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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – Pas de résolutions

S’il m’est arrivé d’en prendre, je ne pense pas en avoir tenu une seule. En fait je ne vois pas l’intérêt d’attendre une date fixe pour se fixer des objectifs à réaliser absolument. Pour se rendre compte un an plus tard que l’on en a tenu aucun. On se culpabilise. Et c’est tout. Surtout qu’en général, dans l’euphorie de la fête, on fixe la barre bien haut.

La première fois que j’ai décidé d’arrêter de fumer, ça m’a pris comme une envie de pisser et du jour au lendemain j’ai arrêté. Je suis passée d’un paquet et demi à rien. Enfin si. Plus 20 kg sur la balance.

L’année 2016 n’a pas dérogé à la règle. Pas de résolutions. On gère l’urgence. On gère les emmerdes. On gère la vie. Vu mon rythme, il n’y avait de toute façon pas de place pour des résolutions. On a réussit à rester la tête hors de l’eau, c’est déjà de l’ordre du miracle.

J’ai décidé de prendre soin de moi et j’ai en partie réussi. J’ai lâché prise sur certaines choses et j’ai en partie réussi (tu remarqueras la façon positive de présenter un échec partiel). J’ai réalisé un rêve, sur un coup de tête, comme ça (et surtout grâce à mon mari). J’ai fait un rêve que je garde bien précieusement tout au fond de mon coeur pour le moment où ce sera le temps.

Et puis j’ai écouté mon médecin. Fait suffisamment rare pour être noté. Ca s’est traduit par une prescription, puis une suivante, puis enfin une dernière. Lourde. Je suis devenue insomniaque la nuit. Somnolente la journée. Incapable de gérer mes enfants. Mes idées créatives se sont éteintes. Je suis devenue indifférente aux autres. Je suis devenue voyeuse des réseaux sociaux mais bien incapable d’y dire quoi que ce soit. Je suis devenue accro à mon téléphone, pouvant passer 10h par jour en passant d’une application à une autre.

Et puis un projet familial qui n’ose pas dire son nom. Une envie. Un emballement. Qui redonne de l’espoir, de l’envie. Et puis l’incapacité à aller plus loin que le rêve. Alors hier j’ai dit stop. Comme souvent, j’ai pris ma décision sur un coup de tête. Un sevrage sec. Qui sera sans doute douloureux.  Durant quelques jours. Mais qui sera salvateur.

Pour 2017, je n’ai que des objectifs. Des paliers. Des étapes. Ce sera peut être pour 2018. Ou pourquoi pas 2019 (en vrai 2018 ça m’irait bien). Déjà aujourd’hui, une nouvelle idée de créations a fait son apparition. Quelque chose en lequel je crois très fort. Demain une rencontre. Dans une boutique à laquelle je crois très fort.

Et puis un réveil. Que je mets tous les matins à 7h. Je n’ai pas pris la résolution de me lever à 7h. Non, j’ai juste l’espoir de réussir. Chose que je n’ai pas réussi à accomplir depuis 10 ans.


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L’instant – M’habiller, ce calvaire

En ce moment c’est ce que je ressens. Mon corps a profondément changé ces 10 dernières années. 5 grossesses rapprochées, des allaitements que par choix j’ai voulu de plus en plus long, la fatigue présente en permanence et les soucis de la vie ont fait que je n’ai pas combattu les modifications de mon corps. Et puis l’âge. L’âge rend les choses plus difficiles.

Avant, je m’habillais relativement « classe ». En jean les week end, pantalon strict chemise blanche la semaine. Et bien souvent en talons. Des robes longues l’été. Mais toujours avec beaucoup de féminité.

Et puis il y a ces mois derniers. Cet été j’ai découvert le plaisir de porter un short. Les jambes en liberté. Je ne m’habille ainsi qu’à la maison (La faute à mes jambes poteaux que je ne montre pas). Et ce fut une révélation. Pas de contraintes moi qui les supporte si peu. Et tant qu’à y être, j’ai aussi supprimé le soutien gorge. Bonheur !!

Et puis la fin de l’été, le retour des contraintes sociales et de mes complexes. Mais désormais, même mettre un jean m’est difficile. Mal coupés, plus à ma taille, je me sens serrée, mal dans ma peau.

