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Parce qu'être parents n'est pas simple, une parenthèse un instant…


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L’instant – De la difficulté d’être enseignant

Mon titre n’est absolument pas une provocation. Il y a comme ça un certain nombre de métiers qui me semblent particulièrement difficile. Celui d’enseignant en fait partie. Supporter 6h par jour, 30 gamins bruyants, répéter sans cesse les mêmes consignes, gérer les caractères, bagarres pour moi c’est juste un sacerdoce. Si on rajoute supporter les parents qui au mieux sont persuadés d’avoir mis au monde Einstein, au pire se fiche éperdument de leur progéniture je dis chapeau.

Mais comme dans tous paysage idyllique, il y a les moutons noirs. Et alors cette année, je crois que j’ai tiré la queue du Mickey. Si on excepte la maîtresse de ma fille, mes 2 garçons sont franchement pas aidés. Sasha étant en moyenne section, le mal est limité. Mais tu auras donc compris que je vais te parler de l’enseignante de mon fils.

Pour rappel, Gabriel est TDA/TSA. Le TDA est devenu un peu le cadet de nos soucis. En revanche, son autisme devient vraiment difficile à gérer. L’école est bien sûr au courant et ce depuis la pose des diagnostics. Les enseignants choisissent les élèves qui seront dans leur classe.

Donc bordel de merde, quand tu prends un enfant dont on te signale le handicap, la nécessité d’avoir une AVS, tu assumes ! Tu te doutes bien dans ta petite cervelle qu’il va te falloir une pédagogie un poil adaptée à ce gamin. Que les parents vont te solliciter un petit peu plus !

Devine quoi ? Et bien oui ! Cette année n’était pas assez merdique, le combat n’est pas assez difficile, il a fallu que l’on tombe sur l’enseignante pétrie de certitudes, qui visiblement n’a pas envie de se remettre en question, et qui, cerise sur le gâteau, refuse désormais de me recevoir ! Bordel !

Dire que je suis en colère, ce n’est rien de le dire. Pour elle, il a de bons résultats donc rien à dire. En revanche, que Gabriel la déteste au point de refuser d’aller à l’école tous les matins, tant pis. Bah oui, c’est juste mon combat. Qu’elle lui donne une punition alors qu’il a parfaitement réussi son évaluation, ce doit être normal et je ne dois rien dire. Mon fils est censé avoir une AVS 10h et ne l’a que 7h30, il n’y a rien à dire n’est ce pas ?

Alors, voilà. Je suis en colère. Elle le sait vu comment j’ai claqué la porte après qu’elle m’ait refusé ce rendez vous. J’attends de voir le mot que, paraît il, elle m’a mis dans le carnet. Carnet qui est bien sûr resté en classe. Parce que Gabriel ne peut pas réclamer quelque chose que l’on a sorti de son cartable. Mais le solliciter pour faire comme les autres, c’est normal. Qu’il se moule dans la case, c’est normal. Que j’exige des aménagements, une compréhension, ça c’est juste être une emmerdeuse.

Alors une fois que j’aurai lu son petit mot m’expliquant qu’elle elle n’a rien à me dire, j’irais la voir. Devant l’ensemble des parents, de ses collègues. Je demanderai la présence de la directrice. Je ne modererai pas le son de ma voix. Je ne poserai pas un sourire de façade sur mes lèvres. Je manquerai de diplomatie. Je lui dirai ce que moi j’ai à dire. Sans l’ecouter vu qu’elle elle n’a rien à me dire. A la prochaine réunion d’équipe éducative, je lui dirai que Gabriel refuse de l’avoir ne serait ce qu’une heure l’année prochaine (elle fait les cours d’anglais à certains CM2).

En bref, s’il y a une majorité d’enseignants compétents, ouverts, disponibles, il y a aussi une minorité obtuse, têtue, stupide. Oui stupide. Stupide à en faire mal à un enfant. Stupide à croire être capable de mais en fait juste capable de pas grand chose. Stupide au point que je finis par en détester l’école. 

Et si Gabriel développe une phobie scolaire dès le CM1, je sais à qui j’irais dire merci.

PS : J’ai écrit ce billet sur mon téléphone Je vous demande votre indulgence pour les fautes Et le manque d’élan En vrai je suis super en colère 

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L’instant – Quand l’éducation nationale merde

Titre accrocheur s’il en est. Et qui enfonce bien des portes ouvertes. Parce qu’il faut bien le dire, en règle générale, cette vénérable, et de plus en plus incompétente, institution a tendance à aller contre toute logique.

Je ne parlerai pas aujourd’hui de rythmes scolaires, de remplacements. Non histoire de varier les plaisirs, je vais parler de Gabriel.

