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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Le cadre Astrée

Je reprends les présentations de mes créations que j’ai enfin décidé de rentrer sur mes sites de vente. Et comme j’ai beaucoup de retard, il va y avoir beaucoup de présentations. J’espère ne pas vous lasser.

Et on commence ce soir avec ce cadre magnifique. Oui, oui j’ose le mot. Je l’aime énormément. Au départ de l’histoire, il y avait un mandala. Ce mandala, j’ai commencé à le découper dans un format plus petit. Et j’avais ce cadre qui attendait la création qui irait bien. Et tout en coupant, j’ai réalisé que ce mandala serait parfait en motif central. Et que je pouvais mélanger les techniques pour la première fois. Ni une ni deux, j’ai abandonné le premier papercut pour réaliser le mandala en plus grand.

Bien sûr, les papillons, très souvent présents dans mes créations, se sont imposés comme une évidence pour compléter le mandala. En origami, pour revenir à la 1ère de mes passions.

Le mandala demande beaucoup de temps, de patience, d’attention. En fait, les mandalas sont des sujets parfaits pour le kirigami. Ce sont 2 arts qui se complètent parfaitement. Et je pense que le temps passé, la concentration se ressent en regardant ce cadre.

Et pourquoi Astrée ? Parce que Gabrielle bien sûr !! Un prénom que j’aime autant au féminin qu’au masculin !

Vous pouvez le retrouver sur ma boutique www.chiawaze.com ici. Vous pourrez y choisir un coloris de fond différent que le violet. Il s’agit de ma couleur favorite mais pas nécessairement la votre. Et puis vous pourrez aussi choisir un encadrement blanc si vous préférez.

Une petite photo pour finir et pour vous donner envie

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L’instant – Petits bonheurs ?

Cette fois ci je ne vais pas y mettre de numéro. Parce que si la semaine a été sans doute très riche en petits et grands bonheurs, je reconnais que ce soir je suis vraiment profondément abattue.

Depuis hier soir, je m’enfonce peu à peu dans la morosité, l’inquiétude, l’apathie. Je sais que ma fatigue chronique dont malgré des nuits à peu près correctes je n’arrive pas à me débarrasser est en train d’aggraver un état qui s’installe peu à peu.

Je sais pourquoi. Je ne sais pas comment modifier tout cela. Et du coup, en l’espace de 24h, les petits bonheurs que j’ai collecté précieusement cette semaine se sont éloignés de ma mémoire.

Alors oui des bonheurs il y a eu. Mais je suis bien incapable de vous en faire la liste. Je me donne les 12 prochaines heures pour me ressaisir. Pour que mon cerveau qui refuse bien souvent de se mettre en sommeil, trouve les solutions, les idées, les ressources pour réagir. Pour que je retrouve le sourire, l’envie, la joie, la motivation.

Et pour ne pas purement et simplement tout envoyer valser et me refermer sur moi même. Parce qu’il faut bien le dire. C’est actuellement mon option favorite.


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L’instant -Nouveau tuto

Je vous l’avais promis, voici une nouvelle création à faire avec le kit que m’a envoyé Creavea. Cette fois ci il s’agit d’une boîte à petits trésors.

Pour la réaliser, il vous faudra le kit à quilling accompagné d’une boîte en bois. J’ai choisi une forme ovale pour cette dernière.

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J’ai choisi de faire une fleur en motif central du couvercle.

 

Prenez une bande de papier rose coupée en deux. Enroulez la serrée, collez l’extrémité de la bande. Vous obtenez le centre de la fleur. Pour faire les pétales, utilisez des bandes violettes de 11cm de long. Enroulez sur l’outil et déposez sur le gabarit 10. Laissez le prendre sa taille, attrapez le délicatement et collez l’extrémité de la bande. Pincez.

Faites autant de pétales que nécessaire pour faire le tour du centre de la fleur. Avant de coller définitivement sur le couvercle, je vous conseille de faire un essai de mise en place.

Prenez une bande de papier vert foncé d’environ 4cm. Donnez lui une forme légèrement courbe en la faisant glisser entre 2 doigts, collez la. Pour faire les feuilles, utilisez des bandes de 6 et 4cm de long. Procédez comme pour les pétales mais sans le gabarit (la longueur est insuffisante). Collez les feuilles. Pour la suite, utilisez une bande de papier argenté. Placez votre outil à 1,5cm du début de la bande, roulez. Retirez très délicatement votre outil, repositionnez le à 1,5cm et roulez à nouveau dans le même sens. Et ainsi de suite tout le long de la bande.

Vous obtenez une arabesque comme sur la photo 1. Pour la coller sur le couvercle, il vaut mieux déposer la colle directement sur le couvercle et poser la bande. Faites autant d’arabesques que nécessaire. Prenez des bandes roses pour faire la base du couvercle à l’identique.

