instantdeparents

Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


1 commentaire

L’instant -Le début d’une collection et le début des mercis

Il y a 3 mois, j’ai lancé une campagne de crowfunding dont le but était de financer l’achat d’une machine qui me permettrait d’automatiser une partie de mon processus de création.

Cela fait 2 ans que je crée entièrement à la main. Que je plie mes origami, que je roule mes papiers en quilling et que je découpe. Si le pliage et le roulage ne peuvent être fait par une machine en revanche une machine peut découper. Et j’avais besoin de pouvoir créer de petits objets rapidement et que du coup je pourrai vendre à un prix nettement inférieur à mes créations entièrement faites à la main.

La campagne a réussit. J’ai peu relayé, mal à l’aise malgré tout, mais grâce à vous la somme de départ a été réunie. Et une semaine plus tard, je faisais 150km aller retour pour aller chercher cette petite merveille qui trône désormais dans mon bureau. Une petite formation sur place, et je rentrais avec mille idées en tête et beaucoup d’impatience.

Il m’a fallu tout d’abord maîtriser les subtilités de la machine. Parce que si elle peut sembler simple, une fois face à elle, il y a vraiment beaucoup de choses à savoir avant de se lancer. Mais j’avais un objectif à atteindre rapidement.

En effet, les contributeurs de ma campagne peuvent recevoir une compensation s’ils le désirent. Et je voulais pouvoir envoyer les contributions rapidement.

Les 5 premiers ont choisi une carte mandala réalisée à l’aide de la machine. Et je suis heureuse de vous présenter les 5 premiers exemplaires de ma nouvelle collection papeterie. Il s’agit des cartes destinées à mes contributrices.

 

Vous allez pouvoir les retrouver sur mes différentes boutiques (Chiawaze ALM ou Etsy). Vous pouvez aussi me contacter directement par mail christelle341@yahoo.fr ou sur les réseaux sociaux (Facebook Twitter y compris Instagram).

Je profite de ce billet pour remercier celles, sans qui, entre autres, rien n’aurait commencé. Il s’agit de Marina, Clémence, Christie, Marjorie et Amandine. Merci de votre soutien, celui ci et tous les autres puisque vous êtes là au quotidien à mes côtés.

Publicités


4 Commentaires

L’instant – La mauvaise surprise

Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu admirer une superbe photo ce matin prise à contre jour où j’expliquais que je sortais de chez Ikéa.

Et ce soir, je vous explique ce que je fais dans ce magasin (où en général je ne passe que 20mn caisse comprise) de la tentation.

Tous mes tableaux sont systématiquement vendus encadrés. Je trouve que cela donne un aspect fini à mes créations. En revanche, je ne suis pas encadreur. Il s’agit d’un métier à part entière et je n’ai ni la formation ni la patience pour me lancer dans dans l’encadrement fait main.

D’autre part, je tente de maintenir un prix attractif pour chacune de mes créations. Je passe beaucoup d’heures sur chaque tableau. Et ces heures ont un coût. Il faut y rajouter les charges. Celles que vous connaissez (RSI mon amour) et celles que vous connaissez moins comme l’assurance professionnelle, une taxe appelée CFE, le matériel, les salons…

Bref, si je veux rester à un prix relativement abordable je n’investis pas dans les encadrements. Je me fournis chez Ikéa qui a une offre sans égale avec des prix hyper compétitifs. Aujourd’hui, je suis allée me ravitailler. J’ai fait une razzia,  ravie d’imaginer mes futures créations dans ces cadres plus ou moins travaillés.

Sauf que…. Sauf qu’en arrivant à la maison, j’ai réalisé que mon cadre fétiche, que j’utilise pour beaucoup de mes tableaux, a terriblement baissé en qualité. Sans que son prix n’ait été revu à la baisse. L’encadrement en lui même est resté identique. Enfin il me semble plus léger mais c’est peut être moi qui me fais des idées. En revanche le dos est désormais en carton fin. Très fin.Un espèce de carton ondulé de mauvaise qualité.

Depuis ce matin, je réfléchis aux solutions qui s’offrent à moi pour pouvoir changer ça. Sauf que je dois choisir entre augmenter mes prix de façon très significative pour payer un encadreur, vendre mes créations sans encadrement (ce qui impossible pour les papercuts) ou bien continuer comme actuellement.

Et j’ai décidé de continuer à encadrer mes créations avec les cadres Ikéa. Je peux ainsi continuer à offrir des prix raisonnables. Et si vous le désirez, je pourrai faire faire un encadrement par un professionnel et vous facturerai le surcoût sans marge.

Comme à mon habitude, je joue cartes sur table. Je crois que je ne sais pas faire autrement.