Mon fils est scolarisé en CE1 depuis la rentrée. « Grâce » à sa maitresse de CP, il a été séparé de tous ses copains, il est dans une classe où est scolarisée une enfant lourdement handicapée (alors qu’elle savait très bien qu’il y avait une demande d’AVS en cours).

Début octobre, la MDPH a rendu un avis partiellement favorable à nos demandes. Elle a accordé à Gabriel une AVS mutualisée. Mutualisée signifie que c’est l’école qui définit les horaires pour l’enfant. Si vous tombez sur une école qui n’en a rien à faire du bien être de votre enfant, vous pleurez. Ce n’est pas notre cas. Nous avons la chance que notre école soit relativement ouverte, surtout à la parole du parent. Et comme je fais partie des parents d’élèves, le directeur me connaît bien et nous pouvons parler ouvertement. Du coup, je lui ai expliqué que s’il n’accordait pas 10h à mon fils par semaine, je ferai appel de la décision de la MDPH.

Ce directeur, à l’ancienne, tout sévère qu’il soit, s’est débrouillé, a décidé de donner à Gabriel ces 10h dont il a besoin.

Et comme nous avons malgré tout un peu de chance, cette AVS  nous l’avions déjà. Oui, déjà en poste, formée, compétente (sachez que ce dernier point n’est pas acquis) et cerise sur la forêt noire, attendant notre fils. Et si tu rajoutes la chantilly, sache que cette AVS nous la connaissons, que nous sommes amies, que Gabriel la connaît bien et avec le kirsch il lui fait confiance.

Depuis, dans notre océan de difficulté, l’école est devenue un moment qui roule. Grâce à Laetitia, Gabriel fait d’énormes progrès. Il avance, prend confiance, apprend, réussit. Et ceci en toute autonomie car si elle l’accompagne, elle ne fait pas à sa place et surtout elle le laisse faire des erreurs.

Laetitia n’a pas le droit de parler de son travail avec nous. Nous le respectons. Bon, en fait, nous parlons très souvent ensemble de Gabriel.

Aujourd’hui, à la sortie de l’école, Laetitia m’a appris la dernière imbecillité de l’inspection d’académie. Dans le collège du village d’à côté, il y a une AVS qui ne fait que 10h sur les 20 de son contrat. Et bien comme l’inspection n’est pas capable de faire son boulot correctement, a décidé de retirer son AVS à Gabriel pour la remplacer par celle ci.

Au bout de 2 mois d’une relation qui s’est construite, d’une confiance qui s’installe, d’un travail efficace, l’inspection d’académie a décidé de tout mettre par terre. Je ne suis pas censée être au courant, le directeur de l’école a pris le relais pour tenter d’annuler cette décision arbitraire.

Mais autant vous dire que ça démange d’aller faire un tour chez ces gens qui travaillent avec si peu d’humanité, de compétence, d’empathie. Sous le prétexte qu’ils ont une AVS de trop (comment est ce possible quand on connaît le nombre d’enfants en difficulté ?), vont foutre par terre tout ça.

De façon officielle, je ne suis pas au courant. Je n’interviens donc pas. Mais comment peut on saboter ainsi le travail d’une enseignante, d’une AVS avec autant de facilité ? Comment peut on niveler ainsi par le bas, par le plus bas, le niveau de nos enfants. Mon enfant est intelligent. Bien accompagné, il peut réussir une scolarité normale. Et n’importe laquelle. Il pourra être coiffeur, machiniste, enseignant, médecin, ramasseur de feuilles. Mais à condition que cette imbécile d’institution ne lui mette pas des bâtons dans les roues.

Mais que quelqu’un m’explique une bonne fois pour toute pourquoi, en France, le but de nos élites, fonctionnaires, dirigeants, décideurs, est de nous rendre mauvais, minables ? A quoi rime ce nivellement par le bas ?

En attendant, refusant la fatalité, je me prépare à un nouveau combat. Parce que Gabriel, comme tous les enfants mérite ce combat. Mais j’aimerais bien qu’on me simplifie la tâche.

PS : Je ne suis pas présente sur ce blog depuis la rentrée. Mon travail, les aléas de la vie, Gabriel et ses prises en charge, ma santé de plus en plus défaillante, rendent les choses compliquées. Je reviendrai. De temps en temps. En espérant plus régulièrement un jour.


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L’instant – Je teste pour vous #2

Et de nouveau un test pour ceux qui comme moi ont un ou des enfants qui feront une rentrée en septembre.

Cette fois ci j’ai testé les fournitures scolaires. Comme je déteste faire les courses, en particulier avec les 4 greffés au chariot, j’ai innové en faisant mes courses sur le site rentréediscount.com

J’ai un enfant qui rentre au CP et l’autre en 4ème. Ma grande avait déjà son cartable et elle achètera une nouvelle trousse et son agenda avec son père. Mon presque grand a déjà son cartable choisi en magasin et à mon grand désespoir il s’agit d’une licence.