Alors à la maison, ma tenue si je ne sors pas est devenue basique. Un collant, une robe pull. Ou un legging, une mini jupe. Et je me sens bien. Sauf que je ne peux pas sortir comme ça (toujours mes jambes). Et désormais m’habiller est devenu un calvaire. Je ne veux plus me sentir mal comme je suis à la minute parce que je suis à l’extérieur. Je voudrais pouvoir me refaire une garde robe complète à base de jupes d’hiver longues, de robes longues confortables.

Mais ce n’est pas possible. Alors je traîne mon mal être comme une âme en peine. Je sais désormais comment je dois m’habiller pour être bien. Parce que j’ai passé le cap de l’acceptation. Je sais que mon corps ne changera plus ou presque. Un peu de sport que je ferai un jour me permettra de le raffermir mais plus jamais je ne serai filiforme.

Alors à défaut de retrouver mon corps de mes 30 ans, j’aimerais me sentir bien dans mes vêtements. Et surtout pas engoncée, serrée, mal à l’aise. Et quand je regarde le type de vêtements qui me plairaient, je sais que ce n’est pas pour tout de suite (moi, des goûts de luxe ?).

En attendant, tous les matins, je passe 10 minutes à choisir mes vêtements. Pour finir en jean trop serré et en pull informe.

La semaine prochaine, je vous parle des chaussures ?

PS : Quand je parle de jambes poteaux, je ne parle pas de jambes un peu fortes. Je te parle de jambes qui ne rentreront dans aucune bottes, y compris en caoutchouc. Y compris dans les moon boots. Y compris dans les tailles spéciales grandes tailles. Et s’il n’y avait que le mollet de fort. Mais la laideur de l’ensemble réside dans le fait que je n’ai pas de cheville. Donc c’est moche. Et c’est tout.


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L’instant – Et re le doute

La semaine dernière, je vous racontais combien j’étais optimiste pour l’avenir. Combien je voyais à quel point les choses s’arrangeaient pour nous.

Parmi les bonnes nouvelles, il y a eu le coup de fil, pendant le salon d’ailleurs, que l’on espérait sans vouloir trop y croire. Après une longue période de chômage pour mon mari, mal vécue par tous et en particulier par lui, il a réussi à décrocher Le boulot. Celui qui te dit que la chance tourne enfin et que l’on va pouvoir respirer.

Mon mari a réussi à décrocher un poste au sein de la SNCF. Pour le moment en intérim mais si tout va bien, le poste peut se transformer en CDI. La SNCF c’est tout et son contraire. C’est surtout pour nous qui vivons sans vacances, sans aides ni soutien l’assurance d’une vie meilleure. Donc on ne boude pas notre plaisir et surtout pour mon mari la fierté d’enfin s’en sortir.

Ce travail, c’est du 3*8. Tu la vois l’embrouille ? Les horaires sont faciles à retenir. Une fois tu fais midi 20h Une fois 20h 4h et une fois 4h midi. Ces horaires sont difficiles. Ils demandent une vie en décalé, des phases de repos pendant la journée.

En bref, cela va me demander de gérer tous le quotidien. De gérer les nuits et les jours. De gérer les week end. De gérer le quotidien, les rendez vous de Gabriel. De gérer les maladies. De gérer les plannings de 3 enfants. De gérer les vacances seule. En sachant que bientôt je n’aurai plus d’AVS au titre du handicap de Gabriel. Et que je vais devoir recommencer à gérer la maison.

Cette fois ci, je doute de pouvoir tout assumer avec en plus mon activité professionnelle. Je sais que beaucoup le font et réussissent. Mais le savoir ne m’aide pas vraiment. J’arrive à un âge où la fatigue se fait plus vite sentir. Où le manque de sommeil marque plus vite, plus fort. J’arrive à un moment de ma vie où j’ai envie de sérénité. De plus de facilité aussi. Pas de plus de combats.

Mon activité professionnelle demande beaucoup d’investissement. Beaucoup de temps. Beaucoup d’énergie. Et je m’interroge vraiment sur ma capacité à pouvoir tout faire. Alors que faire ?

Je vais continuer pour le moment. Parce que j’y tiens à cette activité. J’aime ça. Mais si vous avez des idées, des suggestions, n’hésitez pas à m’en parler. Parce que pour l’instant je suis pleine de doutes.


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L’instant – 2014

Oui encore. Parce que l’année 2014 sera l’année de tous les possibles.

Parce qu’on ne guérira pas Gabriel mais on mettra les bons mots sur ce dont il souffre. Et qu’on pourra l’aider. Et qu’il ira de mieux en mieux.