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Faites pareil pour la base de la boîte.

Et voilà le résultat !

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J’espère que ce nouveau tuto vous plaira. Vous pouvez trouver le kit de quilling ici. Pour la boîte, vous trouverez votre bonheur dans cette rubrique.

J’ai offert cette jolie boîte à ma fille pour qu’elle puisse y mettre ses bijoux.

Pour le mois de février, je vous prépare un tuto sur le thème de la Saint Valentin.

Kit quilling offert par Creavea.


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L’instant – Mais pas que

Vous êtes près de 600 à voir vu mon billet d’hier soir. Alors tout d’abord merci d’être là, de lire ces mots qui étaient très importants à mes yeux. Je n’ai pas la prétention de tout connaître de ce trouble. Et encore moins de dire à chacun comment vivre tout ça. La seule chose que j’ai envie de transmettre, c’est l’amour que j’ai pour mon fils.

Hier donc, j’écrivais ce billet pour parler du handicap de mon fils. En me lisant, on pourrait croire que Gabriel, à mes yeux, n’est que autiste. Mais en fait, cela ne représente que 0,1% de ce qu’est Gabriel.

Tout comme moi je suis rousse, ce terme ne le définit pas. Je dirais même que ma couleur de cheveux me définit plus que le terme autiste pourrait le représenter.

Laisse moi te présenter mon Gabriel. Laisse moi te parler de ce garçon merveilleux dont j’ai la chance de partager la vie.

Gabriel va bientôt avoir 9 ans. Déjà. Pour lui jamais assez vite. Dès le lendemain de son anniversaire, déjà, il veut grandir. Déjà il veut le prochain. Il tente de rattraper son copain qui a presque un an de plus que lui. Gabriel, ce sont des cheveux frisés que l’on laisse pousser. Jusqu’à ce que ses copains l’appelle Bouclette. Alors il nous demande de lui couper les cheveux. C’est dommage, avec ses boucles il ressemble à un surfeur. Il est beau mon fils. Il a des cils longs à tel point que quand il ferme les yeux, ils déposent une ombre sur ses joues. De petites taches de rousseur sont déposées sur son petit nez. Un petit peu de moi.

Gabriel est beau. Mais il est surtout beau dedans. Quand il tente maladroitement de me serrer dans ses bras. Quand il tente de montrer tout son amour. Quand, comme en ce moment où il va bien, il propose de partager son morceau de carambar avec son petit frère. Et on voit dans ses yeux qu’il voudrait pouvoir le garder son morceau de carambar mais il veut faire ce geste. Il se fait violence avec tout l’amour maladroit qu’il porte à son frère. Ou à sa soeur. Et puis il y a l’amour si fort, presque désespéré, qu’il porte à sa grande soeur. Par un jour ne se passe sans qu’il parle de Jade. Elle lui manque terriblement et la période des vacances est toujours pour lui magique.

Et puis Gabriel est intelligent. Sa mémoire absolue nous épate à chaque instant. Gare à celui qui fera une promesse. Il n’oubliera pas y compris si les mois passent. Il n’oublie pas les lieux, les mots, les visages. C’est parfois assez terrifiant. Il a une logique mathématiques qui lui fait prendre des chemins détournés pour arriver au bon résultat. Il saute des étapes. Sa maitresse nous explique qu’il doit les apprendre ces étapes. Mais lui se fiche pas mal des étapes.

Gabriel est tout ça et encore plus. Il est tellement de choses toutes plus belles les unes que les autres. Beaucoup de parents seraient fiers d’avoir un garçon comme lui. Je suis extrêmement fière de l’accompagner sur son chemin de vie. Chaque jour, grâce à lui, j’apprends. J’apprends la douceur, la gentillesse, l’écoute, l’empathie, l’avenir, l’envie, la patience. Gabriel m’a appris que la difficulté pouvait rendre la vie plus douce.

C’est un garçon merveilleux. Et ce à 99,9%.

 


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L’instant – Gabriel est autiste

Depuis le mois de juin, je me réveille tous les matins de la même façon. Je commence  par me réveiller sereinement, l’esprit vide il faut bien le dire. Je ne pense à rien. Et d’un coup, toujours les mêmes mots qui apparaissent. « Gabriel est autiste ». A chaque fois, c’est un très dur retour à la réalité, à mon quotidien, à mes peurs et mes angoisses.

Quand nous avons eu ce premier diagnostic de TDA il y a 18 mois, j’ai ressenti un intense soulagement. Ce n’était que cela. Toutes mes angoisses diffuses au sujet d’un éventuel autisme n’était que de la peur. Nous avons mis en place des prises en charge adaptée à son handicap. Nous avons essayé des choses, les avons abandonné. D’autres, plus efficaces, ont été confirmées.