Et vous ? Vous en pensez quoi ?


11 Commentaires

L’instant – Cette résolution

Dans un précédent billet, j’exposais mes différentes résolutions pour l’année 2016. La première d’entre elles était de lever le pied sur mon travail. Il est temps de te raconter en détail ce que j’ai décidé, ou tout du moins ce que je voudrais.

J’ai passé l’année dernière à travailler d’arrache pied quasiment 7 jours sur 7 et ce les 365 jours de l’année. Je n’ai eu aucun temps de repos, aucun loisir. Je me suis occupée de mes enfants. Oui bien sûr ! Leurs besoins fondamentaux de nourriture, sommeil, soins ont été satisfaits. Pour ce qui est de leurs besoins de câlins, de jeux, de partages en revanche, les choses ont été beaucoup plus compliquées pour eux. Toujours fatiguée, toujours sur un nouveau projet j’ai été très peu disponible pour eux. D’ailleurs à la question « Où est maman ? » la réponse est désormais « Dans son bureau » sans même qu’ils réfléchissent.

Si tous les mois j’ai rentré un peu de sou, le résultat financier n’a pas du tout été à la hauteur de l’engagement, du temps, de l’énergie. Alors j’ai décidé que 2016 ne devait pas, ne pouvait pas commencer de cette façon. J’ai usé mon envie, mes forces et surtout je suis passée à côté de mes enfants. Sur le coup, je me suis dit que j’allais juste me contenter de limiter mon temps de travail aux moments où mes enfants sont absents de la maison. Et puis j’ai pris un nouvel engagement. Qui va me prendre du temps. Et puis de nouvelles idées sont venues. Avec l’envie de les mettre en oeuvre.

Sauf que cette fois ci, le découragement s’en est mêlé. Pourquoi faire ? Encore du temps pour espérer vivre de ma passion ? Et au final quoi ? De espoirs déçus, des enfants qui grandissent à côté de moi et je ne peux même pas compenser par des cadeaux. J’ai bien conscience que ça ne compense rien et surtout pas l’absence. Mais en fait il n’y a même pas ça.

Hier soir j’ai renouvelé mon hébergement pour le site de chiawaze. J’ai décidé de me consacrer principalement à la vente sur internet. Via le site, la boutique Alittlemarket et Etsy. Je donne un an à mon activité pour prendre son essor. Et désormais elle ne doit plus me  coûter un sou. Parce qu’actuellement, j’en suis au stade où je pioche sur mon compte perso pour payer certaines charges. Et non, ce n’est pas acceptable. Si je paye quelque chose, je dois rentrer dans mes frais, payer les charges de fonctionnement et en retirer un minimum de bénéfices.

Tous les 3 mois, je vais faire un bilan de chaque poste de mon activité. Internet, boutiques de créateurs, créations personnalisées, ateliers d’origami. Et si un de ces postes ne remplit pas les conditions, il sera éliminé. Pour ne garder que ce qui est rentable.

Et donc peut être pour ne rien garder. A la fin 2016, je redeviendrai mère au foyer s’il le faut.

Parce que je suis usée. Et profondément découragée.

PS : En ce qui concerne les créations personnalisées, je les limite à une par mois. Parce que ça prend du temps. Et je te rappelle que le temps c’est de l’argent. Alors si tu as envie que je crée pour toi, je te rappelle que ces créations ont un coût. Un coût certain même. Alors avant de me demander de travailler sur un projet, vérifie que tu n’auras pas une « fin de mois difficile », « des dépenses imprévues » qui viennent contrarier ton envie le jour où tu reçois mon devis. Pour être très claire, il faut compter en général au minimum 70€ pour une création. Je n’ai pas le sentiment d’être excessive vu le temps et le travail. Par contre, j’ai tout à fait conscience que ce soit une somme. Alors ne t’engage pas si pour toi cette somme est trop élevée.


8 Commentaires

L’instant – Amitié créative

S’il y a une chose à laquelle on ne pense pas en se lançant dans la création, c’est la solitude. On ne pense pas non plus aux doutes qui ne vont plus nous quitter. Qui vont nous miner. Et quand vous mettez les 2 ensembles, le mélange est assez détonnant.

En tout cas pour moi. Avant de me lancer dans l’aventure Chiawaze, j’étais quelqu’un de solitaire. Et si je doutais, c’était toujours peu de temps et pas au point de me rendre malade. Désormais, je passe mon temps à demander à mes enfants si c’est joli, à mon mari s’il reconnaît le motif. Chaque commentaire sur mes photos est une joie immense (et souvent démesurée). Parce que je doute. Et puis je crée de chez moi. Dans une pièce qui m’est dédiée. Accompagnée de musique (la Callas on a rien fait de mieux) ou d’une série que je regarde d’un oeil. Mais seule. Je parle à voix haute seule. Je peste seule.