Parce que Jade est géniale. C’est un vrai bonheur de l’avoir à la maison en ce moment. Elle parle, se confie, rit. Elle semble avoir trouvé un nouvel équilibre. Je crois qu’elle n’ose pas me le dire, mais elle partira à la fin de l’année. Et c’est comme ça. Tous les parents doivent accepter l’envol de leur enfant. Je le ferai un peu plus tôt. Et un au revoir n’est jamais un adieu.

Parce qu’Aïnhoa grandit, qu’elle embellit de jour en jour. Que je prends de plus en plus le temps de l’écouter, de la câliner. Parce qu’elle comprend tant de choses sans les dire. Qu’elle exprime tant de choses sans les dire non plus d’ailleurs.

Parce que Sasha me réconcilie avec mon autre fils. Parce qu’il m’offre tant de sourires, de tendresse, de câlins, de tirage de cheveux. Parce que l’avoir à table est un régal pour les yeux tant il croque dans ses brocolis comme dans la vie.

Parce qu’avec Laurent, nous venons de passer le cap des 6 semaines sans disputes. Que ce n’était jamais arrivé. Que les rires et la sérénité remplacent de plus en plus la colère et les disputes. Et que toute la maison résonne de rire, de plaisanteries. Et que c’est bon.

Parce que j’ai décidé de me lancer vraiment. Jusqu’à présent, je pratiquais ma petite activité créatrice, pas en dilettante, en tout cas pas complètement à fond. C’est fini. Je vais m’investir autant que les gastros, nuits sans sommeil de mes enfants m’en laisseront la possibilité. Vous pouvez m’y aider. Sur le blog chiawaze.wordpress.com vous retrouverez mon actu, mes créations. Vous trouverez aussi le fameux bouton J’aime de Facebook. Il y a 91 fans de la page pour l’instant. Vous faites péter le score ? N’hésitez pas à partager, à en parler. C’est un projet qui me tient vraiment à coeur.

Que 2014 vous apporte autant de bonheur, d’espoir, de sérénité qu’elle semble me promettre.


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L’instant – Divorce, quand un couple devient un couple de parents

Le titre aurait pu être « Divorce, quand un couple idiot devient un couple de parents, un peu intelligents ».

Ce n’est un secret pour personne, moi et mon mari formons un couple idiot, passionné, querelleur. S’il ne s’était s’agit que de nous, les choses n’auraient sans doute jamais abouti à un tel résultat. Mais nos 4 enfants subissent au quotidien les disputes, les cris, les larmes.

Malgré bien des alertes, des départs, des mises en garde, nous n’avons jamais su faire autrement.

Le diagnostic de Gabriel le 23 septembre, un engagement pris par l’un et l’autre d’être serein pour lui, engagement rompu au bout de 5 jours, une colère anodine et d’un coup la décision qui s’impose. Celle qu’on pensait ne jamais prendre, celle qu’on pensait ne pas savoir prendre.

Mon mari et moi allons divorcer. Seule solution face à tant d’incompréhensions, de colères, de rancoeurs.

Depuis lundi, je retourne les solutions pratiques qui s’offrent à moi. Sans revenus, sans fiches de salaires, sans garant, bien difficile pour un propriétaire de louer à une femme seule avec 4 mômes. Je dormais peu, j’angoissais et souvent je me suis demandé si le jeu en valait la chandelle.

Aujourd’hui, j’avais rendez vous avec une avocate. Pour savoir si, déjà, elle prenait mon affaire (oui, car grâce à l’état français j’ai droit à l’aide juridictionnelle sauf que les avocats qui acceptent ces dossiers sont payés au lance pierre) et quelles étaient les solutions pour un divorce à l’amiable.

Et c’est grâce à elle que mon horizon bien bouché s’est éclairé.

La maison où nous habitons est une propriété de mon mari (pour faire court, en fait c’est plus complexe que ça, bref). Je lui ai proposé de me signer un bail comme une locataire classique. Je lui paye un loyer classique minoré par ses heures de présence. Et c’est là toute l’astuce pour minimiser l’impact de cette séparation pour les enfants. En effet, au lieu que les enfants fassent leurs sacs 1 week end sur 2 et la moitié des vacances scolaires pour partir voir leur père chez lui, ce sera moi qui ferai le mien et laisserai la maison à mon mari qui prendra le relais. Les enfants garderont ainsi leur chambre, leurs repères.