Et puis on nous a demandé de chercher les traces d’un éventuel autisme. J’ai refusé d’y croire. Nous avons fait les différentes évaluations mais à chaque étape, je me persuadais qu’il s’agissait juste de rassurer les professionnels. Qu’au final, il valait mieux aller jusqu’au bout du truc pour ne pas rester avec des interrogations.

Et puis juin. Avec ce rendez vous dont je me souviens de chaque minute. De ce regard chargé de tristesse et il faut bien le dire de pitié du médecin. Gabriel est autiste. Je ne peux pas y repenser sans avoir les larmes aux yeux. Ce moment où tous mes doutes des années passées se sont retrouvés confirmés. Il y a souvent dans la vie des virages. Ce jour là est sans doute le virage le plus douloureux que j’ai pris.

Depuis ce jour, je tente de me faire à l’idée. Et il faut bien le dire que certains professionnels de santé ne m’aide pas vraiment à cela. Je pense en particulier à l’une des deux psychologues de Gabriel. Pour elle, le TDA est le responsable de ses traits autistiques. Et depuis quelques semaines, je réfléchis, j’analyse tout ce que nous avons vécu. Et j’en suis arrivée à une conclusion. Qui je crois nous fait avancer.

Je crois qu’en tout premier lieu, Gabriel est autiste. Et principalement autiste. Il en a des symptômes dans la sphère sociale. Mais aussi dans la sphère comportementale. Et ce que nous avons très vite mis sur le compte du TDA est à mon avis du domaine de l’autisme.

Gabriel marche sur la pointe des pieds. Il fuit le regard. Hier, j’ai voulu attirer son attention et comme je le fais souvent j’ai attrapé son menton pour saisir son regard. Et plutôt que de le croiser, il a préféré fermer les yeux. Ses crises de colère que nous prenions pour de l’opposition ressemble de plus en plus à de la frustration liée à notre incompréhension de ses sentiments. Et puis il y a eu l’essai de Ritaline. Où je me suis retrouvée devant un enfant triste, inhibé, angoissé, perdu, sans aucune joie. Et aujourd’hui, je crois que j’avais Gabriel uniquement autiste.

Je crois que Gabriel est autiste et TDA. Qu’il est principalement autiste. Et que le TDA compense ce côté. Que si la génétique ne lui avait pas offert ce TDA, nous aurions un enfant encore plus renfermé, incapable de relations sociales, que celui que nous avons. Je crois que le TDA peut être une véritable « chance » pour lui.

Alors j’ai décidé d’arrêter la prise en charge avec cette psychologue. Parce qu’elle est là pour limiter les impacts de son TDA. Et je ne veux plus que l’on fasse ça. Gabriel sait désormais à peu près contrôler son impulsivité. Son AVS lui permet de suivre scolairement parlant en limitant son trouble de l’attention. De plus, je crois qu’en tant que professionnelle, elle avait aussi pour rôle de nous accompagner dans ce nouveau diagnostic et non pas le remettre en cause.

Gabriel, à part très grosses difficultés scolaires, n’aura plus jamais de Ritaline. Ce médicament peut aider beaucoup d’enfants TDA. Mais pour notre fils, ce médicament empêche le TDA de compenser son côté autiste. En revanche, l’extraordinaire psychologue qui vient nous voir à la maison va continuer son travail avec lui, avec nous. C’est un soutien de chaque instant, qui jamais, je dis bien jamais, n’a remis en cause notre parole. Nous a écouté avec une humanité, une empathie que nous n’avons jamais rencontré. Elle aide Gabriel sur son côté autiste et je crois que c’est fondamental. Et enfin, je vais demander à l’orthophoniste d’orienter son travail sur le côté scolaire car Gabriel est en difficulté.

Depuis cette prise de conscience que Gabriel est autiste et accessoirement TDA, je sens que notre façon d’agir avec lui a changé. Et que ça aide énormément Gabriel. Il semble bien plus calme. Parce que nous avons réalisé qu’il voyait le monde autrement. Qu’il fonctionnait autrement que la façon classique. Et que parfois il ne nous comprend pas. Et que nous ne pouvons pas exiger de lui qu’il nous comprenne. Que c’est à nous de nous mettre à son niveau de compréhension. Et ça marche.

Comme promis, un billet fleuve. Ce sujet reste ultra sensible pour moi. Je suis toujours au stade où ce diagnostic est une blessure profonde que je n’arrive pas à cicatriser. Où je pleure à chaque fois que je prononce ces mots. Où j’ai un profond sentiment d’injustice et d’incompréhension. Mais j’ai fait un premier pas. Et c’est le premier qui compte.