Et ces derniers temps, j’ai commencé à cogiter sur mon avenir. Je me suis chronométrée pour connaître mon temps de travail réel. Et j’ai commencé à douter. A douter de l’intérêt à m’investir dans cette activité qui n’est pas rentable. Qui me bouffe complétement.

Hier, j’étais au bord de la fermeture. Et puis j’ai eu une amie au téléphone. Cette amie, je vous la présente. Parce qu’elle est créatrice aussi. Et qu’elle traverse les mêmes doutes que moi. Il s’agit de Sandrine. Le côté pile du duo de Ribamb’elles. Il y a aussi Sandra dans cette jolie aventure.

Hier soir, Sandrine a pris le temps de m’écouter. De me donner des pistes pour évoluer. De me faire voir les choses autrement. De me montrer la patience. De me montrer que je devais être plus calme, plus posé, plus raisonnable.

Sandrine m’a aussi montré que comme moi, elle traversait des moments difficiles de créateurs. Que c’est compliqué de s’exposer aux regards et jugements des autres. Que parfois, il faut savoir dire non. Ou dire oui, oser, saisir les trains qui passent. Mais peut être pas tous.

Merci Sandrine de ce temps (1h27 quand même !). De cette écoute. Et j’invite tous ceux qui ne connaissent pas encore votre travail à le découvrir. Je n’ai plus de bébés mais j’aurais adoré un de vos magnifiques tours de lit pour mon bébé chou.

L’amitié créative c’est ça. De l’amitié pure, sans attente, juste de l’écoute. Et qui comprend merveilleusement bien ce que l’on ressent.


14 Commentaires

L’instant – Au salon baby 2015

Les 13 14 et 15 mars, j’étais à Paris pour présenter mon univers enfant lors de cet évènement de la puériculture. C’est grâce à Laurianne que j’avais eu mon ticket d’entrée et j’étais ravie de me confronter au public. Bon, d’accord, ravie n’est peut être pas le mot. Tétanisée, stressée, angoissée, liquéfiée. Ravie mais tout ça aussi.

Bref. Aujourd’hui, je reviens sur cet évènement pour vous raconter comment ça s’est passé.

Si on exclut une organisation défaillante, qui ne respecte pas les créateurs ni son propre règlement, ce salon fut un vrai bonheur.

Tout d’abord parce que j’ai rencontré des professionnels intéressés par mon travail, qui m’ont fait des propositions. Une journaliste m’a demandé des visuels pour un éventuel article. Rien de sûr mais déjà c’est ultra positif.

Et puis le public s’est montré enthousiaste. Ils ont à chaque fois pris le temps de m’écouter leur parler de mes créations. Grâce à l’Ipad de Sandrine (j’en profite pour la remercier ici. Sans elle, je n’avais que mon book magistralement foiré par Monalbumphoto, que je ne recommande donc pas du tout), j’ai pu présenter mes photos à chaque visiteur. Et je crois qu’ils ont aimé ce qu’ils y ont vu.

Enfin, il y a les rencontres extraordinaires avec les autres créatrices. Des rires, des échanges, de la complicité, du soutien, des renseignements, de l’enthousiasme. Pour ces moments là, si précieux les jours de doute quand on est seul dans son atelier, je resignerai demain. Je vous met une liste de ces créatrices ici avec leurs lien pour découvrir leurs univers. Mais vous les retrouverez ici très vite car je leur consacrerai un billet chacune.

  1. Sandrine et Sandra la paire complice de Ribambelles. Du sourire, de l’enthousiasme à en revendre.
  2. Ludivine de Mam’an Forme. Une énergie à tout péter.
  3. Alexandra de Sacha rêve. Toujours souriante et un humour décalé qui me convient parfaitement.
  4. Laura de Récits de Mamans. Sa douceur, sa gentillesse m’ont rendu le salon si doux.
  5. Camille de Petits pas et petits mots. Un sourire vissé aux lèvres et à chaque instant l’envie.
  6. Elodie de Délo Anak. Toute en discrétion mais bien présente et si gentille.

N’hésitez pas à aller liker leurs pages. Ca fait toujours très plaisir.

Edit : Et voici une conséquence encore très positive de ce salon. Je vous présente Aurélia du blog Famille Nombreuse Famille Heureuse qui consacre un billet aujourd’hui à ma boutique et mon univers. Et je suis juste fière ! Merci Aurélia.


8 Commentaires

L’instant – Une très belle nouvelle

Comme je l’annonçais il y a quelques minutes sur mon autre blog, pour la 1ère fois, des billets forts semblables vont être publiés sur mes 2 blogs.