Il s’agit d’une solution qui en fait préserve un peu tout le monde. Mon mari garde son bien pour ses enfants, j’ai une solution d’hébergement pérenne et surtout, surtout les enfants ne déménagent pas. Nous nous adaptons à eux.

Mon mari a eu l’intelligence d’accepter. J’espère, qu’à l’avenir, nous continuerons dans cette voie. Cette solution me demande de laisser mon mari continuer de pénétrer dans mon intimité. Il s’agit, je trouve, d’un sacrifice bien minime pour nos enfants.

Donc, voilà. Nous allons divorcer par consentement mutuel. Je devrai retrouver ma liberté, ma sérénité d’ici la fin de l’année prochaine.

PS1 : En le voyant accepter cette proposition, j’ai eu un énorme pincement au coeur. Il fait preuve maintenant de la générosité dont il faisait preuve à l’époque où nous nous sommes rencontrés. Et mon coeur a fait boum.

PS2 : Famille chérie qui me lit, je refuse d’en parler. Inutile de m’appeler pour poser des questions, savoir si je vais bien. Non, je ne vais pas bien. Mais j’avance. Et je n’ai pas envie d’en parler.


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L’instant – Sur un petit air de Zaza

Zaza nous propose un petit rendez vous le lundi et comme aujourd’hui j’ai un peu de temps je décide de participer. Surtout qu’il s’agit de se présenter à la façon d’Amélie Poulain. Que personnellement je ne connais pas, puisque comme souvent, il s’agit d’un film que je n’ai pas vu.

Chiawaze aime… lire allongée, blottie au fond du lit qui sent bon le dehors. Conduire seule avec la musique très très fort. Boire un jus de citron sans sucre surtout. Que la main de mes enfants se glissent dans la mienne sans que nos regards se croisent. Leur 1er sourire du matin. Manger debout dans la cuisine les yeux dans le vague. Avoir des amis sur Twitter qui m’écoutent, me soutiennent. Boire une bière le soir sur ma terrasse en chuchotant pour ne pas réveiller les enfants. La plage l’hiver avec le soleil. Marcher dans les bois seule. Etre seule.

 

Chiawaze n’aime pas… qu’un de mes enfants soit malade et que je ne puisse pas le soulager. Etre obligée de prendre ma voiture pour aller chercher le pain. Mon nouveau corps d’après mes grossesses. Manger sucré/salé sauf le canard. Les jugements. Ne pas pouvoir inviter mes amis de Twitter à bruncher dans mon jardin tous les dimanches. Ne pas avoir d’amis IRL qui viennent bruncher chez moi le dimanche. Les yeux de mon Gabriel toujours si tristes. Etre loin de ma famille. Etre seule.

 


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L’instant – Paris

A partir du 22 mars a eu lieu le salon du livre. Il s’agit d’un rendez vous passionnant pour les libraires puisque l’occasion de rencontrer tous les éditeurs et leurs représentants sur un seul lieu et être informé des nouveautés à paraitre. Je suis libraire, même si je n’exerce plus, et ce moment est à mes yeux très précieux. Je n’y suis pas allée depuis bien 8 ans. Pour noël, mon mari m’a offert le billet.

C’est aussi pour moi l’occasion de rencontrer des amis virtuels twittesques qui me sont devenus chers.

Il m’a fallu régler tout d’abord un obstacle. Sasha n’étant pas sevré et prenant encore beaucoup, je ne pouvais le laisser derrière moi. Ni une ni deux, je l’emmène avec moi.

Je suis donc partie hier matin avec mon bonhomme, direction Paris. Dès le départ, ce fut très mal engagé. La personne qui devait m’emmener à la gare à décidé de s’accorder 20mn avant de venir. J’ai donc loupé un 1er train. J’ai cru voir mon week end s’enfuir. Fausse alerte, on se débrouille, j’ai moins de temps devant moi, mais je monte dans mon TGV direction Montparnasse.

A l’instant où j’écris, je suis chez moi. Nous aurions du rentrer demain matin.

Sauf que, sauf que…

Tout d’abord, Paris et son métro ne sont absolument pas kidfriendly. Sur les conseils de Twitter, je laisse ma poussette et prends mon écharpe pour mes déplacements. Sauf que Sasha porté, plus le sac  de voyage plein de sa bouffe, couches… plus le sac à langer, c’est sport. Très sport. Je ne suis pas encore dans le TGV, que je souffre déjà. L’arrivée à Paris est terrible. Du monde partout (oui, j’avais oublié), du monde indifférent (oui ça aussi j’avais oublié) et déjà la queue pour prendre mes tickets de métro. Et ce poids sur mes épaules. Sasha n’est pas coopératif du tout. Il en a marre, il a chaud.