(La suite demain).

 


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L’instant – Petits bonheurs #14

Une fois encore, cette nouvelle semaine est en demi-teinte. Mon cerveau ne cesse de tourner au risque de surchauffer. Et puis, ces petites touches de bonheur qui sont là, qui me donnent le sourire mais que je ne prends pas le temps de noter. Et du coup, j’oublie. Mais je ne veux pas qu’écrire mes petits bonheurs devienne une contrainte. Alors je me dis que ce n’est pas grave. Que l’essentiel c’est qu’ils aient eu lieu. Que j’en ai profité sur le moment. Voici quelques extraits de mes bonheurs de la semaine.

  • Etre allongée dans mon lit pour rédiger ce billet. Et ce sans aucune culpabilité. Avec même beaucoup de sérénité. Et si on rajoute que ma fille adorée se trouve à côté de moi pour partager ce moment, le bonheur est complet.
  • Avoir fait un apéro dinatoire hier soir avec nos nouveaux voisins dont nous nous rapprochons. Nous partageons beaucoup de points de vue identiques malgré notre différence d’âge. Et ces rires et cette détente sont les bienvenus en ce moment.
  • Pincer le nez de mon bébé chou pour le voir sourire. Voir la malice grandir dans son regard.
  • Avoir vu bébé chou et la princesse jouer ensemble pendant que je cuisinais. Avec calme. Le bonheur étant principalement dans ce dernier mot.
  • Voir Gabriel qui se maitrise de mieux en mieux. Nous apportons certains changements et ça semble fonctionner. J’en parlerai dans la semaine dans un billet fleuve.
  • Avoir fait les plans de notre future salle de bains. Ou plus exactement d’avoir fait le plan du réaménagement. Et avoir prévu un financement. Désormais, tout ce que nous vendrons, sera versé sur un compte à part pour servir à nos travaux. Ce sera long mais nous y arriverons.
  • Voir mon mari faire des scoubidous. Le truc complétement improbable. Et pourtant….
  • L’ambiance qui s’apaise peu à peu à la maison. Ca aussi ce sera long, mais je finis par croire que nous réussirons.

Voilà. 14ème billet consacré au bonheur. Car au final il s’agit bien de cela. De la façon dont je regarde ma vie. Je pense que très bientôt, je vais créer une nouvelle rubrique.

Et toi, tu partages avec moi tes instant de bonheurs ?


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L’instant – Je t’admire

On me dit souvent ces quelques mots. Ils me font bien sur extrêmement plaisir. Mais j’ai une certaine gêne à les recevoir.

Je m’explique. Je suis persuadée, convaincue, et à de très rares exceptions près, que toutes les mères agiraient pareil que moi.

Quand votre enfant a une gastro, la varicelle, vous vous transformez en lionne inquiète qui va veiller sur son bébé, le surveiller des yeux, de la main sur son front, de vos bras accueillants et doux.

Je ne suis pas différente. Je fais pour mes enfants ce qu’il y a à faire. Malgré la fatigue, bien souvent un énorme ras le bol, une patience inexistante, je me lève, je change des draps mouillés en pleine nuit. J’emmène mon fils à ses prises en charge. Je fais des choix, plus ou moins difficiles, plus ou moins contraints.

Mais je suis aussi fatiguée, aussi désorganisée que certains (ok plus que d’autres). Je me sens bien souvent impuissante. Et puis aussi coupable. Oui coupable de ne pas pouvoir donner de mon temps comme je le voudrais. Coupable de l’autisme de mon fils. Parce qu’il ne faut pas se leurrer mais les différents discours des psys ont laissé leur trace. Je suis parfois débordée et il m’arrive parfois de mélanger les rendez vous.

Et puis il y a aussi des moments de profonds désespoir où j’ai juste envie de baisser les bras. Des moments où l’idée de placer mon fils me traverse l’esprit comme une solution qui pourrait enfin m’apporter un peu de sérénité. Ca ne dure pas. L’idée n’est pas sérieuse et de toute façon c’est quelque chose que je refuse d’envisager. Mais les idées noires, le découragement sont là au quotidien.

Et puis je crie. Oui oui moi aussi je crie. Je suis persuadée que le dialogue et le calme sont essentiels pour élever des enfants. Mais je crie aussi. J’ai plein de bonnes raisons pour cela. Et puis aussi des mauvaises.

Mais tu vois, je ne suis pas parfaite. Et surtout, je ne suis pas admirable. Je suis juste quelqu’un comme toi. Avec ses forces et ses faiblesses. Avec ses bons moments et ses mauvais. Comme toi, je fais le maximum pour ma famille. Des fois cela fonctionne. Et des fois pas.

Mais surtout, surtout , je ne suis pas plus admirable que toi.