Pour un projet qui me tient à coeur. Vous le savez, en raison de l’état de santé de Gabriel, il m’est difficile de reprendre une activité  professionnelle de façon classique. J’ai donc créé mon emploi.

Et puis les choses prennent de l’ampleur. Ca fonctionne. Ca prend. Ce que je fais plaît.

Jusqu’à présent, je vendais mes créations via la plate forme Alittlemarket. Je vendais aussi via les réseaux sociaux.

Mais une proposition inattendue de Laurianne a bousculé les choses. Beaucoup le savent déjà, je serai présente ce week end au salon baby de Paris au stand jeunes créateurs.

Et ce salon a donné un grand coup de boost à mes projets.

Et aujourd’hui, j’ai la joie de vous annoncer la naissance de mon 5ème bébé. Mon site de vente http://www.chiawaze.com prendra vie demain à 10h.

Il est pour l’instant encore incomplet. Le temps fut court pour le monter, l’alimenter. J’en profite pour remercier Christie (@panperdue pour les twittos) qui a fait toute l’architecture, tous les modules. Bref, si ce site tourne, c’est grâce à elle.

Je compte sur vous. Pour aller y jeter un coup d’oeil. Ou deux. Pour regarder. Aimer. Me dire ce que vous aimez. Ce que vous aimeriez voir. Ce qui vous déçoit.

Et puis je compte sur vous pour diffuser, partager, communiquer.

Ce site est vraiment extrêmement précieux à mes yeux. Je veux le voir grandir, prospérer, se faire connaître. je met beaucoup de moi dans mes créations. J’ai mis encore beaucoup dans cette nouvelle étape.

Edit : Ca y est, il est chaud, il est prêt, il est ouvert.


6 Commentaires

L’instant – Le doute m’habite

J’ai toujours adoré cette expression. J’en profite donc pour la caser dans un de mes titres. Malgré tout, il est exact que le doute m’habite.

Depuis le début des vacances scolaires, je pense que je dois travailler en moyenne 10/12h par semaine. Je devais profiter de ces congés pour préparer la rentrée, faire du stock, avancer sur mes projets, dessins perso.

Résultat, je passe mon temps à faire du ménage, à gérer des enfants perpétuellement en train de geindre et de se plaindre. Je passe mon temps à devoir remonter les moral défaillants des uns et des autres, surtout ceux des enfants d’ailleurs. Je dois aller faire les courses, nourrir, laver tout ce petit monde qui est sale en moins d’une heure. Je dois faire des courriers, courir à des rendez vous médicaux, penser à trop de choses à faire.

Bref, je n’avance pas.

Et puis la semaine dernière, j’ai eu l’idée géniale de télécharger un logiciel de compta. Parce que faire les choses comme ça, à la petite semaine, ça pouvais pas durer. Parce que les achats de la société que je fais avec la carte bleue personnelle ça pouvait plus durer.

Bien mal m’en a pris. J’ai réalisé que loin d’être rentable, j’étais même proche du point 0 sur les 7 derniers mois. Que je travaille pour vous (bon tant mieux hein), pour les impôts, les fournisseurs. Parlons peu mais parlons bien, je me suis payée environ 200€ depuis janvier.

Tout ça pour passer mon temps à courir, à être crevée en permanence, à pas voir mes enfants, à pas voir mon mari. Tout ça pour 200€ !

Alors nécessairement, le doute m’habite. Hors temps de vacances, je travaille en moyenne15/ 20h par semaine. Ah bah oui, entre les rendez vous médicaux (oui toujours eux), les accompagner à l’école, aller les chercher le midi, les ramener, et retourner le soir, le ménage, les repas. Je pense que je fais plus de km à l’année qu’un VRP.

Tout ça dans les cris, l’énervement, le stress le plus complet. Je comptais sur la rentrée de septembre pour pouvoir souffler. Et je dois bien le dire sur la crèche à qui je comptais refiler ma glue à temps plein. Sauf que je sais depuis ce matin que ça va pas être envisageable. Je vais garder mes 2 jours de crèche plus un mercredi sur deux. Peut être tous les mercredis mais c’est très loin d’être sur.

Donc le doute m’habite mais ça va pas durer longtemps. Parce que je suis une femme de décision. Et soit je me contente de travailler pour gagner pas grand chose mais c’est toujours mieux que 0 (50€ par mois qui dit mieux ?). Soit j’arrête tout, je fais des crêpes sans me stresser et je profite de mes enfants.

Votre avis ? Des solutions ? (On évite l’idée de nounous hein ! Ici elles sont nulles pour la plupart et hors de prix. Pour 50€ par mois, ça vaut pas le coup)