Nous avons rendez vous à Saint Michel avec Oceanellys et Obiwanseb. A Odéon, je prends la sortie sans escalator, mes hanches craquent. Je me dépêche, je suis en retard. Je suis pivoine, je ne suis pas au top moi qui voulait être à mon avantage. Oceanellys m’envoie un texto, elle m’attend au RER. Je vois une grande blonde de dos. Je sais que c’est elle. Et l’aspect physique passe au second plan. On s’est connu autrement et il n’y a pas de jugement. Mais je sais que je suis une énorme boule rouge luisante de sueur. Obiwanseb nous rejoint. Nous allons passer  un excellent moment ensemble mais bien trop court.

Et déjà, il est l’heure de repartir. Je remet Sasha dans son écharpe, je reprend mes sacs. Je dois rejoindre la chambre d’hôte que j’ai réservé. Je n’en peux plus. J’ai encore 20mn de marche après le métro. Mon corps pleure.

J’arrive. Enfin, je vais pouvoir me poser. Sauf que je découvre que dans cette chambre d’hôte, la salle de bains est commune. Je me  liquéfie. Ma serviette, c’est laquelle au milieu des autres ? Les toilettes, communes aussi. Glurp. C’était pas précisé dans le descriptif.

Je sors manger un bout avec Sasha, de nouveau dans l’écharpe. Tout mon corps grince. Je reviens à la chambre pour me coucher. Il est 21h, je suis épuisée. Sauf que le matelas est vieux. Très vieux. Je sens les larmes qui pointent. La maison est très vieille, j’entends tous les bruits. Je vais mettre un temps infini à m’endormir. Et Sasha ne dort pas bien. Il va se réveiller au moins 8 fois. Je suis épuisée.

Le lendemain matin, ce matin donc, le fils de famille va aux toilettes, pisse et s’en va. Oui, il ne tire pas la chasse d’eau. Je sature. J’ai d’énormes difficultés à être dans un endroit qui n’est pas ma maison. Je ne peux poser mes pieds nus à un endroit que je ne connais pas. Alors partager des toilette avec un ado peu soigneux…

Je me met en route pour le salon du livre. Je redis à mon mari que je n’en peux plus. J’arrive au tram. Il est blindé. Je ne peux pas monter dedans.

STOP. STOP. STOP.

C’en est trop. Je n’ai aucun plaisir à être là. Ce ne sont que contraintes et efforts. Je fonce à la chambre. Je récupère mes affaires. Je dis juste aux propriétaires que je dois rentrer. Je fonce à la gare. Je rentre chez moi.

Ce séjour m’a inspiré plein de remarques positives.

La prochaine fois que je remonte à Paris seule, c’est sans enfants. C’est ingérable physiquement, surtout aussi petit. Et je n’en profite pas.

Je ne suis pas allée au salon du livre. Oui. Et ? J’adore cet endroit mais est ce si grave ? Je suis plus déçue de ne pas avoir vu Voilapapa LN78990 ou Valparaiso que de ne pas avoir baigné dans la grande messe livresque. Je vis sans lui depuis longtemps. J’irais une prochaine fois. Ou pas. L’important, ce sont les gens que j’ai vu. Et je ne suis plus libraire. Juste une grande passionnée du livre qui peut très bien aller un après midi à Cultura choisir ses romans, voir les commander. Sauf que j’irais plus souvent. J’ai mis un enjeu énorme sur ce salon du livre. Là où il n’y en avait pas. L’essentiel est ailleurs désormais.

Je suis en sur poids. Entre mon poids de base, Sasha, mes sacs, j’ai dû déplacer près de 100Kg. Et non, je ne peux pas continuer ainsi à me négliger. Je vais contacter une nutritionniste du GROS afin d’enfin perdre ce poids qui m’empêche de bouger. Au sens propre comme au sens figuré. Je suis opposée aux régimes donc le GROS est la solution la plus adaptée pour moi.

Je me reprends en main. Ce séjour éclair et avorté m’a montré que je devais avancer. J’avais déjà un peu commencé et je vais continuer. Physiquement, je suis éreintée, j’ai mal partout. Mais je suis requinquée moralement.

Et en fait, l’essentiel est là. J’ai adoré ce séjour.