Bref. Ce site est franchement pas mal. Les onglets permettent de retrouver les différents articles. Les prix me semblent corrects puisqu’à eux deux j’en ai pour 80€. Et j’ai majoritairement de la marque. Parce que le 1er prix pour certains trucs, c’est pas la peine, il faut racheter plus souvent.

On passe au plus et moins

Le plus

  • Des prix raisonnables pour de la marque même si on peut sans doute trouver moins cher.
  • Un site facile d’utilisation.
  • Le choix complet.
  • Le délai de livraison raisonnable sans être extraordinaire. Il ne faut pas vouloir sa commande sous 48h mais sous 4/5 jours.
  • Les frais de port sont gratuits à partir de 59€ d’achat. Donc c’est valable uniquement pour la rentrée. En cours d’année autant aller au Auchan du coin.

Le moins

  • Le panier qui se remet à zéro si vous vous interrompez et que votre ordi se met en veille. Testé pour vous, j’étais quasiment à la fin quand il a fallu préparer le repas. A mon retour, adieu panier. Ca m’a fait rager un tantinet.
  • Le carton qui arrive éventré donc réserves sur le bon de livraison. Tout était intact et présent et ce sont les aléas du transport, mais je trouve que le transport fait partie du service donc pas trop contente.

Et pour conclure, l’énorme plus reste de ne pas m’être déplacée. Pour moi, c’est un luxe. En plus, je n’ai pas bataillé pour retirer le cahier avec le poney/personnage (ou ce que vous voulez) et « Non, tu n’as pas besoin d’un compas fluo dans le noir pour le CP ».

Partagez avec nous vos bons plans pour la rentrée.


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L’instant – 1 an d’école

Dernier jour d’école. L’heure de faire le bilan de mes écoliers.

Je vais donc  commencer par ma grande. Une année de 5ème pleine de tempêtes. Jade est tombée cette année dans la pire 5ème du collège. L’un des éléments très « perturbateurs » entrainait une bonne partie de la classe. Et Jade au début de l’année a eu bien du mal à choisir son camp. Mais son emploi du temps, son intelligence, son choix judicieux de nouvelles copines lui ont permis de faire une bonne année. Elle a même eu les encouragements au 2ème trimestre. Et c’était pas gagné. Elle passe en 4ème européenne. Avec les encouragements de nouveau. J’espère juste que cette fois ci, elle n’atterrira pas dans la pire classe. Sinon c’est une super gamine, ado mais pas trop. Surtout, elle grandit bien et belle. Je suis très fière de ma fille.

Ensuite Gabriel. Il avait de grosses difficultés à la rentrée. Manque d’autonomie, de confiance en lui, angoisse de séparation. Autant dire que j’appréhendais la rentrée. Et puis, au final, il m’a lâché la main, il n’a pas pleuré (une première, il a pleuré chaque jour en petite et moyenne section). On voyait qu’il n’était pas rassuré. Mais bon. La maîtresse fut très gentille même si elle plane à 5000. On a lancé des choses avec le CMPP. Il finit l’année avec un livret franchement pas mal. Il a gagné en assurance, en autonomie. Il reste très accro à sa tétine et ça reste le gros point noir dans son comportement. Mais il grandit et bien.

Aïnhoa. Elle a traversé cette année comme elle va traverser la vie j’ai l’impression. Insouciante mais sure d’elle et de ses choix. L’une de ses maitresses m’a confirmé qu’elle était adorable mais qu’on ne lui faisait pas faire ce qu’elle ne voulait pas. Son livret est à son image. Des A partout. L’école, avec elle, c’est simple, facile. Je n’ai pas parlé de son caractère à la maison hein !

Voilà, une année de finie. Une page qui se tourne pour Gabriel avec la fin de la petite école.

L’année prochaine, pour m’impliquer dans la vie scolaire de mes enfants, je me suis inscrite sur les listes FCPE de représentants de parents d’élèves. J’espère ainsi avoir des éclaircissements sur la façon dont la réforme mal ficelée va être mal appliquée dans mon village. J’espère aussi faire entendre ma voix auprès de ma mairie dont la priorité n’est clairement pas l’école et entasse les élèves dans des locaux vieillots et insuffisants. Nous serons en Gironde l’une des maternelles les plus grandes avec 9 classes. Dont 2 en préfabriquées. Et la fabrication d’un nouveau groupe scolaire est suspendue à des travaux qui auront lieu dans 4 ans. Bref, je m’implique pour pouvoir râler constructif.

 

Edit : J’ai commencé ce billet le dernier jour des vacances. Entre temps, le temps s’est envolé. Où, je ne sais pas. Si vous le trouvez, faites lui un signe pour moi, j’en manque cruellement.