je ne voyais pas trop comment faire. Alors j’ai juste proposé l’idée à mes twittos. J’ai récolté 5 questions. Et voici les réponses.

  • Crevette d’Odouce : Ta meilleure solution détente ? Chanter. J’ai la chance de chanter juste. Alors quand je suis seule, que je peux rester 10mn tranquille je chante. Et j’adore ça.
  • MamanMoino : Le film qui t’a bouleversée/changée ? Je ne regarde pas beaucoup de films. Il y a très longtemps j’ai vu Le petit homme de et avec Jodie Foster. Il m’a parlé tellement fort. Et puis il y a eu Pour le pire et pour le meilleur avec Jack Nicholson. C’est sans doute la 1ère fois où je voyais ma pathologie expliquée aussi bien. En regardant ce film, beaucoup riaient devant les scènes qui effectivement pouvaient être drôles. Mais moi je sais toute la souffrance, toute la solitude qui se cache derrière.
  • 8 à la maison : Le meilleur moment de ta journée ? Le matin, quand je viens de déposer les enfants à l’école, que mon mari est au travail. Je rentre à la maison et les 30 premières minutes de solitude sont un moment exceptionnel. J’ai la possibilité de faire ce que je veux. Bien souvent je n’en profite pas et me met directement au travail. Mais si je veux, je m’accorde la liberté de manger, chanter, prendre un bain. Ce sont mes 30mn de liberté. Elles sont rares, précieuses. Mais elles sont à moi.
  • AlexMamengagée : Ce que tu aimes le plus en toi ? Mes cheveux. Ca c’est pour l’aspect physique. Mon honnêteté pour la partie morale. Je ne triche pas.
  • Sandee : La chose la plus folle que tu as fait dans ta vie ? Plaquer mon boulot pour suivre un homme. J’ai toujours travaillé. J’ai réussi à atteindre mon objectif en tant que professionnelle. Et j’ai tout lâché. Et je peux dire aujourd’hui que je n’ai aucun regret.

Voilà. Fin des questions. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les poser en commentaires, j’y répondrai avec plaisir.

Voici les liens vers les différents billets :

Crevette d’Odouce

8 à la maison

Cranemou

  •  Aurélien : Comment tu as découvert le travail du papier ? Toute petite, je faisais du kirigami sans le savoir en faisant des napperons de papier découpé. Ensuite, j’ai été libraire très longtemps. Toujours le papier. Je faisais un peu d’origami et à la faveur de mon congé maternité, j’ai exploré. Et d’une ballade à une autre, j’ai découvert le quilling et le kirigami d’art. Le papier est une passion depuis toute petite.
  • Mère Geek : Qu’aimes tu manger au petit déjeuner ? Rien. Je n’aime pas manger le matin. J’ai d’ailleurs rarement faim. Il me faut un moment pour que l’appétit arrive. Si vraiment j’ai envie de manger, j’aime tremper des madeleines dans du lait froid.